LE BAISER DE JUDAS A POUTINE LAURENT FABIUS VA-T-Il AVALER SON CHAPEAU ?

LE BAISER D’UN JUDAS A POUTINE (ou) « LAURENT FABIUS VA-T-Il AVALER SON CHAPEAU ? » En catimini, comme dans un angle de la salle des secrets de la Chaise-Dieu, Laurent Fabius vient de lâcher à un quotidien régional quelques mots « qui lui brûlent le goule », Voilà plus de quatre ans que « le chef de la diplomatie Française » et son « sur-chef » le président de la République, disent et martèlent, et à cette raison ont condamné plusieurs initiatives de paix à l’échec, que Bachar Al Assad doit partir. Alors, quand le Ministre des affaires étrangères de la France ajoute : « … Cela ne veut pas dire que Bachar al-Assad doit partir avant même la transition,» On parait fondés à penser qu’il a enfin avalé son chapeau. Ce serait toutefois trop presser les choses que de le croire. Certes il en a un bout entre les dents et peut être même a-t-il déjà ingéré un morceau du feutre, mais il est loin encore d’en avoir mangé tout le bord et à fortiori la forme. Où es la nuance ? Où donc es l’astuce ? L’homme commencerait-il à douter qu’il est Dieu le père ou le fils ? Il dit : « Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar al-Assad doit partir avant même la transition, »Le propos o, l’a compris sous-entend une « transition » pour reprendre le terme, dont le scénario serait près-écrit, s’est à dire dicté de l’extérieur, selon lequel Bachar Al Assad devrait renoncer par avance à se présenter à l’élection présidentielle. C’est dire : « Bachar Al Assad ne doit pas partir avant que le processus de transition soit engagé mais il doit partir tout de même ». D’ailleurs Fabius le précise :« il faut des assurances pour le futur ». Nous sommes là dans l’art de la mauvaise foi et de la parole vénéneuse en quoi Laurent Fabius peut effectivement se targuer d’avoir une grande expertise. Il affiche ainsi l’audace de vouloir avoir raison encore quand pour tromper son auditoire il vient de reconnaitre qu’il avait tort. Cette déclaration c’est une sorte le « baiser de Judas » que Fabius adresse à Poutine ». Gageons que Vladimir Poutine et Ali Khamenei ne seront pas dupes. Qu’ils feront peut-être semblant de croire d’or la parole viciée du chef du quai d’Orsay, mais que prudents ils se « garderons de lever la garde » et réaffirmeront une fois encore que ce sera au peuple syrien de choisir, le moment venu. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 6 décembre 2015.

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