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  • DÉFENSE D’ADRIEN QUATENNENS

    DÉFENSE D’ADRIEN QUATENNENS


    Adrien Qiuatennens, député du Nord, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour une gifle qu’il a reconnu avoir donné à son épouse, il y a plus d’un an, dans un contexte de violence conjugale. La justice a parlé, la sanction est tombée. Point !... Les choses devraient en rester là. Un jugement ne s’impose pas qu’au mis en cause, il a une valeur sociale et doit être respecté par tous.

    Mais voilà que la pression ne se relâche pas et que c’est à présent, dans son propre « camp », ses alliés et « amis » politiques qui ont pris la relève des médias pour tenter de l’abattre politiquement.

    Poursuivre un homme par-delà un arrêt de justice, n’est-ce pas une autre manière de contester la légitimité de celui-ci ? N’est-ce pas vouloir infliger au justiciable déjà condamné une double peine, dans le cas spécifique une peine pire que la sanction initiale. Etonnante démonstration d’irrespect de l’institution judiciaire pour des élus et des responsables politiques qui se réclament des valeurs Républicaines et démocratiques.

    C’est qu’Adrien Quatennens, bien que jeune, n’est pas n’importe qui. C’est un député brillant, une personnalité forte, une grande pointure déjà du monde parlementaire et politique. Numéro deux de LFI, il en était le porte-parole, et en position de prendre la suite de Jean-luc Mélenchon.

    Quand on est dans sa position politique on peut rapidement en effet devenir la cible, l’homme à abattre, de beaucoup de gens de divers « bords » mû par des motivations diverses et multiples.

    Beaucoup de gens, oui, mais lesquels ?
    Cette affaire ayant trait à la vie privée qui aurait dû rester confidentielle, a été étalée sur la place publique à grand renfort de tambours médiatique. D’où vient-il qu’une main courante, affectant la vie privée d’un couple, sorte ainsi immédiatement de la confidentialité d’un commissariat ou d’une gendarmerie ? Adrien Quatennens, dans une interview à la presse il y a Trois jours a supputé que la fuite aurait pu être sciemment organisé par le Ministère de l’intérieur. Voilà une hypothèse qui pourrait semble-il ne pas manquer de bon sens et de crédibilité

    Ceux du pouvoir ?... Qui supportent mal la contradiction et n’ont eu de cesse depuis 2017 de vouloir faire taire toutes les voix dissidentes ne pourraient-ils s’être trouver en effet quelques justifications au lynchage médiatique de ce personnage encombrant ? Nuire à Quatennens pour ceux-là ne serait-ce pas une manière aussi d’atteindre Mélenchon et LFI., leur seule opposition de gauche ?

    Alors certes Gérard Darmanin a protesté contre cette mise-en-cause et immédiatement porté plainte pour diffamation. Le contraire était impossible. Impossible en effet qu’il admette être à l’origine de la fuite. Mais il eut pu tout de même laisser « couler », mettant ces propos au crédit d’un homme aux abois. A contrario, ce dépôt de plainte s’inscrit comme une charge supplémentaire dans l’entreprise de lynchage politique d’Adrien Qatennens. Pour autant il ne constitue en rien une preuve de la non implication du Ministre.

    2- Ceux des partis concurrents ? Fabien Roussel, premier secrétaire de la formation qui s’appelle encore Parti Communiste » (insulte à l’Histoire et à Marx et Engels co-auteurs du « Manifeste du Parti communiste ») c’est particulièrement illustré dans cette affaire comme « lyncheur numéro un. Il a d’abord dit que lorsqu’un député est condamné pour violence conjugale il n’avait plus sa place à l’Assemblée ». Puis il en a remis une couche : « si mon fils avait fait cela je ne lui adresserai plus la parole. » et enfin : « Lorsqu’on est condamné on n’a plus rien à faire en politique. » Pourquoi tant d’acharnement à détruire ce garçon ? Vous aviez remarqué que Fabien Roussel en se portant candidat aux élections présidentielles de 2022 avait été le principal artisan de la division et porte ainsi une lourde responsabilité dans l’impossibilité pour Mélenchon de figurer au deuxième tour. C’est que Fabien Roussel considère que Mélenchon et LFI « bouffent » l’espace vital de son parti. Ne voulant admettre bien sûr (il ne voudra probablement l’admettre jamais) que la perte d’audience du PCF est de la responsabilité de celui-ci, la conséquence de ses reniements, la sanction de ses trahisons, le juste retour de sa perte d’identité, depuis quarante ans, il se cherche des responsables et croient les avoir trouvés dans LFI. Alors il est prêt à faire feu de tout bois pour réduire l’influence de cette formation, persuadé de redonner ainsi du souffle à la sienne. Ce faisant Fabien Roussel dans cette affaire n’atteindra de la sorte qu’un résultat se déshonorer lui-même et précipiter la mémoire de son parti dans la fange.

    3 - Les jaloux et les ambitieux :
    C’est une conséquence des institutions actuelles et de l’élection du Président de la République au suffrage universel, toutes les préoccupations des « partis de gouvernement » sont tendues vers l’horizon de cette prochaine échéance. Or, Jean-Luc Mélenchon n’est plus dans la première jeunesse. Il aura 76 ans en 2027 ; Il n’est certes pas tenu de sortir encore du « jeu politique », mais il est normal qu’il s’y prépare tout de même. On ne sort pas du chapeau comme cela un candidat qui fait le poids. Cela se prépare longtemps en avance. La succession de Jean-Luc est donc ouverte et quelques lauréats se pressent au portillon, disposés à marcher sur la tête de qui lui fait ombrage.

    Dans cette catégorie il y a bien sûr tout d’abord la très bruyante Sandrine Rousseau, non, pas la femme mais l’Erinye qui ne cache guère ses ambitions. Celle-ci n’a pas de mots assez durs pour son coreligionnaire en politique et collègue parlementaire, et s’affiche sur LCI avec un « violentomètre », un outil en carton prétendument de prévention et d’évaluation des violences conjugales dont la fiabilité scientifique est à peu près du niveau de ce qu’est le zodiaque pour prouver l’existence de Dieu. Cette « hommephobe » est ravie de bousculer ainsi un individu du « genre » des mâles dominant » en même temps qu’un « mec » qui lui fait de l’ombre. Le jeune et brillant député Quatennens étant, nous l’avons dit, un des mieux à même d’assurer la relève de Jean-Luc, le neutraliser c’est augmenter ses propres chances.

    Dans cette catégorie il y a aussi, le « doux », « tranquille » et médiatique François Ruffin, le très sympathique député de la Somme qui le 16 octobre prenait un bain de foule dans la rivière humaine qui dévalait le Faubourg Saint-Antoine, et multipliait les « Selfies » avec ses fans et ses « rufinettes ». Plus surprenant, lui aussi s’est senti obligé de donner son coup de pied de l’âne, afin qu’il ne se redresse pas, à l’homme blessé déjà un genou à terre. Lui aussi a de la sorte tiré un coin du voile laissant entrevoir son ego surdimensionné et la force de l’ambition qui le meut qui est souvent la cause de tous les reniements.

    Mais au fond ? Car c’est le fond qui compte pour qui veut comprendre, avant ou à défaut même de juger.
    C’est quoi « la violence conjugale » ? Ce n’est pas nécessairement toujours la violence d’un seul des binômes du couple. C’est quelques fois et même peut-être souvent une « violence partagée ». Il faut distinguer entre un homme ou une femme, eh oui ça existe, violente ou violant, et un dérapage circonstanciel lors d’une dispute conjugale. Alors certes les enragées du féminisme s’appuyant sur la recommandation des psychologues ont hissé en dogme la théorie de la première gifle. Lorsque celle-ci signale la dérive violente d’un individu (homme ou femme) bien entendu il serait de bon sens de s’en éloigner immédiatement. Mais cela ne doit pas cacher que les choses sont parfois plus complexes et qu’un geste malencontreux dans certains contextes n’est pas toujours la preuve d’une violence chronique. On parle beaucoup en ce moment de « violences faites aux femmes » mais les violences faites aux hommes ça existent aussi. Les hommes s’en épanchent peu et portent moins souvent plainte car l’aveu de celles-ci rudoie leur égo, mais elles existent pourtant et probablement presque aussi nombreuses que celles faites aux femmes.

    Que fait un homme qui reçoit des coups de sa compagne ? Il doit se maitriser, ne pas répondre par les mêmes voies. S’il craque, s’il porte un coup quelconque, une gifle, si elle porte plainte, l’affaire sera entendue. Ce sera lui le compagnon violent. Personne n'est dans l’intimité d’un couple. Nul ne connait le contexte qui conduit parfois un homme (ou une femme) à donner une gifle à son partenaire.

    Adrien Quatennens a fait cela. Qu’elles que soit les circonstances il a eu tort. Son épouse a porté plainte. Le mis en cause a reconnu les faits et a plaidé coupable. La justice a statué, elle a infligé une peine proportionnée à la connaissance qu’elle a des faits et du contexte. Cette affaire doit finir là.

    Faut.il poursuivre éternellement un homme condamné et déjà Humilié par cet étalage médiatique de sa vie privée ? faut-il aussi le briser politiquement ? Ceux qui souillent, insultent, condamne sans vraiment savoir, prétextant d’un « principe » érigé en dogme, mais en vérité pour des motifs peu avouables, ne sont que des lyncheurs, de la pire espèce humaines, des personnes de mauvais aloi auxquelles il convient de n’accorder aucune confiance.



    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Dimanche 18 décembre 2022.
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