TROIS TURPITUDES DE L’INFORMATION (PETITES DIGRESSIONS POUR UN DIMANCHE MATIN) 1 – On entend une information, on est convaincu que c’est un mensonge, de l’intox, de la propagande, c’est le cas avec les sautes d’humeurs pathologiques de l’opinion auxquelles veulent nous faire croire les sondages qui font tour à tour bondir ou plonger François Hollande. Ce sont des chiffres, des manips d’opinion avérées. Mais qu’importe. Pendant qu’ils saturent l’espace médiatique de celles-ci ils échappent au devoir de vérité. 2 – Il y a même, c’est nouveau, la technique vient d’en être inventé, la vrai fausse information, qu’ils diffusent comme telle. « Elle est fausse on s’en doute mais on vous la refile tout de même, par défaut ». « Forte baisse, inexpliquée, du chômage en janvier. » Quand il sera confirmé qu’elle était vraiment fausse, nul ne sera habilité à leur en faire le reproche puisque précisément ils avaient dit eux-mêmes, dès sa première diffusion, qu’elle était sujette à caution. Peut-être même exigerons-t-il qu’on les félicite de nous avoir donné à entendre qu’elle était probablement fausse. Ça ne les aura pas empêché durant plusieurs semaines d’occuper le débat sur la question de l’emploi, à propos d’une baisse du chômage dont ils savaient qu’elle était bidon et d’éviter ainsi de devoir s’appesantir sur la calamiteuse réalité. 3 – Et puis il y a cette information que vous n’entendez qu’une fois par hasard, à une heure inattendue, dans un bulletin d’information improbable. Et pourtant celle-là vous savez tout de suite, instinctivement qu’elle est vraie. Vous savez qu’elle est vraie car il est des sujets avec lesquels on ne badine pas. Mais vous ne l’entendrez plus. Il vous faudra fouiller la toile et mouiller la chemise pour en trouver confirmation. « Agression antisémite présumée à Marseille: l’enseignant se serait automutilé » (l’express.fr) « Marseille: Le professeur juif qui disait avoir été victime d’une agression antisémite placé en garde à vue pour « dénonciation mensongère » (La Provence). C’était le 18 novembre 2015 aux lendemains des attentats de Paris. Des jeunes, maghrébins de préférence, l’avaient bousculé, lui avait demandé s’il était juif, à qu’elle question, bravache, il avait répondu : « oui !», Alors les agresseurs l’avaient tailladé avec un couteau…. Il avait tout inventé. La question de l’antisémitisme est une question sensible. Les citoyens doivent rester prudents avec les informations sur le sujet. Trop de mythomanes, de déséquilibrés sont disponibles pour les pires cabales, trop de médias s’en empare eu mépris de l’éthique sans vérification de l’information, trop de ministres s’en émeuvent précipitamment car ça sert de justification à leurs errements dirigistes, trop de gouvernements menacent les libertés et légifèrent l’histoire et la conscience collective, trop de lobbys israéliens et sioniste s’en emparent et les exploitent pour faire taire la raison. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Dimanche 28 février 2016.
