MACRON : UN BOLIDE TÉLÉGUIDÉ Macron « dérape » ? Se fait « recadrer, Martine Aubry monte au créneau : « Macron Ras le bol ! » Ça parait dur ? C’est de la comédie. Pour faire croire à peu de frais que le Parti Socialiste reste le PS. « Qu’il s’occupe des affaires de son ministère » suggère-t-elle ? Cet homme de droite libérale, qui se prétend de gauche, « Social libéral » comme on le qualifie à présent, Qu’il « s’occupe donc de son ministère » pour appliquer la politique économique libérale dont il est partisan ? Si Martine Aubry en a vraiment ras le bol de Macron, si c’est Macron le problème et non le gouvernement Valls et son cours ouvertement libéral, si c’est Macron le problème et non le Président de la République prétendument de gauche, qui a nommé le Premier-ministre qui a accepté la nomination du ministre des finances, pourquoi ne réclame-t-elle pas sa démission ou son congédiement ? Non ! Martine Aubry s’accommode en vérité fort bien de la politique ultra libérale de l’équipe Hollande/Valls/Macron. Ce qu’elle reproche en vérité, si tant est qu’elle reproche véritablement quelque chose, ce sont les petites phrases de Macron qui rendent trop ouvertement compte de la réalité. Alors Martine Aubry n’est pas opposée à ce que Macron continue à sévir pour faire la politique économique financière et fiscale de droite libérale que lui ont commandé Hollande et Valls, elle voudrait seulement qu’il s’abstienne des petites phrases assassines qui dévoilent trop la réalité du PS et complique la tâche de ceux qui ont pour mission de faire croire qu’il est encore de « gauche ». L’emportement de Martine Aubry contre Manuel Macron ? De la « commedia dell’arte » vous dis-je. Les dérapages prétendus, « Commedia dell’arte » aussi. En vérité « du rentre dedans » orchestré et piloté à distance par l’Élysée et Matignon même. Vous avez remarqué ? Il balance une petite phrase sur les 35 heures, sur le statut des fonctionnaires ». Il ne devait pas on le blâme, ce n’est pas à l’ordre du jour. Pourtant tout aussitôt les machineries, politique et médiatique se mettent en branle, des sujets, des enquêtes, des débats déjà tout près, tout ficelés, sortent des tiroirs et des cartons où ils attendaient le signal de leur entrée en scène. Ce n’est pas à l’ordre du jour ? Ça le devient. C’est Macron qui dit l’ordre du jour du « débat » public. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Vendredi 26 septembre 2015.
