SARKOZY : La France c’est fini C’est un évènement considérable, Nicolas Sarkozy a écrit un livre !? Un journaliste de télé, je n’ai pas noté lequel, nous a dit hier « qu’il avait repris sa plume » !?? L’expression, y avez-vous songé, est à double sens. Sarkozy à « rembaucher sa plume » ai-je pour ma part compris. Espérons pour lui, ai-je songé aussi, qu’il n’a pas repris à son service celle, ou plus exactement celui, qui le faisait parler « petit nègre » comme on pense encore, même si on ne le dit plus, dans la société de la « Françafric ». Son livre, vous nous pardonnerez de ne l’avoir point lu, il vient juste de sortir. Vous nous pardonnerez aussi cette excuse « faux-cul », c’était juste une plaisanterie. Car bien entendu nous ne le lirons jamais. Il y a trop de livres passionnants ou indispensables pour perdre son temps à lire le manifeste en trompe l’œil d’un ostrogot qui voudrait, juste pour soigner son égo, redevenir Président. Ce que nous savons de ce livre, nous le confessons sans honte, c’est ce qu’en ont dit les journalistes de télévision. Sarko « fait son mea-culpa « ! « Nicolas le Petit » « fait acte de contrition » : Avec sa saillie du salon de l’agriculture de 2008, il a « rabaissé la fonction Présidentielle ». C’est ce que nous avions écrit immédiatement après les faits, et encore en 2012 dans notre article « ALORS, CASS’TOI PAUV’… SARKO » 2 avril 2012) « Par cette conduite inqualifiable, Nicolas Sarkozy a plus qu’abaissé la fonction présidentielle il l’a souillée, il a mis le rouge au front des Français et humiliée la France. » Ni Sarkozy ni ses conseillers, ne visitent régulièrement « la voie des sans voix ». Ils ont tort, en voilà la preuve : S’ils le faisaient, l’abominable aurait pu se livrer à cet exercice d’autocritique quelques années plus tôt et cela en aurait paru plus sincère. En reconnaissant, un peu tard sa faute, l’ancien Président avoue son incapacité à assurer de si hautes fonctions déstabilisant ainsi, jusqu’au dernier carré de ses fidèles qui ne voulait pas se rendre à l’évidence que nous avions déduite nous il y a fort longtemps : « De ce seul fait déjà il eut mérité d’être immédiatement démissionné. » On nous dit que Sarko a écrit un livre pour « renouer le fil avec les français. » Nous l’affirmons tout net et sans attendre « le bilan officiel », c’est complètement loupé. Le livre de Nicolas Sarkozy a pour titre « La France pour la vie ». La France lui répond : « Sarko c’est fini ! ». Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Samedi 23 janvier 2018.AnnexesNous ajoutons en annexe, ce jour dimanche 24 janvier, deux articles paru dans la première période de « La voie des sans voix » (chez un précédent hébergeur), que pour cette raison la plupart des membres et lecteurs actuels de notre site ne connaissent pas. Ils ont outre la valeur de leur analyse qui n’a pas pris une ride, celle du témoignage. ALORS, CASS’TOI PAUV’… SARKOSARKOZY C’EST LES DIX PLAIES D’EGYPTE A LUI TOUT SEUL A présent, pourtant, il voudrait se présenter en homme d’expérience et en sauveur. Sous son mandat, la dette publique de la France 12OO milliards d’Euros soit 64 % du PIB en 2007, c’est accrue, de 5OO milliards pour atteindre 1700 milliards, soit 85 % du PIB fin 2011, le nombre officiel des chômeurs, passé sous la barre des 2 millions en novembre 2007 a atteint les environs de 2 millions 900 mille fin 2011, soit presque 1 million de plus approximativement 1000 par jours. 500 000 emplois industriels ont été détruits. Le déficit de la balance commerciale a quasiment doublé en 4 ans (39 Milliards en 2007, 69,5 en 2011). « Dans deux ans – avait-il dit en 2006 – plus personne ne dormira dans la rue », or le nombre des sans-abris, 100 000 semble-t-il, n’a cessé d’augmenter sous sa mandature. 25 % des salariés gagnent moins de 750 euros par mois. Les « petits boulots » ont explosé, ainsi que le nombre des Français vivants en dessous du seuil de pauvreté SARKOZY PROCÈDE COMME LES INQUISITEURS, C’EST POUR SAUVER LES ÂMES QU’IL MEURTRIT LES CORPS. Avec un tel bilan, il ose l’impudent, nous dire qu’il veut que les Français lui renouvellent leur confiance, car il ne veut pas que la France subisse le même sort que la Grèce. Mais ne nous avait-il pas dit que lui-même (et madame Merkel) avait sauvé la Grèce ? Sauvé la Grèce, mais de quoi au juste ? Mais comment ? En l’accablant ! En la plongeant pour de longues années dans la récession, en ponctionnant d’un quart ou plus les salaires et les retraites. Est-ce ainsi qu’il entend sauver la France ? En affamant les Français ? Bien sûr pas tous, ceux du peuple seulement, l’écrasante majorité, pendant que ses potes les plus riches se gavent comme des porcs. Alors non-merci, nous ne tenons pas monsieur, mais pas le moins du monde à être sauvé par vous.« C’est pas moi – nous dit-il – c’est la faute à la crise ». Elle a bon dos la crise. Mais soit, admettons cela un instant, « la crise est mondiale et nul ne peut rien à la crise ». Comment, alors, peut-il dire à la fois – qu’il ne peut rien à la crise et qu’il va nous sauver.- comment tout simplement peut-il avoir l’outrecuidance de prétendre être l’homme de la situation lui qui a acquis en cinq ans la réputation sulfureuse de « calamité » de la France ?L’HOMME QUI ABAISSA LA FRANCE. Notre fière Nation s’était, avec la force de dissuasion nucléaire, donnée sous la conduite du Général de Gaulle, une orientation de politique étrangère qui lui assurait un certain rayonnement international. Tous les successeurs du Général avaient, avec plus ou moins de bonheur, maintenu « grosso modo » cette ligne générale de notre diplomatie. Sarkozy, lui, a réussi sur ce seul point la « rupture » sous le signe de laquelle il s’était fait élire en 2007. Il a définitivement liquidé l’Héritage gaulliste. Il a abaissé la France au rôle de nation mercenaire et de simple supplétive de la diplomatie anglo-saxonne, nous a acquises de nombreuses inimitiés dans le monde entier, arabo-musulman bien sûr, mais aussi en Europe de l’Est, en Afrique noire, en Asie et même en Amérique latine. Plusieurs de nos ressortissants ont déjà payé de leurs vies ou de leur liberté, les errements de cette politique internationale agressive, aventuriste et fourbe. Il a tant déconsidéré la diplomatie française dans le monde, qu’il faudra probablement de nombreuses années et beaucoup d’efforts pour effacer les stigmates de son passage.ON AURAIT PU ÉVITER PAREIL FIASCO si nos institutions avaient prévu le cas de manquement grave à la dignité de la fonction présidentielle, en le congédiant « pour faute lourde », dès 2008C’était il ya quatre ans seulement, au salon de l’agriculture, dans la foule, à un homme qui l’admonestait, il fit, devant les caméras de télévision, cette répartie cinglante et honteuse : « Alors, casse toi pauv’con ! ». Cette saillie grossière l’aurait-on pardonnée à un adolescent ou à l’une de ces « racailles » qu’il se proposait un peu plus tôt de « karchériser » ? Comment la pardonnerait-on au premier magistrat de la république, à celui-là même qui prônait le retour des leçons de morale à l’école ?Par cette conduite inqualifiable, Nicolas Sarkozy a plus qu’abaissé la fonction présidentielle il l’a souillée, il a mis le rouge au front des Français et humiliée la France. De ce seul fait déjà il eut mérité d’être immédiatement démissionné. Or ce ne fut pas la seule des inconduites que s’autorisa l’Ostrogot. Au Guilvinec avec les ouvriers il la joua sur le ton de l’algarade. À Bruxelles, il hurle et insulte Manuel Barroso, président de la commission européenne, à Lisbonne, au sommet de l’OTAN, il injurie les journalistes, il humilie le Mexique avec l’affaire Florence Cassez, insulte la Turquie avec la loi de pénalisation mémorielle du génocide arménien, humilie la Grèce et ses dirigeants. Alors, malgré ses frasques, tout de même parvenu au terme de son mandat par la grâce des institutions, n’est-il pas temps, puisque l’occasion leur en est donnée, que les Français le remercient enfin ? : « Casse-toi donc pauv’….Sarko ! » 13 avril 2011 ÉBAUCHE DE BILAN DU QUINQUENNAT DE NICOLAS SARKOZY « Président devenu, il crut respirer un air d’Olympe. Oh terrible méprise ! Il était dans l’Élysée. » Patrick Seignon – 11 avril 2011. On se souvient qu’au soir du 2ème tour des élections présidentielles de 2007, dressé sur ses ergots, le petit coq que la France s’était élu pouvait élucubrer des cocoricos de victoire, se décerner des autosatisfécits. N’était-il pas, le petit malin plus que tous, celui qui venait de réconcilier les Français avec la politique ainsi qu’en témoignait le taux record (85 %) de participation ? Avec plus de 56 % des suffrages n’était-il pas le mieux élu des Présidents de la 5ème république, mieux même que « le grand Charles » ? N’avait-il pas en siphonnant son électorat, tué le « Front national » ? Il se croyait plus fort que tout le monde, jetait l’opprobre sur l’immobilisme de l’ère Chirac, il serait le président de la rupture. Avec lui la France allait bouger. Il allait dépoussiérer la fonction « présidentielle ». Les circonstances lui offraient de s’illusionner sur sa propre intelligence et le niveau de ses aptitudes intellectuelles. Il voulait croire que tout le mérite de ces succès lui revenait. Devenu « Président » dans un tel contexte, lui le « Tartarin » au narcisse démesuré, ne tarda guère à se laisser abuser par l’hypertrophie de son ego. Et ce n’est pas, bien sûr, dans la garde rapprochée des flatteurs qui collent au pouvoir, comme les mouches à la confiture, qu’il aurait pu trouver un antidote salutaire. La dérive dans ces conditions était probable. Car la réalité était tout autre. Ce qui avait fait Sarkozy, plus que ses qualités intrinsèques, s’était un système, une machine électorale et médiatique, des institutions et une toile de fond politique circonstancielle. En fait, ce qu’il oubliait, sûr qu’il était de modeler lui-même les choses les êtres et l’avenir, c’est que tous autant que nous sommes, simples citoyens lambda ou Présidents, nous ne sommes que « des résultats ». Il avait eu la chance, bien qu’il ne la mesura guère, que Charles de Gaulle et Michel Debré, mais aussi François Mitterrand et Jacques Chirac, soient nés avant lui et qu’ils aient patiemment composé l’héritage institutionnel et politique, dont il eut l’heur de recueillir les bénéfices. La contenance de cet héritage peut se décliner ainsi : – Exécutif fort, – Bipolarisation de la vie politique – Professionnalisation (ENA) de la fonction politique – Élection du Président de la République au suffrage universel – Fonctionnement de l’alternance politique – Intégration syndicale – Bipartisme – Raccourcissement du mandat présidentiel à 5 ans, ouvrant la voie à un véritable « régime présidentiel » Tout cela préexistait et était l’œuvre, souvent mal aisée, de ses prédécesseurs, qui avaient créé les conditions objectives sans lesquelles lui, avec sa personnalité propre, n’aurait pu aspirer, jamais, à la fonction politique à laquelle il venait d’accéder. Mais à cette toile de fond institutionnelle, il convient aussi d’ajouter deux réalités plus circonstancielles : – La machine médiatique entièrement contrôlée par le capital financier et mise à sa disposition – une autre plus politique, découlant du « traumatisme du 21 avril 2002 dont voici les termes. A l’issu d’un septennat difficile de Jacques Chirac, bousculé par « les affaires » et au plus bas dans les sondages, Lionel Jospin était donné élu, tant par les sondages que par tous les observateurs et politologues*. À tel point que « l’épreuve » des urnes aurait pu paraitre alors comme une formalité inutile. Or, au soir du premier tour des élections présidentielles de 2002, Lionel Jospin, avec seulement 16 % des suffrages exprimés, n’était pas même qualifié pour le second tour, s’était Jean-Marie Le Pen qui lui soufflait la place. C’était tout à coup l’œuvre de François Mitterrand pour faire du PS un parti de gouvernement et l’un des membres incontournables de « l’Alternance politique », qui paraissait être réduite à néant. Cela fit l’effet d’une bombe psychologique dans cette France qui commençait à se familiariser avec le « bipartisme » bien que celui-ci en ce temps ne fut pas totalement acquis (l’UMP, comme parti unique de la droite traditionnelle n’existait pas encore). Les électeurs, qui pour beaucoup s’étaient abstenus ou avaient porté leurs voix sur l’un des nombreux autres candidats présents au premier tour, ressentirent un « saisissement ». Ils rendaient la dispersion des voix responsable de la situation. Ils culpabilisaient. N’eut-il pas fallu qu’ils s’interdisent dès le premier tour, de voter selon leur conscience pour assurer la qualification au second tour du candidat obligé du binôme institutionnel ? L’effet d’électrochoc que ressentit l’électorat, fut encore accrût par les cris d’Orfraie de toute la classe politique réunie, qui appelait (extrême gauche comprise) au vote républicain pour faire barrage à Le Pen. Cela, on s’en souvient, eut pour effet de donner aux résultats électoraux du second tour des présidentielles de 2002, des allures dignes (ou plutôt indignes) d’une république bananière. « Marianne » était sauve et Le Pen humilié. Mais les choses ne devaient pas en rester là. Cette circonstance historique allait avoir deux autres prolongements. – Pour sa part, la classe politique tira comme leçon de cet épisode, que le retard pris dans la construction d’un parti unique de la droite, premier membre du binôme, faisait courir un grave danger à l’équilibre institutionnel. Il fallait aboutir au plus vite à la constitution d’un tel parti, ce qui conduisit, sous l’impulsion de Jacques Chirac et d’Alain Juppé, à la constitution de l’UMP (réunion essentiellement des ex RPR et UDF). – Enfin, en 2007, de nombreux électeurs qui ne voulaient pas voir se reproduire la situation de 2002 choisirent de voter d’emblée pour les deux candidats investis du « binôme institutionnel ». En quelque sorte le syndrome « du vote utile » dés le premier tour. C’est cela qui provoqua l’érosion importante de l’électorat FN et la marginalisation accrue de tous les « petits candidats », mais aussi, et surtout le « rebond » du bipartisme institutionnel que le deuxième tour des présidentielles de 2002 avait si mal mené. L’érosion de l’électorat du FN on le voit donc, tenait plus de la pression institutionnelle que des « savantes » compromissions idéologiques de Sarkozy. Le Front national fut d’autant plus victime de ce phénomène que, l’incapacité de Jean-Marie Le Pen, à élargir sa base électorale au second tour, avait convaincu son électorat de « l’inutilité » d’un tel vote puisque même qualifié au premier tour, celui-ci, d’évidence ; n’aurait jamais les moyens d’accéder, par la vertu du suffrage universel, à la magistrature suprême. C’est de tout cela qu’a bénéficié la candidature de Nicolas Sarkozy en 2007, qui lui a enflé la tête, persuadé qu’il fut de ne devoir qu’à son « génie » ce qui était en vérité le résultat d’un passé et de nombreuses circonstances cumulées. Auxquelles d’ailleurs il conviendrait d’ajouter le soutien indéfectible des milieux d’affaires pressés d’en finir avec « le modèle social français » et probablement l’intercession de la diplomatie, voire même des services secrets anglo-saxons (affaire Clearstream). Quoi qu’il en soit, il devenait titulaire de la magistrature suprême. Allait-il être à la hauteur de la tache qui l’attendait ? Nicolas Sarkozy fut le premier président de la 5ème République, nouvellement élu pour un mandat de 5 ans. Il lui revenait d’ouvrir d’ère de « La république présidentielle ». Il révéla très vite son incapacité à se hisser au niveau des exigences de la fonction. Les nombreux travers de sa personnalité (narcissique, égocentrique, colérique, hâbleuse outrecuidante) et les insuffisances de sa formation (déficiences culturelles, carence du discernement,) lui rendaient ces « sommets » inaccessibles. Non seulement il a gâché, l’immense faveur que lui avait faite l’histoire, mais la République du « père Debré » elle-même, la poussant au bord de la crise institutionnelle. Nicolas Sarkozy a : – Décrédibilisée la fonction présidentielle. – Affaiblit la cohésion sociale. – Humilié la France et la diplomatie française en faisant acte de subordination à la diplomatie américaine, les a contraint à franchir le Rubicon pour les transformer en simples supplétifs de la politique internationale des USA. – Il, prétendait avoir tué le « Front national», il a en vérité, permis à celui-ci de trouver un second souffle – Enfin, il détricote ce que ses prédécesseurs ont eu tant de mal à tricoter. Ce serait en effet une erreur de ne voir dans le départ des centristes sociaux de Jean-Louis Borloo qu’une manœuvre dilatoire, la volonté de « ratisser large » pour assurer le moment venu la victoire du candidat « naturel » de l’UMP. En vérité, qu’on le veuille ou non, cette séparation marque surtout la fin de l’UMP, parti unique de la droite. Il s’agit d’un recul considérable dans la réalisation du bipartisme à la française, qui nous ramène plusieurs années en arrière. Nicolas Sarkozy se rêvait « le Président qui a réformé la France ». Son bilan sera tout autre celui : « du président qui a conduit la 5ème République au bord du désastre. P.S.
