NETANYAHOU, UN « LE PEN » ISRAÉLIEN* Jean-Marie Le Pen c’est fait connaitre en France par ses déclarations tonitruantes et ses petites phrases assassines qui lui ont valu maintes fois d’être déféré devant les tribunaux « de notre sainte république laïque gardienne de « la vérité révélée » et de la mémoire publique. » Le premier ministre Israélien, Benjamin Netanyahou a semble-t-il décidé de jouer dans la même court. « S’exprimant devant le congrès sioniste mondial à Jérusalem, Netanyahu relate une rencontre survenue, selon lui, en novembre 1941 entre Haj Amin al-Husseini et le dictateur allemand. « Hitler ne souhaitait pas exterminer les juifs à cette époque, il souhaitait les expulser », souligne le Premier ministre israélien. « C’est alors que Haj Amin al-Husseini est allé à la rencontre d’Hitler et lui a dit : Si vous les expulsez, ils débarqueront tous ici (en Palestine). » À en croire Benjamin Netanyahu, le Führer lui aurait alors répondu : « Que devrais-je faire d’eux ? » Et le mufti de répondre : « Brûlez-les. » (Rapporte « LE POINT International »). Selon cet ignoble individu, âme damnée du peuple juif, le chancelier du 3ème Reich, prophète de « la race arienne » aurait donc obéit à l’injonction de « son ami sous-homme, arabe et musulman ». Si grand nombre d’historiens, publicistes et cinéastes, dans la veine « d’Apocalypse Hitler », ont grand tort de vouloir réduire la question de la deuxième guerre mondiale et de l’holocauste des juifs qui en fut un épisode, aux rêves impériaux et à « la folie supposée » d’Hitler, Benjamin Netanyahou lui, avec cette thèse, s’aventure sur les chemins fangeux du révisionnisme historique et de l’Islamophobie. Il se fait reprendre par plusieurs historiens juifs de renom, par Mahmoud Abbas (Tatayé) le Président de l’autorité Palestinienne bien sûr, mais aussi par le chef de l’opposition travailliste israélienne Isaac Herzog, et par Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel à laquelle il doit rendre visite incessamment. Alors il corrige…. A sa façon : « Ces multiples réactions vigoureuses ont poussé le Premier ministre israélien à se justifier, mercredi après-midi : « Mon objectif n’était pas d’absoudre Hitler de sa responsabilité, mais de montrer qu’à cette époque-là le père de la nation palestinienne (…) menait une campagne d’incitation systématique à l’extermination des juifs », a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de ses services. « Malheureusement, (le mufti) Haj Amin al-Husseini est encore une figure respectée dans la société palestinienne, il apparaît dans les manuels scolaires (…) et l’incitation à la violence et à l’assassinat des juifs qui a commencé alors avec lui se poursuit. (…) C’est la racine du problème », a-t-il conclu. » (Le Point international) La correction est pire que l’original. Quand il prend en compte les protestations, ce « terrible fou » s’auto-justifie en vérité. Il ne voulait pas absoudre Hitler précise-t-il, il ne change pas une virgule à ses propos concernant le mufti Haj Amin al-Husseini. Pire il ajoute une couche. Or, comment peut-on oser la moindre comparaison entre l’action du Mufti de Jérusalem qui appelait son peuple à une légitime résistance à l’occupation juive de la Palestine, et se cherchait bien naturellement des alliés contre les britanniques et la déclaration Balfour, et « la solution finale de la question juive hitlérienne » à caractère racial ? Le mufti combattait l’envahisseur de sa terre, Hitler voulait éradiquer « la race juive », ce sont des choses qualitativement bien différentes. Mais Netanyahou va même plus loin. « L’incitation à la violence et à l’assassinat des juifs qui a commencé alors avec lui se poursuit. (…) C’est la racine du problème ». Nous sommes là plus que « dans le révisionnisme historique », dans le « négationnisme » des faits et des réalités. La racine du problème ne serait donc pas la colonisation sioniste de la Palestine mais les Appels à la résistance des victimes. Imaginez un seul instant que Jean Marie Le Pen se soit hasardé à tenir de tels propos. Une immense machinerie médiatique et judiciaire se fut immédiatement mise en branle.BENIAMIN NETANYAHOU SERA-T-IL PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES EN FRANCE POUR « RÉVISIONNISME » ET ISLAMOPHOBIE ? Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Vendredi 23 octobre 2015.* Loin de moi toute intention injurieuse à l’encontre de Mr Le Pen.
