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  • NON A LA GUERRE !

    NON A LA GUERRE !

    Il ne s’agit pas là de d’abonder dans le pacifisme bêlant des « brebis » apeurées. Il ne s’agit pas là de dire non à la guerre par principe. Nous savons qu’il y a des « guerres justes » donc justifiées, par exemple celles que les peuples doivent faire pour se libérer d’un joug étranger ou intérieur. Il s’agit ici d’un « non à la guerre » circonstancié, « non à cette guerre-là » où les dirigeants occidentaux, Macron en première ligne, veulent précipiter la France, l’Europe et le Monde. « Non à cette guerre prétendument de défense de l’Ukraine », « Non à cette guerre contre la Russie ».

    Les raisons de refuser cette guerre sont multiples. Nous allons tenter de les exposer toutes au risque d’en oublier quelques-unes tant elles sont nombreuses.

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    Certes, nous n’en disconvenons pas, c’est la Russie sous la conduite du président Poutine qui a déclenché le 24 février 2022 la baptisée « opération militaire spéciale » en Ukraine, mais la guerre elle, avait commencé bien avant. En 2014 avec le coup d’État de la place Maidan soutenu par l’U.E. et les U.S.A., dont s’en étaient suivit les déclarations d’indépendance des Républiques de Lougansk et de Donetsk (séparatistes). L’agresseur en la circonstance c’était la coalition de l’impérialisme occidental sous la conduite des États-Unis.

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    A la suite des évènements de 2014 des négociations eurent lieu et un protocole en résultat sous le nom « d’accords de Minsk ». Celui-ci prévoyait un « statut de neutralité de l’Ukraine » et un statut spécial pour les Républiques séparatistes du Donbass. Or ces accords n'ont jamais été respectés et l’Ukraine maintenait son intention d’intégration à l’UE et à l’OTAN et poursuivait son agression militaire contre les Républiques du Donbass.

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    Le 7 février 2022 (17 jours avant le 24) eut lieu à Moscou une rencontre Poutine/Macron. « Vladimir Poutine veut obtenir « un changement profond de la politique de l’Otan, en particulier ce qu’on appelle la politique de portes ouvertes », à savoir la garantie que l’Ukraine n’entrera pas dans l’Alliance atlantique, a rappelé le président français. ». Si ce jour-là, Macron avait dit l’intention de la France de militer pour l’application des accords de Minsk et la neutralité de l’Ukraine Poutine n’aurait pas donné le feu vert à l’opération militaire. Mais Macron a agi en simple vassal des USA et de l’OTAN, il a dit, « Ce que ne peut pas lui donner l’Otan »,ainsi que le rapporte « Le journal « Le Parisien » (7/2/2022.) Il porte donc devant l’histoire une lourde responsabilité dans le déclenchement de l’offensive Russe.

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    La Russie ne veut pas d’une Ukraine intégrée à l’OTAN. Elle ne veut pas que l’Otan vienne installer des bases et des armes stratégiques à ses frontières. Cette volonté est vécue, à juste raison, par les Russes comme une agression ? Qui oserait dire que leur revendication de sécurité n’est pas légitime ?

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    L’armée Ukrainienne se serait effondrée depuis longtemps sans les aides financières, les fournitures d’armes et (d’hommes) de l’Occident. Soutenir ainsi l’Ukraine à bout de bras, s’impliquer de plus en plus directement dans la guerre est un calcul fou digne de psychopathes et de misanthropes dont il convient de stopper la fuite en avant.

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    L’argument qui est « d’aider l’Ukraine » ne tient pas. La paix peut être négociée et les hostilités cesser du jour au lendemain, des destructions ainsi évitées et des populations épargnées. S’enfoncer dans la guerre c’est au contraire condamner l’Ukraine à des dévastations considérables et à des pertes humaines importantes. En quoi cela serait-ce l’aider que de l’immoler ainsi ?

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    Le fond de la question est le suivant : C’est celui de « la domination planétaire », le « nouvel ordre mondial » comme ils disent, que les USA aspirent à instaurer sous leur sa gouvernance. Quel intérêt les peuples du monde, quel intérêt avons-nous, à la réalisation de ce rêve mégalomaniaque de « l’oncle Sam » ?

    Or celui-ci se heurte a deux réalités :

    A) Depuis la chute de l’URSS, fin 1991, les USA aspirent à démanteler la Russie une puissance qui leur fait ombrage. La chose leur fut aisée du temps d’Eltsine. le malade éthylique des années 90, prêt à vendre à l’encan la Russie historique, héritage des Tsars et de la Révolution. Avec l’arrivée au pouvoir de Poutine elles se sont à leur sens nettement compliquées. C’est d’ailleurs là leur véritable raison d’exécrer cet homme et de vouloir le diaboliser. Lénine disait déjà que sans la Révolution la Russie serait devenue une colonie des puissances occidentales.

    B) La puissance économique Chinoise qui se doublera bientôt d’une suprématie militaire menace aussi de contrarier ce dessein. L’alliance Chine/Russie est la hantise des USA, alors rêvent-ils de juguler la puissance nucléaire Russe séparément et rapidement afin de se retrouver dans le face à face fondamental avec la Chine avant que celle-ci n’est acquise la suprématie militaire. On le voit cette politique impérialiste des USA conduit immanquablement l’Humanité vers un nouveau drame planétaire. ?

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    Venir à bout de la Russie puissance nucléaire, certes, mais comment s’y prendre pour éviter un embrasement général ou un dérapage nucléaire ? Car les USA et l’OTAN qui veulent s’offrir la dépouille de la Russie ne veulent pas pour autant, pas tout de suite, d’une guerre mondiale et encore moins nucléaire. Leur solution, prendre la Russie au piège d’une guerre ruineuse au « finish » qui provoquerait la chute de Poutine alors remplacé par un avatar d’Eltsine ». Les aspirations de l’Ukraine à L’indépendance, l’intégrité territoriale de l’Ukraine telle que sortie de l’Union soviétique, la sécurité de l’Ukraine, tout ça c’est du pipeau dont les USA et l’Europe se contrefichent éperdument. L’Ukraine à leur sens est seulement le piège où ils comptent prendre la Russie afin de la réduire.

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    Une victoire des USA contre la Russie qui nous rapprocherait de l’affrontement fondamental Chine/USA ne ferait qu’accroitre le danger d’une guerre mondiale et d’une apocalypse nucléaire. Nous devons donc souhaiter leur défaite, et la nôtre par la même occasion, celle de notre propre impérialisme.

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    Une victoire des USA ce serait aussi une vertigineuse régression civilisationnelle. Pour ma part je ne souhaite pas l’avènement d’un monde où le fric, le mercantilisme, l’individualisme sans borne, s’empareraient de toutes les valeurs sociétales, morales, et culturelles du monde réduisant l’homme lui-même à l’état de marchandise et l’humanité au statut d’un vaste troupeau de pourceaux.



    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Vendredi 25 novembre 2022.
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