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  • UN DIMANCHE NOIR

    UN DIMANCHE NOIR

    Macron est aux anges après un quinquennat de sévices contre les français, les français l’ont réélu tout de même.

    Mélenchon est content, il a évité « le pire à son sens », la victoire de Marine Le Pen.

    Jadot est content

    Zemmour n’est pas très fier de lui en siphonnant au premier tour des voix à Marine Le Pen il l’a empêché de sortir en tête de celui-ci ce qui eut assuré sa victoire au second.

    Mais le peuple lui est à la peine Il a été bafoué, trompé, trahit, insulté, moqué et encore une fois roulé dans la farine, contraint d’élire l’homme qu’il exècre.

    Le peuple voulait virer Macron. La chose était plus que possible. Mais voilà que « la gauche » prétendument anti libérale, communiste en tête se précipite au secours du commis des banques et de la finance internationale. Paradoxe ? Même pas. Il y a quarante ans en vérité que « La Gauche » en larbin exemplaire sert fidèlement les intérêts de ses maitres.

    Cela fait 40 ans que « la gauche » trahit le peuple, ses espérances, ses intérêts sa mémoire, ses acquis, se donnant comme mission l’accompagnement de la régression dans le maintien de la paix sociale. Ce sont ces trahisons, qui ont fondé la montée en puissance du Front National devenu « RN ». La preuve la plus éclatante en étant le basculement massif dans les années 80 de l’électorat communiste vers le vote « FN ». Le vote Le Pen ce sont les politiciens de gauche qui l’on fabriqué à force de parjures, de perfidie de compromissions et de reniements successifs. Et à présent, quand ce vote atteint un niveau tel qu’une victoire le Peniste devient de l’ordre du possible, ils ne trouvent comme réponse que d’insulter le peuple (extrême droite », faciste, nazillon ») qu’ils ont bafoué, le rendant responsable de leur propre perfidies, ils n'ont de réponse qu’une nouvelle trahison pire que les précédentes.

    Le peuple a souffert, le peuple hait Macron, le peuple veut se débarrasser de Macron. Si Mélenchon avait été qualifié pour le second tour, il ne fait pas l’ombre d’un doute que tout se peuple qui hait le tyran se serait coagulé sur le vote Mélenchon pour virer Macron. Ça n'a pas été le cas. Mélenchon est arrivé en troisième position, oh, pas de beaucoup il est vrai, mais c’est la règle, inique je vous l’accorde, et il n’a pas figuré au deuxième tour de cette élection Présidentielle. Était-ce une raison suffisante pour punir le peuple ? Pour le priver de la joie de « virer l’arrogant », lui imposer de réélire lui-même son bourreau ? De réinitialiser un cauchemar de cinq au moins.

    La « Gauche » avait là une occasion de se régénérer, de reprendre langue avec le peuple. Elle a préféré, perchée sur le tas de fumier du bilan macronnien, se camper haut sur ses ergots idéologiques, choisit d’invectiver, d’insulter le peuple. Mettre dans l’urne un bulletin Le Pen pour virer Macron ce serait être « Fasciste », « d’extrême droite », « confusionniste » ce serait adhérer à l’idéologie raciste. Ha mais que vont-ils dire aux Martiniquais et aux Guadeloupéens qui ont voté en masse Marine Le Pen, que ce sont des fascistes et des racistes ? L’exemple Antillais soufflette leur certitudes et leur arrogance et met à nue toute l’absurdité de leur position.

    Mettre dans l’urne un bulletin Marine Le Pen pour virer Macron ça n’était et ça reste qu’une manifestation de colère déterminée, l’expression d’une revendication légitime, porté durant trois années par le mouvement des Gilets-jaunes et le mouvement social, de se débarrasser de cet homme méprisant qui a fait tant de mal au peuple et à la France.

    Alors je sais, rendus à l’heure fatidique certains ont, décidé de trahir leurs amis et le peuple, de sauver le tyran d’une « Bérézina » électorale. Que ceux-là se garde de leurs airs condescendants et de leurs leçons de morale politique. Ils n’ont pas fini de mesurer le désastre que leur nouveau reniement va nécessairement engendrer. C’est sur eux, pas sur nous, que va retomber bientôt le terrible jugement du peuple.

    Le divorce qui séparait « la gauche » d’avec le peuple était déjà grand ? Avec cette dernière épreuve il va être colossal. Parce qu’elle n’a pas voulu prendre le risque d’une victoire électorale de madame Le Pen, « la gauche » a pris celui d’une montée en puissance encore plus grande, et même d’une radicalisation, du RN (ou de l’extrême droite en général) nourrit par la rancœur, la désespérance et la colère populaire.

    Monsieur Mélenchon croit probablement avoir réalisé « un bon coup » en faisant acte de candidature au poste de premier ministre. Il s’est tiré lui-même une balle dans le pied. Il s’est déconsidéré. Mélenchon, premier ministre du tyran, pensez un peu ? Il a mis a nu sa véritable nature de politicien opportuniste et dévoilé le peu de cas qu’il fait en vérité des souffrances et des aspirations du peuple.

    A l’heure des terribles réformes de Macron, qui nécessiterait une opposition offensive ce qu’il parait offrir c’est « l’Union Nationale », c’est d’être l’homme qui fera avaler des couleuvres au peuple.

    Ceux qui comme moi ont voté Mélenchon au premier tour contre Macron, se sont sentis floués et même insulté par cette proposition.

    Décidément, ce dimanche 24 avril 2022, restera dans l’Histoire comme le « Dimanche noir » de la démocratie française (enfin, ce qu’il en reste.)



    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Lundi 25 avril 2022.
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