HOLLANDE : LES LOURDS SABOTS DE L’IMPÉRIALISME. Nous avons voulu hier devancer la conférence de presse du chef de l’État pour pronostiquer ce qu’en serai le contenu en ce qui concerne la Syrie. Nous écrivions en conclusion de notre article ‘les revoilà avec leurs gros sabots » : « Voilà le fond de la question. Voilà les vrais motifs qui font à ces crocodiles verser des larmes sur le drame du petit Aylan. Ces grands humanistes ne pensent en vérité qu’à porter la guerre et le chaos qui frappent le Moyen-Orient, encore plus loin, encore plus fort, dussent-ils faire pour cela encore plus de victimes plus de destructions, engendrer un flot migratoire plus grand encore avec ses drames et ses horreurs inévitables.Et nous en prenons gage, la prochaine, imminente, intervention de François Hollande confirmera cette terrible analyse. » Vous avez pu constater, amis lecteurs, combien ce pronostic était pertinent. François Hollande en effet a annoncé « dès demain » c’est-à-dire aujourd’hui, des vols de reconnaissance de « LA SYRIE ». La Syrie, et non pas les seules zones contrôlées par l’EI (Daech). Des survols donc du territoire syrien, en violation des conventions internationales et de la souveraineté de l’État Syrien. La traque de Daech est clairement un prétexte à faire un pas supplémentaire dans le sens d’une intervention militaire directe contre le régime légal syrien. Ceux qui soulignent que le chef de l’État français, ne va pas aussi loin que le voudrais certains en engageant des troupes au sol, ni même aussi loin que les annonces de « frappes » qui avaient été faites, sont ceux qui s’efforcent de dissimuler la réalité. Hier la France était contre le survol de l’espace aérien de la Syrie, aujourd’hui elle est pour. Aujourd’hui elle n’envisage pas encore de frappes en Syrie, pourquoi ne le ferait-elle pas demain ? Au présent elle refuse d’engager des troupes au sol, pourquoi voudriez-vous que ce présent l’engage pour un avenir proche ? Ce qui est important c’est de décrypter la ligne de fond, le fil conducteur qui guide l’action de l’Élysée. Or François hollande en a livré le secret, qui n’est en vérité et depuis fort longtemps qu’un secret de polichinelle : « Le chef de l’État a rappelé que le départ du pouvoir de Bachar Al-Assad restait la seule solution à terme pour l’avenir de la Syrie, appelant à la constitution d’un « gouvernement d’union nationale, sans les terroristes ».(Le Monde) Vous serez édifié en apprenant ainsi que « la solution », selon François Hollande, ce n’est pas l’éradication de « Daech », mais bien celle du pouvoir légal Syrien, de Bachar El Assad, c’est-à-dire du régime du Parti BAAS. Si donc la solution c’est de chasser Bachar El Assad du pouvoir, cela situe bien le sens qu’il convient de donner à la décision récente de survol du territoire syrien. Celle précisément que nous avions annoncé quelques heures avant qu’elle ne soit officiellement connue. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Mardi 8 septembre 2015.
