• bouton partage

  • Allocution. Manifestation du 23 ocyobre à Tours.

    ALLOCUTION A LA MANIFESTATION DU 23 OCTOBRE A TOURS

    Depuis le 17 juillet la manifestation à Tours est unique, unitaire, et solidaire. Apolitique et a-syndicale elle est un lieu d’expression de tous les citoyens qui défendent les libertés. Les libertés ne sont la propriété de personne en particulier, ni de droite ni de gauche. Elles sont le bien commun de tous les citoyens et tous sont légitimes à les défendre. Tel est le message des manifestants de Tours à toute la France, à tout le peuple de France, à toutes les métropoles françaises

    Apolitique et a-syndicale, cela ne veut nullement dire que les citoyens militants politiques ou syndicalistes ne sont pas bien venus dans les manifestations. Au contraire ! nous les y invitons tous car ces manifestations sont celles de tout le peuple.

    Des militants politiques et syndicaux il y en a déjà bien sûr de nombreux parmi nous. D’autres hésitent à nous rejoindre. Nous les invitons à le faire, car notre combat, nous le répétons, est celui de tout le peuple.

    Apolitique, et a-syndical, cela ne signifie pas non plus qu’en entrant dans la manifestation l’on doive renoncer à sa personnalité, à ses opinions ni à ses engagements particuliers. Cela veut dire simplement que l’on se coagule, un moment de l’Histoire au moins, dans un effort populaire prométhéen, pour se débarrasser ensemble d’un pouvoir honni.

    Depuis l’origine, nous avons défendu jalousement le caractère UNITAIRE de notre manifestation. La manifestation de tous les citoyens rassemblés, sans distinctions, ni politiques, ni philosophiques ni religieuses, contre le « passe-(sanitaire), pour la liberté vaccinale, pour la défense des libertés fondamentales : individuelles, collectives et démocratiques et pour la Solidarité avec les personnels "suspendues" depuis le 15 septembre : Soignants, Militaires et Pompiers.

    Nous nous battons contre le passe (sanitaire) ! C’est quoi le passe (sanitaire), C’est un passeport intérieur, c’est une entrave à la liberté de déplacement et de manifestation, c’est une entrave à la liberté du commerce, c’est la numérisation et la traçabilité en marche des individus, c’est l’invention d’un univers carcéral. Se battre contre le passe (sanitaire) et donc pour la liberté vaccinale, c’est en un mot se battre pour « LA LIBERTÉ »

    Sur mon chien gourmand et tendre
    Sur ses oreilles dressées
    Sur sa patte maladroite
    J'écris ton nom « LIBERTÉ ».

    Chacun connait ce poème célèbre. Son auteur, Paul Eluard qui était communiste l’a écrit en 1942 aux heures noires de l’occupation. En ces temps la liberté était une valeur communiste que beaucoup de militants ont écrit en lettres de sang sur les murs de leurs cachots, sur les chemins des combats, dans les sentes des maquis,

    Il existe un Walhalla pour les héros, c’est celui de la mémoire humaine. Je les y ai ouïe pleurer de rage et de honte : « fils disaient-ils :-cessez de vous lamenter que « la droite tient le haut du pavé » et prenez humblement la place qui est la vôtre dans ce combat actuel de la liberté.

    Certains nous reproche de « focaliser » notre combat, contre le passe sanitaire et contre la dictature du même nom, dans le temps ou les prix des carburants flambent à la pompe, où ceux du gaz et de l’électricité s’envolent, quand se poursuit l’offensive antisociale, la casse des services publics, la liquidation des acquis sociaux,(réforme du chômage, des retraites » casse des statuts, précarisation et "ubérisation" des emplois), la dislocation de notre système de santé, la liquidation de l’hôpital public, la mise en pièce de notre modèle social, la mise en faillite de la Sécurité Sociale, le saccage de l’économie nationale, la braderie au privé et à l’étranger des fleurons de notre économie nationale.

    Bien sûr qu’il faut lutter contre la politique antisociale de ce gouvernement ………

    Bien sûr qu’il faut lutter contre la destruction des services publics

    Bien sûr qu’il faut lutter contre le démantèlement du patrimoine industriel de la France

    Bien sûr qu’il faut abroger l’inique réforme du chômage

    Bien sûr qu’il faut mettre en échec l’odieuse réforme des retraites

    Pour se libérer le galérien doit se débarrasser de son carcan et l’esclave de ses fers. Pour se libérer afin de pouvoir lutter contre la casse sociale le peuple doit se débarrasser de la terreur sanitaire qui le tétanise, des muselières qui lui imposent le silence, du passe (sanitaire) qui entrave ses mouvements et le prive de sa liberté d’action.

    Lutter contre la casse sociale, lutter contre le grand casseur Macron, lutter contre le passe Sanitaire pour la restauration des libertés, c’est en vérité le même combat je vous l’affirme.

    C’est un combat contre un pouvoir autoritaire, ferme et déterminé à servir jusqu’au bout les intérêts "antihumains" des plus grandes multinationales, des GAFAM, de Big-pharma. Un pouvoir que nul ne peut convaincre car il n’obéit pas aux lois de la raison mais à celles du profit de quelques-uns et de l’accumulation capitaliste insensé. Un pouvoir donc qui n’est pas à convaincre mais à vaincre.

    Tel est l’enjeu. Il faut manifester, toujours plus nombreux, plus déterminés et plus unis. Il faut manifester pour exister, gagner et convaincre. Mais il faut aussi, et peut-être surtout s’organiser, se mobiliser plus fort encore. A cette étape cela signifie surtout s’organiser, rejoindre par milliers les collectifs existants, en créer des milliers d’autres, et fédérer tous ceux-là dans un vaste et unique mouvement citoyen de défense des libertés.

    Certes, direz-vous, des gens par milliers, par dizaines de milliers, souffrent au présent des exactions et des crimes de ces tyrans. Des milliers de soignants, de pompiers, de militaires, sont suspendus de leur emploi, sans salaire, sans moyens de subsistance. Fut elle certaine, ils ne peuvent attendre, plusieurs mois ou quelques années la victoire du peuple sur les tyrans. Il faut les secourir immédiatement. Il faut les conforter dans leur refus, il faut les aider à résister. Non, cette solidarité-là ne sera pas un acte passif, elle sera au contraire le premier acte de notre contre-offensive. Le socle fondateur de notre résistance.

    Certes, nous-mêmes, nous tous, impactés par les mesures liberticides, qui ne pouvons plus accéder librement à la plupart des lieux et service vitaux, nous les « cagots » des temps modernes, avons besoin de nous organiser pour créer les circuits parallèles nécessaires à notre subsistance qui est la condition première et indispensable de notre résistance.

    Pour autant, nous n’allons pas « ad vitam æternam » vivre en marge de la société. Nous n’allons pas nous terrer dans des trous comme des lapins. Nous n’allons pas nous « mormoniser » ?

    Dans nos trous ou dans nos réserves nous ne serions d’ailleurs pas en sécurité pour autant. A la fin ils lâcheraient les furets pour nous en déloger, où viendraient nous y gazer.

    Non nous ne devons pas nous réfugier aux marges de la société. C’est la société qu’ils nous imposent qui est malade, malsaine et totalement inacceptable. Inacceptable, non pour nous seuls « les réfractaires », mais pour tous les citoyens du monde. Nous ne sommes que les premiers bataillons éveillés d’un grand peuple qui déferlera bientôt comme un tsunami sur l’horrible société qu’ils nous ont concocté. Ce n’est pas à nous de nous cacher, c’est à cette société-là de disparaitre.

    Nous en ferons une autre fondée sur le travail l’entraide et la fraternité.

    C’est pour cela aussi, et surtout, que nous devons nous organiser. C’est pour cela que notre nouvel ordre du jour est : S’ORGANISER !

    S’organiser pour abattre ce régime dictatorial et chasser le dictateur,

    S’organiser pour élaborer ensemble les règles et les structures d’une nouvelle société vraiment humaine.

  • bouton partage