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  • TOUT COMPRENDRE DE LA GUERRE EN UKRAINE.. IV – LA PROVOCATION DE MAÏDAN

    TOUT COMPRENDRE DE LA GUERRE EN UKRAINE.


    IV – LA PROVOCATION DE MAÏDAN

    1 – Ingérence.

    Les occidentaux, USA et UE vilipendent « les aspirations territoriales, réelles ou fantasmées, de la Russie en Ukraine, voire plus loin. Mais Pourquoi ont-ils eux-mêmes poussé l’extrême droite russophobe au pouvoir si ce n’est-pour satisfaire leurs propres visées expansionnistes ? Car l’adhésion projetée de l’Ukraine à l’UE n’était-ce pas une forme d’annexion ? L’intégration de l’Ukraine à l’OTAN, ne serait-ce pas l’annexion de celle-ci à l’Empire Américain d’Occident ? Et par-delà ces objectifs territoriaux, pousser plus avant jusqu’aux frontières de la Russie, le dispositif militaire de l’OTAN. (Adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’Otan »), tel n’était-il pas l’objectif stratégique recherché ?

    Par les marches de l’Ouest vinrent en 1941 les hordes nazis de l’opération Barbarossa, ouvertement soutenues par les nationalistes ukrainiens d’alors. N’y a-t-il pas là matière à aviver la susceptibilité de la Russie quand il s’agit du statut géostratégique de l’Ukraine ? Le traumatisme historique que la Russie en a gardé n’est-il pas compréhensible, et ses prévenances sur le danger venu de sa frontière ouest ne sont-elles pas légitimes ?

    Un « Accord d’association entre l’UE et l’Ukraine », sorte d’adhésion préalable de l’Ukraine à l’UE, était en préparation depuis trois ans. La Russie elle avait proposé un autre accord de « libre échange « de l’Ukraine avec la CEI (Communauté des Etats Indépendants) et une aide financière ». Le Président Ianoukovitch choisit de ne pas signer l’accord avec l’UE et de donner la préférence à l’accord avec la Russie. C’est comme par hasard le fait qui déclenche les évènements de la place Maïdan de 2014, occupée alors par les « pro UE. » Le lien entre l’UE et la mobilisation de la place Maïdan est donc flagrant. C’est le bras de fer entre les manifestants pro U.E. et le président Ianoukévitch qui aboutira en février 2014 a une confrontation armée, entre les forces de police du pouvoir légal et les groupes activistes d’extrême droites (néonazis : « Secteur droit », « Commando Azov », …….. qui en furent les exécutants. Celui-ci se solda par la destitution du président Ianoukévitch, son départ d’Ukraine, et l’installation au pouvoir dans les mois qui suivirent de l’extrême droite ukrainienne, pro U.E.

    Nous avons dit ce qui s’en suivit du côté russe, annexion de la Crimée, et du côté de l’Ukraine russophone et russophile de l’Est, déclaration d’indépendance des Républiques de Lougansk et Donetsk, et enfin l’agression kiéviste contre celles-ci.

    2 - Et intercession de l'UE

    Alors, après l’ingérence manifeste dans les affaires de l’Ukraine, responsable pour une large part de la survenance de cette guerre civile, l’UE proposa son intercession dans le conflit entre les deux Ukraine. Des rencontres eurent lieues, (Ukraine France, Allemagne, Russie) qui sont restées inscrites dans l’Histoire sous l’appellation de « Format Normandie ». Celles-ci contribuèrent à l’établissement d’un dialogue entre les belligérants qui aboutit, sous le patronage de la Russie et de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) aux accords de Minsk signés le 5 septembre 2014.

    Les accords de Minsk comprennent 12 points, dont en particulier : 1 - Assurer un cessez-le-feu bilatéral immédiat ; et 4 - Organiser une décentralisation des pouvoirs, par la mise en application d'une loi ukrainienne (loi sur le statut particulier), accordant de manière temporaire l'autonomie locale dans les oblasts de Donetsk et de Lougansk.

    Mais sur huit années ils n’ont jamais été appliqués et l’agression du pouvoir central contre les Républiques séparatistes de Lougansk et Donetsk, s’est poursuivi jusqu’à 2022.
    Une dernière réunion du format Normandie eut lieu le 26 janvier 2022, sans la moindre volonté manifeste de débloquer la situation. Enfin, une rencontre de la dernière chance, Macron Poutine, se tint à Moscou le 8 février 2022, dont on a voulu retenir la longueur de la table. Le Président Poutine voulait des assurances pour la sécurité de la Russie, que l’Ukraine n’intégrerait pas l’OTAN. « …….Emmanuel Macron a été très clair sur ce point. L’Otan ne reviendra pas sur sa politique de « porte ouverte », c’est-à-dire la capacité de tout pays à être candidat …… ».),(France inter/Radio France)

    Non, la Russie n’avait à ce stade aucune revendication territoriale en Ukraine. Ce qu’elle souhaitait c’était assurer la sécurité des Républiques du Donbass et sa propre sécurité. Si les accords de Minsk avaient été appliqués, si des négociations sérieuses avaient abouti qui assurent un statut de neutralité de l’Ukraine et l’assurance que celle-ci ne serait pas intégrée à l’OTAN, Poutine n’aurait pas donné le feu vert à l’Opération militaire spéciale ».

    Macron, donc malheureusement « LA France », entièrement alignée sur les USA, n’a pas voulu donner ce signal. En vérité, cette guerre que les occidentaux firent mine de découvrir le 24 Février 2022, ils l’avaient voulu, provoquée, préparée de longue date

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    P.S.
    Vendredi 24 février 2023.
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