LA MAIN DROITE DE L’IMPÉRIALISME NE VEUT PAS SAVOIR CE QUE FAIT SA MAIN GAUCHE Terrorisme ! Terrorisme international ! Pays terroriste ou soutenant le terrorisme ! Axe du mal ! Tels étaient les mots et les concepts clés de la rhétorique guerrière initié en 2001, pour l’impérialisme US, par l’organe du Président Georges W Bush. Non pas de l’analyse politique qui identifie et classifie les causes et les combats, mais de la bouillie propagandiste pour justifier les desseins de domination planétaire des USA. « Tous ceux qui ne partagent pas nos valeurs », tous ceux qui rechignent à se plier à notre autorité internationale sont réputés terroristes et à ce titre passibles de « nos foudres ». De la bouillie intellectuelle, vous dis-je, dans laquelle la juste cause du peuple palestinien est tout aussi « terroriste » que celle d’Al Qaïda, où la République Islamique d’Iran figure sur la même liste noire que « Boko Haram » Terroriste ! l’EI (Daesh), un des acteurs de la balkanisation américaine du Grand Moyen-Orient, œuvrant activement à la partition fomentée de l’Irak et de la Syrie, est-il une organisation terroriste ? Oui, probablement, dans la mesure où par ses prétentions territoriales, et pétrolières, cette organisation « Etat » a outre passé les règles et consignes de ses maitres. Il faut la rappeler à la raison ! Terroristes l’EI interroge Vladimir Poutine? Le Président Assad et nous avec lui n’avons cessé de le dire depuis quatre ans. Il faut combattre le terrorisme ! On arrive, on s’en charge, on prend la tête des opérations. Et de joindre les actes à la parole. Le cartel impérialiste occidental c’est fait prendre à son propre piège. S’est fait « entarter » comme il est advenu plusieurs fois à son zélé serviteur Bernard Henri-Lévi. Une tarte bien gluante à la bouillie terroriste. Que dire ? Que faire ? Comment protester ? Ils ont eux-mêmes offert sur un plateau, au Président de la fédération de Russie, la justification de son immixtion dans le conflit syrien. Alors bon, ils ont bien tenté de dire que les avions russes ciblaient moins « Daesh » que leurs amis et alliés, voire leurs propres intervenants sur le terrain. Ah tient donc, « Al Nosra » branche syrienne d’Al-Qaïda est votre amie, vous avez des intervenants formés et armés par vous ? N’aviez-vous pas dit qu’il s’agissait en Syrie d’une guerre « CIVILE » où les « combattants de la liberté et de la démocratie » affrontaient l’armée d’un « dictateur sanglant » ? Bon ça ne tient pas. Il faut trouver autre chose. L’armée russe, donc la Fédération de Russie, donc Vladimir Poutine, ont pris le « leadership » c’est incontestable. Le cartel impérialiste voudrait bien continuer de dicter ses « oukases » mais ce sont les russes qui sont à la manœuvre, alors il faut bien se ranger à l’évidence et composer avec. Composer ne veut pas dire renoncer. Composer veut dire rechercher des voies nouvelles pour atteindre les mêmes buts. Les Russes sont à la manœuvre et ainsi soutenue l’armée Syrienne, dite pour l’occasion avec perversité, « de Bachar Al Assad », reprend du terrain. Attendre c’est attendre que la Syrie ait reconstitué son intégrité territoriale, que Bachar Al Assad sorte vainqueur de l’imbroglio sanglant que l’impérialisme occidental lui a imposé. La Russie c’est rendue maitre du jeu, or la Russie est intervenue légalement en Syrie, selon les conventions internationales, en répondant à l’appel du Président légal de ce pays. Le régime Baasiste et le Président Assad justifient l’intervention Russe comme la fédération de Russie soutiens le régime et le Président. « Il n’est pas question de « renverser Assad, c’est le peuple syrien qui choisira le moment venu. ». Telle est la position de la Russie maitresse du jeu. Alors « nos affidés impérialistes » renoncent à exiger le départ préalable du Président syrien. Ils jouent sur les mots, ils préfèrent à présent parler de « transition » à laquelle, ça revient au même, le Président Assad ne pourrait pas prendre part ? C’est le peuple syrien qui choisira. Pourquoi diantre cette position de bon sens qui devrait agréer aux « champions en démocratie » qu’ils prétendent être, ne leur convient-elle pas ? Pour la raison simple que voilà : l’Histoire et les peuples donnent raison aux vainqueurs. Bachar vainqueur sera plébiscité par son peuple et par les arabes et la victoire de Bachar sonnera l’heure de la déroute américano-occidentale au Proche-Orient. Alors il faut composer avant que cette victoire soit acquise. Tenter d’obtenir par les voies d’une nouvelles « rouerie » diplomatique » la victoire qui a échappée sur le terrain. D’où le vote « unanime », ce 18 décembre, de la résolution 2254 du « Conseil de Sécurité » de l’ONU « sur le règlement politique de la crise en Syrie ». D’où la fourberie du ministre français de la défense qui à la veille d’une visite à Moscou affirme « que Deash est notre seul ( ?) ennemi » alors même que son collègue des affaires étrangères réitérait il y a deux jours, devant le CS de l’ONU, son exigence du départ d’Al-Assad. Mais pour autant il ne faut pas capituler. Il ne faut pas reconnaitre sa défaite militaire et politique, sinon on perd toute aptitude à exiger quoique que ce soit. Alors, on négocie et vote la résolution Russe à l’ONU, « ne dites pas à ma main droite ce que fait ma main gauche », et dans le même temps on pousse la Turquie à la confrontation, on manigance avec l’Arabie Saoudite et le Qatar la réalisation d’une coalition militaire arabe (sunnite) qui elle aussi veut soi-disant combattre « Daesh », le terrorisme. Il s’agit en vérité de fixer certains abcès du conflit syrien afin de se garder « une monnaie d’échange » dans le « marchandage international » d’un éventuel règlement politique. Et puis, si dans cette perspective on pouvait en sus aboutir à une partition de la Syrie au terme de quoi on garderait, par « alliés interposés », le contrôle des zones de production pétrolières de ce pays, ce ne serait pas si mal que ça. Ce ne serait certes pas tout à fait la victoire mais ça n’en serait pas très éloigné. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 18 décembre 2015.
