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  • RÉPONSE A MADAME SOPHIE

    RÉPONSE A MADAME SOPHIE

    Premièrement répondrais-je, un e-mail n'est pas un contact direct et vous êtes libre de ne pas le lire, voire même de l’effacer sans l’avoir lu.

    J’ignore là de quoi vous parlez. Je ne me suis jamais pour ma part prêté à une quelconque « querelle d’égo ». Celles auxquelles je me suis mêlé parfois sont toutes lourdes de sens et de réalité politiques. Sur ce point je pourrais vous répondre plus précisément si vous vouliez bien me préciser à quoi vous faites allusion.

    Si je comprends bien ce que je crois comprendre vous ne partagez pas les points de vue que j’ai défendu sur « la crise sanitaire » ; C’est votre droit le plus strict. Je n’en dirai non plus pas d’avantage sur ce sujet sur lequel vous restez dans le vague complet ;

    Vous émettez l’idée que nous aurions cessé de vous envoyer nos courriers parce que vous aviez exprimé un avis contraire. Non madame ! Nous ne sommes pas de ces petites gens qui ne s’adressent qu’aux convaincus, quand nous débattons c’est pour convaincre, et pour convaincre il faut s’adresser à tous. Je ne sais qu’elle est la raison exacte de cette cessation de communication, ce n’est pas en tout cas celle que vous suggérez. La pusillanimité n’est pas au nombre de « nos valeurs ».

    Soit, vous avez probablement raison sur ce point Madame. S’il doit y avoir des « victimes de l’extrême droite » ce seront en tout premier lieu les « sans voix ». Mais ne sont-ce pas eux précisément qui ont déjà été durant cinq ans, les premières victimes de l’extrême droite mondialiste macronnienne ? Si bien que le choix pour ceux-là, entre un « bourreau » ou l’autre, n'a peut-être pas la même signification que pour vous.

    J’appelais à l’abstention en 2017, dans l’idée de réduire à peau de chagrin la légitimité de celui dont j’avais caractérisé l’élection alors possible « de pire scénario » (5 mai 2017) ou, de « plus grand danger de la France ». Qui aurait l’indécence de contester sur cette affaire ma grande perspicacité. Pas vous bien sûr, j’en suis certain. Mais cinq années se sont écoulées, cinq années pénibles où monsieur Macron s’est concocté un bilan terrifiant. Aujourd’hui, admettre que cet homme, même mal élu puisse faire un deuxième quinquennat, relève de l’aveuglement si ce n’est de la folie suicidaire. Et pour ceux qui se sont battus durant cinq ans contre ses politiques et ses brutalités en tout genre, cela est pire : de la trahison à l’égard de leurs coreligionnaires d’hier et de la complicité avec le tyran pour les victimes de demain.

    Quant à la thématique, « élections piège à cons », sauf à avoir mal lu, vous devrez admettre qu’elle est plutôt bien choisie. Il ne s’agit pas d’une généralité, mais d’une allégation ciblée sur les élections du Président de la République au suffrage universel et le piège qu’elles constitue pour un électorat qui n’a d’autre alternative que de valider par un vote volé la cooptation d’un homme choisit ailleurs et par d’autres.

    Il ne s’agit pas de contester « les élections en général » mais bien celles-ci qui fonctionnent comme des pièges. Dès-lors la bonne réponse n’est pas nécessairement de se tenir à l’écart du suffrage (abstention, vote blanc ou nul), mais de « casser le piège » dans lequel il s’exprime.

    Je n’ai rien à confirmer du tout en ce qui concerne ma négociation avec « Des tours et des Lys », puisque je l’ai toujours clairement revendiqué. Je dois toutefois apporter un petit rectificatif à votre version, je n’ai pas négocié la « tête de cortège » j’ai négocié « la paix » des manifestations. Je n’ai rien vendu, et surtout pas mon âme.

    Par votre conclusion « vous confirmez aujourd’hui les raisons de ces accusations », vous vous livrez là à une insinuation insultante à mon égard. Ni cette négociation, ni l’usage de l’outil électoral pour tenter de chasser Macron, ne sont de nature à rien changer à ce que je suis et à mes convictions.

    Votre rhétorique d’ailleurs, « antix-vax », « néo nazi tourangeaux », trahit votre véritable nature. Vous n’êtes pas madame la gentille citoyenne choquée par un « appel à voter Le Pen ». Vous êtes très probablement une de ces Erinyes engagées auprès des hystériques tourangeaux de l’UCL ou du collectif antifas ».

    Et dans la même veine de la même rhétorique : « On ne parle pas avec l’extrême droite on la combat » scandez-vous ? Je l’ai « combattu » probablement longtemps avant vous et peut-être, qui sait, avant que vous ne soyez né. Quand aux combats de demain, les vrais, pas les imprécations, pas les injures, je serai si l’âge me le permet encore aux avant-postes comme toujours. Les « antifas vociférateurs » on verra sur pièce le moment venu

    Je milite madame, sur les ronds-points les places et partout ailleurs, je ne me « pavanes pas ». Or, cela demande beaucoup de temps de sacrifices et d’efforts. Peut-être en faites-vous autant pour d’autres causes que vous croyez plus justes ? Quant à appeler à « voter le Pen », vous hallucinez madame, cherchez bien, nous n’avons jamais rien fait d’autre qu’appeler à battre Macron.

    Vous savez que vos arguments ne sont pas très fiables, c’est probablement pourquoi à la rhétorique vous ressentez le besoin d’ajouter « la blessure » : « Vous êtes une honte pour les sans voix ! » assenez-vous. Vous ne me blessez pas madame, je vous pardonne, je suis seulement navré pour vous

    .


    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 24 avril 2022.

    ANNEXE: Lettre intégrale de Sophie,

    Monsieur,
    Premièrement, je ne vous permets pas de me contacter aussi directement.
    J'ai été abonnée à votre liste de contact du temps des Gilets jaunes, je n'en ai retenu que votre ridicule querelle d'égo dont nous vous nous avez imposé le piteux spectacle dans nos boites mail.
    Puis, vos réflexions sur la crise sanitaire, cela dit, dès lors que j'ai exprimé un avis contraire, je n'ai plus reçus de mails… peut-être l'ai-je demandé à ce moment là, je ne me souviens plus.

    Par ailleurs, pour quelqu'un qui ose s'annoncer comme "La voie des sans-voix" je suis profondément choquée que vous appeliez à voter pour Marine Le Pen.
    C'est précisément les sans voix qui seront les premières victimes de l'extreme droite au pouvoir !
    Que vous appeliez à voter blanc, ou à l'abstention, pourrait tout à fait s'entendre, et pour le coup cela serait beaucoup plus en lien avec la thématique "élections piège à con".

    J'ai vu tourner cette pétition pour vous défendre des accusations d'avoir négocier les têtes de cortège anti-vax avec les neo-nazi tourangeaux.
    Vous confirmez aujourd'hui les raisons de ces accusations.

    Vous vous pavanez militants de l'Union populaire et vous appelez à voter Le Pen sur les rond-point.
    Vous êtes une honte pour les sans voix !

    On ne parle pas avec l'extrême droite, on la combat !

    Sophie ....
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