ASSASSINS ! VOUS AVEZ DIT ASSASSINS ? Ce jour se tenait à Vienne (Autriche) une conférence internationale, à l’initiative de la Russie et des USA, censée trouver une issue diplomatique au conflit en Syrie. Avez-vous remarqué la tonalité singulière des médias français, portes paroles de l’inique vérité officielle ? Il se serait agi selon eux, non pas d’une conférence sur la résolution du conflit syrien, ni même de discuter du sors et de l’avenir de la Syrie martyre, mais d’une conférence pour discuter « du sors de Bachar Al Assad ». Obsédée depuis quatre ans par sa volonté de provoquer la chute du Président Syrien, la diplomatie française en arrive à prendre ses désirs pour la réalité. Bachar Al Assad Bénéficie du soutien massif de son peuple et du soutien international politique diplomatique et militaire de la Russie, de l’Iran, du Hezbollah libanais, de l’Irak Chiite, mais aussi, quoique moins visible, de la Chine, de Cuba, du Brésil, du Venezuela, de l’Afrique du sud. Il ne partira pas ! Certes le club fermé des 3 pays chefs de file de l’impérialisme occidental, tenterons encore de le battre ou mieux de l’abattre. C’est leur seule chance de parvenir à leurs fins. Mais si « la proie » leur échappe, si, malgré toutes leurs intrigues et manigances, avec l’aide de la Russie et de l’Iran, celui-ci sauve sa peau et la Syrie multiconfessionnelle et laïque, alors il deviendra une figure emblématique, un héros du monde arabe bien plus grand et bien plus respecté que ne le fut jamais …. Nasser. C’est cette perspective qui glace les sangs de l’immonde animal figure de proue de la diplomatie française. Imaginez le séisme ravageur que provoquerait pour celle-ci la réalisation d’une telle perspective. Avez-vous remarqué son visage bouffit suant l’hypocrisie, quand, répondant à la presse à propos de la conférence de Vienne de ce jour, il réitérait une fois encore son exigence déplacée du départ d’Assad ? Mais le vent de l’histoire a tourné avec l’intervention de l’aviation russe en Syrie contre les Islamistes radicaux, coupeurs de têtes, que d’aucun s’avisent encore à présenter comme le fer de lance de la sainte croisade de « la démocratie ». Quelle puanteur fétide exhalent dès lors les discours de ces hommes prétendument champions de la légalité républicaine qui sont devenus les meilleurs amis des Monarchies les plus archaïques et les complices de l’islamisme radical pour détruire les Républiques laïques d’Irak, de Libye et de Syrie, Ne sont-ils pas la honte de l’humanité ces champions présumés de la démocratie acoquinés à la Charia ? Le vent a tourné et les dissidences qui se font plus nombreuses n’hésitent pas à se manifester, au sommet du monde politique, mais aussi dans la sphère journalistique. Ainsi, il y a quelques jours, dans un journal télévisé de « France 2 », un reportage donnait la parole à des syriens qui témoignaient de leur soutien sans faille au Président Bachar Al Assad et remerciaient la Russie et Poutine du secours qu’ils apportaient à la Syrie. Aujourd’hui même, alors que Laurent Fabius réitérait sa sempiternelle intransigeance, aussi désuète que décalée, du départ d’Al Assad, des journalistes fripons eurent l’indélicate attention de nous faire un petit « remake » des ignobles déclarations si peu diplomatique du « chef de notre diplomatie » : « Bachar Al Assad ne mérite pas d’être sur terre » qui est un appel au meurtre, ou « Bachar al Assad est un assassin ». Je connaissais comme vous ces déclarations. Leur rappel a provoqué mon indignation comme au premier jour. Assad un assassin ? Nous l’avons ici expliqué maintes fois, et encore récemment. Le chef d’État Assassin est celui qui réprime dans le sang des manifestations pacifiques comme firent le tsar Nicolas II ou le shah d’Iran. Mais la qualification « morale » d’assassin est inappropriée dans le cas d’une agression violente contre l’État. En pareille situation tout État se défend. Il s’agit dés-lors de combat entre des forces opposées qu’il ne convient pas de juger ni de départager d’un point de vue moral mais politique. Et d’un point de vue politique, il nous est apparu, dès l’origine du conflit que le Président Assad, avait la raison de son côté quand il luttait contre l’Islamisme radical qui menaçait l’équilibre de la Syrie multiconfessionnelle, quand il défendait l’unité et l’intégrité territoriale de son pays, quand il faisait face à l’intervention extérieure maquillée en « guerre civile ». Assassin Assad ? Qui sont vraiment les assassins, les dirigeants de l’État syrien agressé ou ceux qui ont fomenté la guerre et porté le fer au cœur de ce pays martyre ? Les assassins ne sont-ils pas ceux-là qui ont justifié politiquement et sustenté financièrement et militairement la prétendue « opposition armée modérée » qui a enfanté le monstre « État Islamique » ? Assassin Assad Dites-vous ? Assassin vous-mêmes, serions-nous tentés de dire si nous étions aussi mal embouchés que vous. Savez-vous bien Monsieur Fabius ce que c’est qu’un assassin ? Vous le devriez pourtant. ? Voudriez-vous vraiment voir en face le fac similé de l’un d’eux ? Osez donc regarder dans votre miroir, droit dans les yeux l’image de l’homme qui s’y mirera demain matin quand vous vous raserez.. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Vendredi 30 novembre 2015.
