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  • LA FIERTÉ DE EUX QUI NE SE RENIENT PAS

    LA FIERTÉ DE CEUX QUI NE SE RENIENT PAS


    J’ai écrit clairement dans 3 articles successifs, celui-ci sera le quatrième, que l’essentiel est de sortir Macron, et que pour la réalisation de cet objectif il ne faut pas craindre de déposer un bulletin Le Pen dans l’urne.

    Moi qui ai, il n’y a pas si longtemps, été étiqueté « fasciste », « rouge brun » ou « confusionniste », par certains ignares hystériques, m’attendais, vous le devinez bien, à une déferlante d’insultes et d’imprécations après cette « audacieuse » prise de position publique.

    N'était-ce pas offrir moi-même à nos experts en « fascisme » la preuve de leur perspicacité ? En recourant au bulletin Marine Le Pen pour sortir Macron, ne faisais-je pas l’aveu de ma perdition idéologique ?

    Surprise ! Pas un mot, pas une injure, pas une insulte, pas une imprécation. Rien ! Silence, mer d’huile, calme plat sur la toile.

    Bon, je ne suis pas idiot. Je sais bien qu’il ne s’agit là que de ces silences qui précèdent les tempêtes. Je sais bien que je « ne perds rien pour attendre ». Je sais bien que leur haine sera d’autant plus acerbe qu’ils ont été obligés de la différer. Mais, pourquoi précisément la différer, pourquoi se taisent-ils ? Pourquoi se silence ? Pourquoi cette attente ?

    Parce qu’ils savent que je n’ai pas la langue dans la poche. Parce qu’ils savent à présent l’encre jaculatoire de ma plume. Parce qu’ils savent lorsqu’ils m’assailliront d’injures à propos du bulletin Marine Le Pen que j’aurai mis dans l’urne, que je fustigerais en retour leur trahison de leurs idéaux et de leurs propres amis, cette aide, directe ou indirecte, donné à la réélection de monsieur Macron. Que je vilipenderais leur reniement honteux. Que j’agonirais leurs reptations dégoutantes dans la fange du mensonge et de l’ignominie, que je flagellerais leur scélératesse et que j’aurais l’oreille attentive de ceux qu’ils ont bafoués.

    « Gilets-Jaunes ils étaient ?

    Ils se plaignaient que la lutte contre le mensonge et la dictature sanitaire, pour la défense des libertés contre la dérive totalitaire, confisquait l’oxygène des luttes sociales ?

    « Invisibilisait » les « revendications des gilets jaunes.

    Sans la moindre crainte des contres vérités, ils nous traitaient « d’antivax », de « confusionnistes », « d’extrême droite ».

    Ils voulaient « reprendre la rue à l’extrême droite ».

    Pour la défense des « vraies revendications Gilets-Jaunes »

    « Fasciste moi » ils me dénonçaient en place publique.

    Nous nous battions contre Macron et la dictature sanitaire à l’œuvre.

    "Paranos" ils accordaient déjà la priorité à la lutte contre « le danger fasciste », tellement présent dans leurs têtes malades. Eh oui, il fallait bien préparer les esprits. Élire le fascisme « danger le plus imminent » afin de justifier à priori l’appel prochain à voter Macron pour faire barrage au fascisme.

    La trahison vient de loin.

    Ils savent que je dirais tout ça, et que ma voix vibrera aux cœurs des « amis » bafoués qu’ils ont trahit et humiliés. Je sais déjà, au soir même du 24 avril, les larmes amères, de tous les bafoués qui les maudiront,pour le cas ou Macron serait reconduit. Voilà pourquoi, pour se ruer sur moi ils attendront l’issue du 2ème tour des Présidentielles, quand la dénonciation de leur félonie ne sera plus en mesure d’en réduire les conséquences.
    Je n’ai pas peur. J’aurais mené jusqu’au bout le combat pour sortir Macron, et j’aurais au cœur la fierté de ceux qui ne se renient pas.



    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Mardi 19 avril 2022.
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