UN PAS EN AVANT

UN PAS EN AVANT C’est avec une grande satisfaction que nous avons enregistré ces derniers jours les prises de positions de Jean-Luc Mélenchon d’une part, intervenant dans l’émission de Laurent Ruquier « On-n’est pas couché » le 20 février, et d’autre part celle commune des partis communiste Grec et Turc sur ou autour du dossier Syrien. « Les comités centraux des deux partis condamnent la politique que, des pays occidentaux : les Etats-Unis, les pays de l’Union européenne, la Turquie, Israël et des monarchies du Golfe Persique, mènent en Syrie depuis déjà cinq ans. » « Ils estiment que c’est précisément l’Otan qui a participé à provoquer ce drame que subit le peuple syrien. L’Otan ne veut pas céder et tente de renforcer sa présence militaire dans la région. » « Selon la déclaration des comités centraux des deux partis, l’Otan s’inquiète de ses intérêts économiques et politiques et a l’intention de contrôler les sources énergétiques, les voies de transports, ainsi que ses parts de marchés. » (sources RIA Novosti) Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose, quand il affirme : «  » Vous savez bien que le fond de l’affaire, c’est le passage des oléoducs et des gazoducs à travers la Syrie, puisqu’il s’agit de faire passer des matières premières pour éviter que les Russes ne tiennent de trop près à la gorge toute l’Europe pour leur fourniture. » Il dénonce la duplicité des diplomaties occidentale et leur complaisance si édifiante à l’égard de l’Arabie Saoudite : « Il y des indignations à géométrie variable. On trouve horrible que Daech décapite les gens et dans le même temps l’Arabie saoudite en décapite 150 dans l’année également et on va leur embrasser les mains et les pieds. Toute cette comédie n’a pas de sens. » Et il marque sa sympathie pour l’implication de la Russie accusée de tuer des civils ou de bombarder « l’opposition modérée : « D’où sortez-vous tous ces chiffres? La presse de tous les jours, elle les tient d’où? La première victime d’une guerre, c’est la vérité. Tout le monde se bat à intoxiquer, à raconter des salades. » … « Ce sont les Russes qui ont coupé les communications qui sortaient le pétrole de Daech pour faire de la contrebande par la Turquie. Ce n’est pas moi qui le dis. Ce sont des opposants turcs. Et c’est cela qui a été bombardé ». L’une et l’autre position, de Jean-Luc Mélenchon et des comités centraux des partis communiste, Grec et Turc, se caractérisent par une clarification encourageante des responsabilités et des véritables enjeux, tels que nous les avons situés et décrits dans nos pages dès l’origine du conflit. L’une et l’autre s’exonèrent des considérations « moralisantes » et des fables « de révolution démocratique » abêtissantes pour appréhender enfin le problème sous l’angle des enjeux économiques et géostratégiques, avec en toile de fond la lutte obstinée des USA pour l’établissement du leadership américain planétaire. Cette clarification qui nous réjouit accroit notre proximité avec Jean-Luc Mélenchon. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 28 février 2016.

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