KERRY OU LA MAUVAISE FOI CRIMINELLE* John Kerry dit « craindre la disparition pure et simple de l’État syrien ». Mais pourquoi Le chef de la diplomatie Américaine craindrait-il la disparition de l’État syrien que son administration, depuis 5 ans, s’efforce précisément de faire exploser par tous et n’importe quel moyen ? Voilà 5 ans bientôt que les USA ……. Secondés par la France et en alliance étroite avec l’Arabie Saoudite et le Qatar tirent les ficelles de cette guerre terrible qu’ils nomment « guerre civile » pour masquer qu’il s’agit en vérité d’une agression extérieure contre l’État et la nation syrienne. 260 000 morts ? 12 millions de personnes déplacées ? Des dizaines de milliers de blessés ? Des destructions massives ? Ils ont une explication facile, trop facile, c’est la faute à Bachar. Alors certes Bachar Al Assad et l’État légal syrien ont leur part de responsabilité dans ce bilan catastrophique puisqu’ils se défendent. Mais les attaquants, les agresseurs, les groupes Djihadistes et leurs commanditaires, n’ont-ils pas aussi leur part de responsabilité ? Et probablement la plus grande puisqu’ils sont les agresseurs ? Or monsieur Kerry chef de guerre inavoué certes mais non moins réel, se découvre récemment un intérêt pour « la paix » : « La guerre, c’est toujours de nouveaux réfugiés, de nouveaux extrémistes, de nouvelles destructions, et même, peut-être, une destruction totale de l’Etat syrien. Voici pourquoi conclure la paix est mieux que poursuivre la guerre », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, cité par Associated Press. Mais de quoi, de quelle paix parle donc Monsieur Kerry ? Face à l’offensive conjointe de l’aviation russe et de l’armée syrienne, les groupes de combattants qui ont mis la Syrie à feu et à sang, sont en grande difficulté, alors, comme des gosses à la récré ils crient « poussi ! poussi ! ». Ils se tournent vers leurs protecteurs américains et demandent un cessez le feu. Un cessez le feu ? Pourquoi faire ? Pour se ressaisir et se redéployer, ou pour aboutir à une situation de statuquo de facto où chacune des forces en présence conserverait les portions de territoire qu’elles contrôlent ? Faire cesser l’offensive Russo-Syrienne pour fixer la situation existante, c’est-à-dire la partition, l’éclatement de la Syrie. Mais cela est impossible du point de vue du pouvoir légal et de ses alliés Russes et Iraniens, car cela équivaudrait ni plus ni moins à une capitulation, une défaite en rase campagne. Les paroles fiéleuses de John Kerry ne sont donc pas les paroles de regrets d’un homme soucieux de la sauvegarde de l’État et de’ l’intégrité territoriale de la Syrie. Ce sont en vérité des menaces à peine voilé, un odieux chantage : « Faisons la paix, propose-t-il, sur les bases de la situation présente, faisons la paix pour éviter que vous n’infligiez une défaite totale à vos ennemis nos amis, dépeçons la Syrie, chacun sa part, Bachar et ses amis Russes auront la leur, la Syrie « toujours » amputés de plus de 70 % de son territoire, mais la Syrie tout de même puisque vous y tenez tant. Et si vous ne voulez pas de ce partage, de ce compromis, alors la guerre se poursuivra et vous perdrez tout. Il n’y aura plus de Syrie du tout, nous et nos alliés la détruiront. Voilà la raison criminelle et dans quelle mesure John Kerry prétend craindre « la disparition pure et simple de la Syrie » Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Lundi 21 février 2016* Cet article devait être publié dimanche soir 21 février, quand survint l’incident de migration de notre Site sur un nouveau serveur. C’est pourquoi nous le publions avec 2 jours de retard.
