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  • COMMENT DOIT-ON ŒUVRER « pour et vers un avenir désirable » ?

    COMMENT DOIT-ON ŒUVRER « pour et vers un avenir désirable » ?

    C’est vrai, nous voulons tous « œuvrer pour et vers un « avenir désirable ». La formule est d’un vague si grand qu’elle ne dit rien de la nature de cet avenir là ni de la manière de l’atteindre, et comme dans les auberges espagnoles chacun est libre d’y mettre le contenu qu’il veut bien.

    Dans le contexte résultant de ladite crise sanitaire de nombreux groupes et associations se sont créés qui se proposent de « résister » ou plus simplement de « survivre » dans un environnement sociétal hostile, l’archétype en est les groupes « Solaris ». La tentation existe chez certains à « Réinfocovid » de réduire ainsi leur action à « 0rganiser (un monde) une vie différente fondée sur un retour à la nature, l’entraide et la solidarité ». Voilà certes des préoccupations tout à fait légitimes et louables mais qui peuvent, bien que justifiées, s’avérer tout à fait dommageables à la résolution de la question centrale.

    Accablé par la propagande officielle anxiogène c’est avec bonheur que nous avons entendues les voix dissidentes ou contestataires de Martine Wonner, Christian Perronne, Didier Raoult, Louis fouché et bien d’autres. Nous saluons particulièrement l’action du Docteur Fouché fondateur du réseau « Réinfocovid » et l’un des initiateurs du « Conseil scientifique indépendant. Leur parole et leur action ont permis de faire entendre une vérité alternative, de fonder la contestation de la politique « sanitaire et vaccinale », d’adosser à des fondements scientifiques la mobilisation populaire. Nous les en remercions. Mais si elle a servi à cela la vérité alternative est insuffisante seule à inverser le court des choses, à mettre en accusation les autorités politiques et sanitaires responsables de cette escroquerie et de la gabegie sociale et économique qui s’en suivent. Fut elle prouvée et incontestable, cette « vérité » est incapable de se faire entendre car insuffisante, ou pour mieux dire inadaptée à la solution du problème posé. Pour cette raison toute simple que le problème n’est pas sanitaire mais politique et économique.

    En effet, ce que la vérité officielle a baptisé « crise covid » n’était qu’une vaste cabale. Pas véritablement une affaire de santé publique mais une titanesque opération financière de concentration du capital international et de contrôle des populations. Ainsi toutes les preuves scientifiques accumulées de l’ineptie officielle ne peuvent venir à bout de changer le cap d’une politique anti-populaire délibérément agressive. Seule la mobilisation populaire massive est de nature à en venir à bout.

    De telle manière que les réponses qui consistes à s’inventer un monde « alternatif » ou « parallèle » à la marge du monde réel, si elles ne se double pas de l’action centrale pour changer de monde, s’avéreraient être en vérité des réponses démobilisatrices et capitulardes. Démobilisatrices si elles invitent leurs membres à se retirer du combat central et ne se concentrer que sur leurs « bulle » et action locale. Capitulardes si cette volonté de s’installer dans les anfractuosités du monde officiel est une façon aussi de lui faire allégeance.

    Au total il s’agirait de se préserver soi-même, de chercher une niche à la marge de la société, de se terrer, de faire son propre trou, de se « cagotiser » ou « mormoniser » et de se fiche éperdument du devenir réel de nos sociétés humaines.

    Alors oui, des groupes d’entraide, d’échanges, de solidarité, pourquoi pas. Ce qui le peuvent, car tous ne le pourront pas, ont raison de songer à leur sauvegarde, de s’organiser, de réinventer leur mode de vie. Mais si cela est possible au monde de la ruralité cela est bien plus problématique dans le monde urbain. Que fait-on dans ce schéma de ces millions de gens qui souffrent sous le joug d’un système terrifiant ? On les laisse « à leur merde » ? On les laisse à leur désespérance. ? On s’échappe, on se met en marge, c’est le sauve qui peut, « le reste on n’en a rien à foutre ? », « qu’ils crèvent ? »

    Cette recherche d’un monde parallèle, si elle ne pose pas le problème du changement de modèle social, peut ainsi s’avérer être aussi la réponse égoïste et isolatrice d’une petite fraction de la société.

    Une telle possibilité me révulse. Pas vous ?

    Sans compter que ce calcul est vicié. Le système étant ce qu’il est peut tout à fait tolérer l’existence à sa marge de ces « Cagots » contemporains dans la mesure où ils constituent un « Sas » de décompression sociale et contribuent de la sorte, quoique bien malgré eux, à assurer la pérennité du système. Mais la tendance lourde du capitalisme libéral étant de s’emparer de toutes les sphères de l’activité humaine, il peut tout aussi bien à tout moment décider de digérer ce monde marginal, de se l’approprier et ainsi de le faire disparaitre.

    Alors oui, je le répète, les « cagots » contemporains que ce monde tend a faire de nous ont raison de vouloir se préserver mais à la condition expresse qu’ils ne renoncent pas à la mobilisation centrale pour la fondation d’un modèle social nouveau. Renoncer à combattre ce monde c’est capituler ! Renoncer à le changer c’est lui faire allégeance.

    Des groupes de solidarité locale, pourquoi pas ? Mais il faut surtout et avant tout s’organiser et se mobiliser tous ensemble en un vaste mouvement populaire de transformation sociale afin de relever le défi politique central.

    Nous ne voulons pas d’un monde à la marge, nous voulons un monde nouveau

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    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Jeudi 4 août 2022.
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