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  • SUD A -T-IL PERDU LE NORD ?

    SUD A -T-IL PERDU LE NORD ?

    Introduction

    Sous ce titre énigmatique et à la fois si évocateur, se dévoile une critique franche et exhaustive du positionnement de SUD Education face à la mobilisation populaire actuelle contre le « Passe (sanitaire) et l’obligation vaccinale.

    Dans un communiqué du 16 août 2021 « la fédération SUD éducation » affiche en effet des positions aussi surprenantes que glaçantes émanant d’une organisation syndicale. C’est ce communiqué et les thèses qui y sont exposées que nous décortiquons ici.

    Mais en vérité l’objet de cette petite brochure est plus vaste. C’est par rebond la critique du positionnement, dans la crise dite du covid, d’une grande partie du mouvement syndical, tout au moins de beaucoup d’instances fédérales et des instances nationales de celui-ci, ainsi que la quasi-totalité des partis de la Gauche traditionnelle et même de « l’extrême-gauche »

    J’étais syndiqué à 15 ans et engagé politiquement à 16. J’ai milité toute ma vie dans ce que l’on appelle aujourd’hui « la Gauche » puis dans « la gauche dite radicale ou révolutionnaire ». Je suis imprégné de culture marxiste. J’ai participé, la plupart du temps en tête, à toutes les mobilisations sociales ou politiques de ce pays depuis mes 20 ans jusqu’à ce jour. Je ne pense pas être ……….. ; de collusion avec la droite ou l’extrême droite, même si certains fous sectaires ont vite fait, afin de se débarrasser des doutes que pourraient leur insinuer vos questionnements, de nous taxer de « rouge -brun ».

    Je suis droit dans mes bottes, fidèle à mes idées et à moi-même, et bien certain d’être tout à fait qualifié à formuler la critique acerbe que vous lirez ici de cette « gauche » à la dérive.


    P.S.

    SUD A-T-IL PERDU LE NORD ?

    1 - Vaccination contre l'extrême droite

    Le samedi 21 août 2021, à Tours, eut lieu un accrochage entre des éléments d'une certaine extrême gauche " hystérisée" et un groupe de jeunes manifestants classifié à l'extrême droite. Les « militants de gauche » tentèrent de disloquer la manifestation prétextant qu'ils ne pouvaient pas manifester avec l'extrême droite. La manœuvre fit long feu. Les provocateurs furent mis en échec. Les citoyens mobilisés contre le « Passe-Sanitaire » de Macron et l'obligation vaccinale poursuivirent leur manifestation dans le calme, la dignité et l'unité, sans discrimination politique.

    Le lendemain, un militant local connu ici surtout comme animateur de « Radio-Béton », mais aussi comme militant de l'UCL (Union des communistes libertaires), du syndicat SUD et « Gilet-jaune », fit une intervention édifiante sur cette radio locale. Un ou une amie, stupéfait(e) de ce qu'il avait entendu m'alerta et m'incita à lui prêter une oreille attentive. Ah oui, en effet, il y avait de quoi être surpris et même terrifié. Le discours apparaissait comme une déclaration de guerre au mouvement populaire contre le passe-sanitaire et l'obligation vaccinale.

    Je crus d'abord qu'il s'agissait d'une dérive sectaire comme celles auxquelles ce garçon nous a habitué depuis 3 ans. Je mis cette folie d'abord sur le compte de l'UCL, un petit groupe politique de quelques dizaines de militants, et de son leader local. Ce groupuscule a largement contribué, partout où il existait à la création des syndicats SUD. A travers Sud il a gagné, il faut bien le dire, en influence dans certains secteurs. Et c'est par ce biais que j'expliquais qu'en certains lieux, SUD « noyauté » colla aux thèses sectaires de l'UCL.

    Mais on vient de me faire parvenir un communiqué de presse, émis le 16 août 2021, (donc 5 jours avant l'incident lors de la manifestation à Tours) émanant au plus haut niveau du syndicat « SUD éducation » qui ne laisse aucune place au doute. La folle dérive sectaire n'est pas un phénomène circonscrit à Tours et à Saint-Pierre des Corps, c'est une orientation syndicale nationalement et pleinement assumée.

    Qu'est-il écrit dans ce communiqué de presse ? (Nous reproduisons le texte intégral de celui-ci en annexe)

    L'intitulé en lui-même, en rouge de surcroît, en est hallucinant : « Pour la vaccination contre l'extrême droite ». J'avais cru comprendre selon les oukases de Macron et Véran et les explications embrouillées et contradictoires de Delfraissy que cette campagne de vaccination était faite contre le coronavirus responsable du « Covid 19 ». Voilà donc que Sud éducation veut nous vacciner contre l'extrême droite.

    Ce n'est, me direz-vous, qu'une maladresse rédactionnelle. « Pour la vaccination, » virgule, « contre l'extrême droite » Mais non ! Je l'affirme tout net, ils ont voulu faire de « l'esprit » « du deuxième degré» tout comme il y a des lapsus révélateurs, il y a des maladresses rédactionnelles significatives. Vous l'allez-voir.



    2 – Campagne de vaccination massive


    Ils écrivent sans ambage que « SUD éducation porte depuis le début de la crise sanitaire ses revendications pour la santé des personnels et des élèves et notamment la mise en œuvre rapide d'une campagne de vaccination massive » décidément, croient-ils pouvoir jouer aux plus fins avec les mots ?

    « Vaccination massive » qu'est-ce à dire ? N'est-ce pas l'autre appellation « pudique » ou plutôt « honteuse » de la vaccination obligatoire ? Eh oui, c'est cela même. Certes ils n'osent pas le dire tout net, en langage franc. Ils ont trop peur de se faire étriller. Alors ils tentent de dire la même chose à mots couverts.

    Ils militent ainsi carrément contre « la liberté vaccinale », contre leurs collègues qui refusent de se faire « injecter ». Syndicalistes ces gens ? Ils devraient être en mesure de défendre leurs amis qui refuseront d'être vaccinés. Mais comment le pourraient-ils s'ils militent pour la vaccination de masse ? En invectivant les réfractaires « tu n'as qu'à te faire vacciner ! » en en ajoutant une épaisse couche aux dispositifs coercitifs du gouvernement ?

    Sud éducation porte donc « depuis le début de la crise sanitaire ses revendications pour la santé des personnels et des élèves et notamment la mise en œuvre rapide d'une campagne de vaccination massive ». Ils militent ainsi ouvertement pour la vaccination des enfants lesquels ne sont pas concernés par cette maladie. Ils le font au détriment des parents qui s'y opposent. Ils pourraient au moins respecter la divergence, l'opinion d'autrui, « la liberté » ! Pas même, ils sont en cette affaire les acolytes du pouvoir, ils dictent leur volonté, on a qu'à se plier ou rompre. Ah, fichtre donc, les jolis démocrates que voilà.

    Ils se pressent sans état d'âme au secours de la politique du gouvernant. Ils font même mieux (ou pire) ils courent devant :« Nous connaissons malheureusement la capacité du gouvernement à faire des annonces qui sont insuffisamment mises en œuvre ». Les voilà « conseilleurs », ils font de la surenchère,. Ce qu'ils reprochent au gouvernement, ce ne sont pas ses méthodes liberticides et coercitives, c'est son manque de détermination et de zèle.

    « Les atermoiements du gouvernement ont retardé la campagne de vaccination. ». Macron confisque les libertés publiques les plus fondamentales, les plus élémentaires avec l'intention de nous obliger à nous vacciner tous, fusse contre notre volonté, et eux, lèche-bottes osent affirmer qu'il manque de détermination.

    Ils se sont fait les complices du « gouvernant » Il ne convient pas en effet de dire du gouvernement, il n'y en a plus que nominal. Macron, « le gouvernant », gouverne seul, flanqué d'un « conseil de défense » et d'un « Conseil scientifique ». Ils se sont fait les supplétifs de la dictature politique qui se dissimule derrière des prétextes sanitaires. Et par le même mouvement ils sont devenus les « VRP » des laboratoires qui empochent des centaines de milliards, et siphonnent les avoirs de notre sécurité sociale. Ils vont bien sûr tenter de dissimuler leur infamie avec des mots. Sous un « salmigondis » à prétention radicale, prétendument « de gauche , et « progressiste ». Lisez plutôt : « Enfin, pour développer au mieux la campagne de vaccination, il est indispensable que soit mise en œuvre au plus vite la levée des brevets des vaccins et le transfert des techniques de production des laboratoires vers les pouvoirs publics au plus vite ».

    Tout d'abord que les brevets soient ou non dans le domaine public, qu'est-ce que cela change à l'inacceptabilité de l'obligation vaccinale du covid ?

    Ensuite, prétendue revendication en effet. Car voilà des Labos », voilà des « GAFAM », voilà un système financier international qui se mobilisent pour ponctionner et s'approprier, via lesdits « vaccins », toutes les « plus-values » de la planète et auxquels ils demandent poliment de renoncer à une part de leur butin alors même que par leur propagande pro-vaccinale ils sont devenus des larrons, de bas étage certes, mais des larrons tout de même de cette grande « Camorra ». Comment croire que cette revendication soit autre chose, sous leur plume et dans leurs esprits, qu'un coup de « com » à l'adresse des plus naïfs de leurs militants ? Qui peut être assez niais en effet pour croire que de tels bandits accèderaient un jour quelconque aux revendications pleurnichardes de ces « poucets », leurs valets au demeurant ? Qui peut croire que « les pouvoirs publics », au service exclusif de cette « mafia du fric », et qui privatisent tout à tour de bras, jusqu'aux fonctions régaliennes des États, imposeraient un jour un « transfert des techniques vers les pouvoirs publics », manière alambiquée et « faux-cul » de parler de « nationalisations » ? Car « ces gens de gauche », « ces syndicalistes de classe » n'osent même pas prononcer le mot de nationalisation qui dans les sphères du capitalisme libéral mondialisé est un « gros-mot » dont ils ne veulent pas égratigner les oreilles chastes de leurs nouveaux maîtres.

    Et quand bien même, si par la conjonction inattendue de circonstances exceptionnelles cela se produisait tout de même, la marge des labos serait un peu réduite, mais la ponction et la concentration de la richesse planétaire dans quelques mains ne s'en poursuivraient pas moins à un rythme démentiel.

    Transformer la recherche et l'industrie pharmaceutique en « service public », pourquoi pas, c'est probablement une bonne idée. Mais il faudra au préalable pour qu'elle soit telle et réalisable, une gigantesque révolution sociale qui arrache le pouvoir aux féodalités financières internationales. Et ce n'est probablement pas en aidant celle-ci à réussir leur hold-up vaccinal qui va accroître considérablement leur puissance, que l'on prépare de tels lendemains.


    3 - Ignominie

    Lisez attentivement l'extrait qui suit de ce communiqué de presse de « SUD éducation »

    « Le passe-sanitaire n'est pas mis en œuvre dans les écoles et établissements. Le protocole sanitaire publié fin juillet introduit cependant le principe de l'éviction des seul-e-s cas-contact non-vacciné- e-s. Au vu du retard pris par la campagne de vaccination et de la proximité de la rentrée scolaire, il est illusoire de penser que l'ensemble des élèves pourrait être en situation d'être vacciné-e-s à la rentrée. Par ailleurs, ce sont dans les territoires les plus défavorisés que la vaccination est à ce stade, la plus faible : cette différenciation entre élèves vacciné-e-s et non-vacciné-e-s reproduirait des inégalités sociales déjà à l'œuvre. »

    Que remarquez-vous, une description des mesures, un constat des conséquences qui en résultent, un vague regret, pas même clairement formulé concernant les discriminations induites. Mais pas d'indignation, pas de condamnation, pas de dénonciation. Il va falloir exclure des élèves, soit. La seule chose qui parait préoccuper ces pseudos syndicalistes c'est de « botter en touche ». Ils ne veulent pas qu'on leur demande à eux de faire la « sale besogne », ils l'approuvent mais ils ne veulent pas se salir les mains. Que d'autres le fassent pour nous, c'est ce que dit la conclusion de cet alinéa :

    « Enfin, même si l'on n'a pas de précision à ce sujet, il ne serait pas acceptable que l'on exige des personnels de l'Éducation nationale de prendre en charge les missions qui seraient liées à cette mesure. »

    L'ignominie ne s'arrête pas là. Le communiqué réitère ici l'exigence d'une « campagne de vaccination massive », et lorsqu'il prétend dénoncer (et non s'opposer) « fermement(à) la mise en œuvre du passe sanitaire » c'est pour se lancer dans une diatribe hypocrite contre le gouvernement, une surenchère puante. « Plus royaliste que le roi », ce que Sud éduc reproche au gouvernement ce n'est pas toutes les lois et mesures liberticides dont celui-ci s'est rendu coupable, c'est d'en avoir fait trop peu, de ne pas être allé assez vite ni assez fort « En effet, le gouvernement n'a pas été capable d'organiser une vaccination massive de la population et fait payer son incurie aux travailleurs et travailleuses par un dispositif de contrôle, de surveillance et de contrainte généralisés. »

    Or, le « Passe, nommé, sanitaire » n'est nullement un moyen de « faire payer quoi que ce soit aux travailleurs, c'est un outil de coercition précisément fait pour obtenir par la contrainte la même vaccination massive que réclame SUD. Comment peuvent-ils décemment, à la fois reprocher au « gouvernant » « de ne pas avoir été capable d'organiser une vaccination massive » et lui faire grief de l'usage d'une mesure faite pour obtenir ce résultat. ? Allons donc, un peu de cohérence s'il vous plaît ! Ou serait-ce une façon tordue de dire qu'ils eurent préféré l'obligation vaccinale pure et simple ?

    Bon, il est vrai que le « Passe (sanitaire) », au-delà de sa fonction coercitive immédiate est aussi un outil de « marquage » et de contrôle permanent des populations ; un instrument diabolique au service d'un régime totalitaire. Cet aspect, à défaut de l'obligation vaccinale qu'il soutient, pourrait expliquer, peut-être à lui seul, l'opposition déclarée de « SUD éducation » au « passe (sanitaire) ». Pourtant, même cette opposition n'est pas si claire que ça.


    4 – Opportunisme.

    On peut admettre que le bien fondé du port du masque, des tests, des distanciations sociales et autres « gestes barrières », la vaccination elle-même soient discutables. Mais il n'y a aucune discussion possible sur la question du « Passe ». En cette affaire le seul rejet total est en l'occurrence acceptable.

    Beaucoup de gens vaccinés parce qu'ils se sont fait tordre le bras, mais pas seulement, des vaccinés aussi, consentants, sont opposés à cette mesure qui revient à mettre un « bracelet électronique » à chaque citoyen ainsi réduit au statut de repris de justice. Et ceux qui restent, qui ne sont pas opposés « au passe », n'ayons pas peur des mots, même s'ils sont blessants, sont nécessairement « du bétail abruti ». Alors bien entendu Sud éduc se déclare opposé au « Passe-sanitaire ». Mais c'est en vérité par opportunisme. Pour ne pas paraître aller trop à contre courant. Pour ne pas s'aliéner tout de suite toute l'opinion. Il leur faut garder une voix d'entrée dans les consciences s'ils ne veulent pas se voir refouler à la marge.

    D'où l'ambiguïté qu'ils entretiennent sciemment et par laquelle ils s'autorisent à prendre part aux manifestations, « Nous ne sommes pas dans le même camp, et il faut l'affirmer en refusant de sceller dans la rue des alliances de fait, par opportunisme. » Ou encore : « En conséquence, SUD éducation appelle les personnels de l'Éducation nationale à ne participer à aucune mobilisation orchestrée par l'extrême-droite ou acquise à ses idées nauséabondes. » Ils sont, on le voit, entièrement opposés à ce mouvement. Soit, ils en ont entièrement le droit. Mais alors, pourquoi certains d'entre eux participent-ils tout de même aux manifestations qu'ils dénoncent ? Serait-ce non pour les renforcer mais pour leur nuire ? On est en droit de se poser la question surtout quand on lit ceci : « nous avons la responsabilité de nous opposer à leurs manifestations ». Nous ne sommes plus là dans l'opposition passive « nous opposer à leurs manifestations » c'est-à-dire les combattre. Dès lors la présence de ces éléments infiltrés dans les manifestations populaires, bon enfant et pacifiques, du « mouvement anti-passe » prend tout son sens.


    5 – Où se révèle la paranoïa de l'esprit totalitaire.


    Combattre les manifestations « anti-passe » cela certes consiste en provocations et tentatives de dislocation. Mais cela bien entendu commence par des mots. Des injures, des mensonges, des raccourcis, des calomnies, des amalgames. On atteint alors les sommets de l'ignominie, à moins que ce ne soit les plus sombres cloaques de la mauvaise foi intellectuelle. Soyez attentifs :« Par ailleurs, il a (le gouvernement) par ses volte-face successifs, ses mensonges et ses approximations largement sa part de responsabilité dans la montée des thèses complotistes. »

    Nous y voilà donc. « Complotistes », c'est le sésame qui ouvre toutes les bondes de l'injure, c'est la première pierre qui autorise le lynchage intellectuel et médiatique. Mais qu'est-ce que ce mot et d'où vient-il ? Ce mot, d'ailleurs si mal approprié, est un néologisme maladroit. Il prétend en effet désigner des individus atteints de paranoïa qui voient des complots partout et en toute chose, qui expliquent l'Histoire comme une succession de complots. Mais tel qu'il est fait il ne devrait s'appliquer en vérité qu'aux partisans ou acteurs des complots. Or il est bien évident que ces gens ainsi improprement dénommés « complotistes » ne sont pas « partisans » du complotisme en tant que mode d'action, ni acteurs d'un quelconque complot. Ils en sont des détracteurs au contraire. Non complot-istes mais plutôt « complot-phobes » L'inadéquation sémantique et grammaticale du mot n'a d'ailleurs que peu d'importance. La propagande totalitaire ne s'embarrasse guère de ces fadaises. Seul le résultat compte. Il s'agit en la circonstance d'un outil de censure et d'écrasement de la pensée et de la libre expression. On ne lui demande pas d'être judicieux mais d'être efficace, c'est-à-dire destructeur. Voilà donc ici de prétendus syndicalistes qui s'emparent sans état d'âme de cet outil infâme, et le brandissent à la face de leurs contradicteurs comme les inquisiteurs brandissaient des crucifix à la face des « hérétiques ». Voilà donc que les syndicats SUD qui se flattent par ailleurs de « progressisme » sombrent en vérité dans une hystérie intellectuelle moyenâgeuse, digne du « Marteau des sorcières ».

    Une avalanche d'approximations d'imprécations d'injures et d'anathèmes, s'en suivront. :

    « Cette mobilisation laisse apparaître un discours individualiste et propre à l'extrême-droite alimenté par la peur du progrès, la défense d'un ordre « naturel » dans lequel seuls les plus forts survivent, l'écriture d'une post-vérité fantasmée et nourrie de récits complotistes et obscurantistes, des slogans et des symboles racistes et antisémites intolérables et criminels, des comportements oppressifs et LGBTIphobes, des appels à l'intervention de l'armée. »

    Point n'est besoin d'examiner chacune de ces insanités dans le détail. Il s'agit là d'une tirade purement idéologique et sectaire sans lien avec les sujets à l'ordre du jour. Cette avalanche de clichés empoussiérés et d'invectives malveillantes relève d'une technique « d'autodéfense » sectaire. Elle a une fonction interne surtout, permettre à cette entité sectaire de « faire la tortue » (romaine) de se fermer à l'influence extérieure, en se serrant, au prétexte d'une agression fantasmée, dans le cercle familial. C'est de plus un moyen aisé de se débarrasser du sujet, d'esquiver la question et d'éluder la réponse. Stratagème qui permet à SUD de ne pas même examiner l'information alternative et les avis contradictoires. « : la communauté scientifique indique unanimement que c'est (la vaccination) la seule porte de sortie de la pandémie. Le refus de voir, l'aveuglement volontaire, car chacun sait bien que cette « horrible » unanimité est loin d'être la réalité. « Sud » pouvait-il administrer une preuve plus éclatante de sa bêtise que ce refus même de voir et d'entendre ?

    Fantasmes, haine, projections, amalgames, ceux qui fréquentent les manifestations anti-passe se demandent quel rapport il y a entre ce salmigondis de clichés et de préjugés et la réalité qui est la leur, leur vécu.

    Il est certes possible que dans la masse des manifestants il y en ait qui puissent se reconnaître dans certaines de ces caractérisations. Mais cela est-il le mouvement tout entier ? Cela est-il l'esprit du mouvement ? Il est même possible que parmi nous certains manifestants aient des « idées nauséabondes », et alors ? Pour autant n'ont-ils pas le droit d'en avoir sur « la crise actuelle » sur « la confiscation des libertés ? Sur « l'obligation vaccinale » ? Sur le « Passe (sanitaire) » ? Les libertés, héritage de la Révolution Française ou des luttes ultérieures, sont, si je ne m'abuse, la propriété de tous les citoyens et résidents français, du peuple tout entier sans discrimination, de droite, de gauche, du milieu et même des extrêmes. Quelles que soient leurs convictions religieuses ou politiques par ailleurs. Tous les citoyens de ce pays sont légitimes que je sache à défendre les libertés. Qui peut contester une telle chose, à part des fanatiques peut-être, assez outrecuidants pour discuter le droit de tel ou tel à manifester ?
    Pour le coup ce sont les idées ici professées par SUD éducation qui paraissent empreinte d'un esprit insane. Ce sont celles-là qui paraissent dangereuses et nauséabondes, ce sont celles-là qui puent le totalitarisme à plein nez.


    6 – Les libertés individuelles sont-elles d'extrême droite ?

    C'est « au nom des libertés individuelles » que la mobilisation populaire actuelle, « mêle - nous dit SUD Educ - revendications anti-masques, anti-vaccination et toutes mesures de prévention à la critique du « passe sanitaire »

    « Au nom des libertés individuelles ». Doit-on reprocher quelque chose aux libertés individuelles et au fait de les défendre ? En quoi cela peut-il poser problème ? La phrase qui suit immédiatement est ainsi libellé : « Cette mobilisation laisse apparaître un discours individualiste et propre à l'extrême-droite ».

    Arrêtons-nous quelques instants à cette assertion selon laquelle le « discours individualiste » (serait) propre à l'extrême-droite » et un marqueur de son idéologie.

    Tout d'abord, il faut rappeler que le « discours individualiste » ne constitue en aucun cas une caractérisation pertinente de l'extrême droite contrairement à ce que semble affirmer ce texte. Il est récurrent. Il appartient à notre culture dominante actuelle. C'est le capitalisme libéral et non l'extrême droite qui en est le fondement. Mais il faut remarquer surtout que le texte du communiqué a ici incidemment glissé d'un concept à un autre du « au nom des libertés individuelles » il est passé « au discours individualiste » Ce n'est pas tout à fait la même chose. Ça n'est même pas du tout la même chose ! Malgré des ressemblances sémantiques.

    Le discours individualiste est celui qui hérisse l'individualisme en système. C'est un discours idéologique, égocentrique et asocial, contraire au demeurant aux réalités intangibles du monde, puisque celui qui le tient fait malgré tout partie de la société, et n'est tel qu'il est que par cette appartenance sociale.

    Quant aux libertés individuelles, loin d'être des marqueurs de « l'idéologie d'extrême droite » elles sont le matériau général, la quintessence de toutes les libertés.

    Il n'y a pas de libertés collectives, il n'y a pas de libertés politiques ni de démocratie sans le socle des libertés individuelles. Ou alors celles-ci ne sont que nominales et en trompe l'œil.

    La liberté d'opinion, ça signifie quoi si ce n'est d'abord la liberté de chacun de former sa propre opinion sur les choses ?
    La liberté d'expression, a-t-elle un sens si elle ne commence par la liberté d'expression de chaque individu ?
    La liberté de l'information signifie certes pour les partis, les groupes politiques, le droit collectif d'informer, de diffuser leurs idées, mais aurait-elle un sens si elle ne se fondait sur la liberté de chacun de choisir ses sources et de trier l'information qu'il reçoit ?
    La liberté de conscience, par où tout commence, est de façon incontestable une liberté individuelle.
    La liberté des cultes, qui comprend celle aussi de n'en pratiquer aucun, avant même d'être celle des communautés est nécessairement celle des individus qui les composent, d'adhérer ou pas à telle croyance ou aucune.
    La liberté du commerce est fondée sur la liberté individuelle, celle de deux individus de valider un « contrat » ensemble.
    La liberté de déplacement, même en groupes, ne se conçoit que sur la base du droit de chacun de se déplacer librement.

    Mais arrêtons là cette énumération qui met en lumière toute l'absurdité de la prévenance dont se pare le communiqué de « SUD éducation » à l'égard des « libertés individuelles » et de l'assertion selon laquelle le discours individualiste appartiendrait au lexique de l'extrême droite.

    En voulant ainsi pousser, via « l'individualisme », les « libertés individuelles » dans le camp de l'extrême droite, les auteurs du communiqué s'efforcent en vérité de justifier leur injustifiable refus de défendre « la liberté ».



    7 – Autojustification sectaire

    Complotistes : Extrême droite ! « Anti-vax », ! Sud use, on le voit, des mêmes invectives et des mêmes méthodes ignominieuses du gouvernement pour imposer le silence à leurs contradicteurs, tenter d'entacher et d'endiguer la contestation qui enfle.

    Non Philippot, bien qu'avec son mouvement « les patriotes » il occupe une place remarquée dans le mouvement anti-passe », n'en est pas la représentation toute entière. De nombreux citoyens culturellement de gauche, des milliers de travailleurs, salariés et syndicalistes et des Gilets-jaunes s'y pressent et en constituent la majorité écrasante. L'échéance du 4 septembre n'appartient pas à Florian Philippot en propre mais à ce mouvement contestataire tout entier.

    En faisant semblant de croire contre toute évidence que le mouvement anti-passe actuel, se réduit à Philippot, SUD s'efforce de s'illusionner. De ne pas regarder la réalité en face. Il a besoin de déformer ainsi les faits, d'assimiler tout le mouvement anti-Passe à l'extrême droite pour justifier son propre rejet, s'automotiver à le combattre. Les partis, syndicats ou mouvements qui tombent dans ce piège-là qui est celui de « l'autojustification » sont voués à s'écraser contre l'un des murs que l'histoire dispose au fond de chacune de ses impasses.

    Quant aux « mélanges » dont le mouvement serait coupable, entre les prétendues mesures de prévention qui étaient surtout déjà des dispositifs liberticides et « la critique (là encore ils évitent le mot rejet) du passe sanitaire », ce n'est qu'une invention fantasmatique des auteurs de ce communiqué abracadabrant. Toutes ces mesures sont parfaitement en lien avec le passe-(sanitaire) qui n'est que l'appellation honteuse de l'obligation vaccinale. Elles ont eu pour objet d'entretenir la terreur et la sidération populaire afin de faire le lit de la campagne de vaccination générale, comme un des buts du « passe » est de la finaliser.

    Certains n'ont pas voulu voir cela et ont contribué à répandre autour d'eux la terreur sanitaire qui créait les conditions d'une campagne vaccinale planétaire. Ils en gardent encore à ce jour comme stigmate un masque accroché sous le menton. Ceux-là qui se sont prêtés à cette mascarade et qui prêchent aujourd'hui « une campagne de vaccination massive », bien entendu refuseront encore de voir ce lien de causalité entre ces prétendues mesures de protection et l'ignoble « obligation vaccinale » à laquelle ils veulent nous contraindre.



    8 – Se poser les bonnes questions


    « Le mécontentement à l'égard du gouvernement est légitime, or l'extrême-droite s'en nourrit et l'utilise pour diffuser son idéologie réactionnaire. Ne la laissons-pas faire ! »
    Si, comme cela est dit ici, « Le mécontentement à l'égard du gouvernement est légitime, ». Par quelle raison l'extrême droite serait-elle interdite d'exprimer son propre mécontentement, et si cette expression lui est bénéfique dans l'opinion, (si elle s'en nourrit) ne serait-ce pas surtout parce que la critique sociale est inaudible ? Ce qui est regrettable en la circonstance, ce n'est pas tant que « l'extrême droite fasse son « beurre » de son opposition de droite c'est que le mouvement syndical et ceux qui s'auto-identifient de « Gauche » ne fassent pas le leur.

    Mais on le fait.... Protestent-ils !

    Non !... Le 19 août à Tours (Indre et Loire), trois fédérations syndicales CGT, FO et SUD solidaires appelaient ensemble à une manifestation « contre le Passe-sanitaire et la casse sociale. Trois fédés », des structures syndicales départe-mentales, tout de même ! 140 personnes répondirent à l'appel. 140 d'un côté, 3000 de l'autre dans les manifestations contre le « passe-(sanitaire) » et l'obligation vaccinale. Cela leur fait ombrage et parait les irriter. « Ne la laissons-pas faire » (l'extrême droite) s'exclament-ils alors ! Qu'est-ce à dire ? Cela voudrait-il dire qu'il faut agresser les manifestations anti-passe, les disloquer, les discréditer, provoquer des incidents pour faire fuir les manifestants pacifiques ? C'est ce que l'on pourrait croire en effet en observant ce qui s'est passé à Tours et en divers autres endroits. Certains éléments issus d'un syndicat que nous ne nommerons pas ici, à défaut de pouvoir rassembler sur leurs propres revendications paraissent avoir décidé de casser la manif anti-passe, qu'ils dénomment d'« extrême droite et « antivax », en provoquant un pugilat avec des militants d'un petit groupe local probablement apparenté royaliste, ou en fracturant la manifestation à une intersection, et diverses autres provocations.

    Drôle de manière de « faire son boulot ». Drôle de critique de l'action gouvernementale et drôle de méthode de mobilisation des salariés. Bonne méthode tout de même de dérobade au questionnement des militants. Car questionnement il y a. Ces « cadres » syndicaux ne sont pas d'accord avec ce mouvement, avec ces manifestations. Alors pourquoi certains y prennent-ils part ? Pourquoi plutôt que tenter de nuire à celle-ci ne se réuniraient-ils pas en congrès ou en séminaire afin de réfléchir aux raisons pour lesquelles les travailleurs, les salariés, et d'ailleurs les syndiqués eux-mêmes, pourtant si malmenés par le pouvoir actuel, ne répondent pas à leurs appels à se mobiliser ? Que ces « cadres se réunissent une bonne fois pour toute et ne mettent fin à leur « conclave » que lorsqu'ils auront trouvé des réponses satisfaisantes.

    Quel genre de réponses pourraient-ils trouver ? Nous voulons bien leur donner un petit « coup de pouce », leur suggérer quelques pistes, leur mettre la puce à l'oreille.
    N'y aurait-il pas une contradiction à vouloir « mobiliser » et en même temps à tétaniser les énergies en donnant foi à la campagne officielle de terreur sanitaire ?
    N'y aurait-il pas une contradiction flagrante à vouloir mobiliser pour la lutte revendicative les travailleurs et salariés et dans le même temps à les « dresser » à obéir au pouvoir, à se conduire comme des moutons, comme des « zombies » masqués, et à se faire « injecter » comme du bétail dans des « vaccinodromes » aménagés comme « OK Corral » ?
    Objectivement, le discours de ce communiqué est un soutien franc et ouvert à la politique vaccinale de Macron, donc un soutien à Macron. Ne voyez-vous pas en cela une contradiction fatale de prétendre qu'on lutte contre l'invasion et de voler au secours d'Attila ? N'y a-t-il pas une contradiction insoutenable à prétendre qu'on lutte contre la casse sociale et à voler au secours « d'Attila-Macron » ? N'y a-t-il pas là une incohérence qui vire à l'absurde d'écrire qu'il « s'agit maintenant de porter nos propres revendications et perspectives d'actions dans le répertoire de classe du mouvement social » et de fonder sur la base de ce constat une alliance de facto avec le pire ennemi de classe des travailleurs?



    9 – Comment lutter efficacement contre la « casse sociale » ?


    Le Lundi 16 mars 2020. Emmanuel Macron a déclaré sa « drôle de guerre », à qui ?... A un virus ? Pas même les professeurs Nimbus ou Challenger n'auraient pu avoir une idée aussi saugrenue. A qui avait-il véritablement déclarée cette guerre ? Si on s'en tient au langage ce n'était pas très clair, les faits sont venus préciser le discours. C'est au peuple, c'est à la société civile, c'est aux libertés que Macron a déclaré la guerre.

    Vous voulez lutter contre la casse sociale ? La casse sociale au présent c'est Macron. C'est Macron qui raye le code du travail d'un trait de plume, c'est Macron qui vend « les biens nationaux » aux puissances étrangères, c'est Macron qui détruit des centaines de milliers d'emplois, pousse des centaines de milliers de petits commerçants, entrepreneurs et agriculteurs à la ruine, c'est Macron qui détruit les statuts professionnels et précipite la quasi-totalité du monde du travail dans « l'ubérisation » et la précarité, c'est Macron qui ponctionne les allocations chômage et impose aux travailleurs privés d'emploi une réglementation drastique et humiliante, c'est Macron qui précipite des centaines de milliers de Français dans la pauvreté et l'indigence. C'est Macron qui foule aux pieds nos libertés les plus fondamentales et les plus élémentaires.

    C'est Macron l'ennemi numéro un du peuple. Vouloir dans ce contexte mener la guerre à l'extrême droite qui manifeste pour les libertés ne peut apparaître que comme un dérivatif, une manière de cibler un autre ennemi afin d'épargner le principal.

    Comment peut-on être une organisation syndicale de salariés et refuser de s'engager corps et âme dans la lutte pour la défense des libertés ? Non pas seulement contre le « Passe-(sanitaire) » mais contre tout le dispositif de la dictature du même nom « Conseil de défense », « conseil scientifique », Etat d'urgence sanitaire, port du masque obligatoire, confinements, vaccination forcée, QR code etc. » ? Comment voulez-vous « camarades » que les salariés que vous livrez ainsi, pieds et mains liés et « bouche cousue » à la tyrannie « sanitariste », vous fassent la moindre confiance, vous prennent même au sérieux, quand vous les appelez à lutter contre la casse sociale que vous avez validée par ailleurs ?

    C'est en cela qu'il vous faut chercher les raisons de votre incapacité à mobiliser. C'est en cela qu'il vous faut admettre que résident les raisons de l'échec de vos appels à manifester sur vos propres revendications et que 3 fédérations syndicales à l'échelle d'un département tout entier ne réussissent à regrouper que 140 manifestants quand des milliers se pressent aux manifestations du peuple contre le "Passe (sanitaire)" pour la liberté vaccinale ». C'est en cela, dans vos propres incohérences, dans votre propre incurie, dans, il faut bien le dire, vos propres trahisons, qu'il convient de chercher les raisons de vos échecs et de la défiance des salariés à votre égard, non pas dans le légitime sursaut citoyen dont font preuve les manifestations actuelles. Non dans l'engagement d'une certaine extrême droite et « des antivax » pour la défense des libertés.

    Ces contradictions, les masses salariées ne les identifient pas clairement mais elles les ressentent très fort. Elles ne réalisent pas vraiment, ne formulent pas encore d'accusation de trahison à votre égard, mais elles ne la ressentent pas moins. Si vous persistez dans cet aveuglement, il ne fait aucun doute qu'elles vous demanderont des comptes bientôt.
    Pour lutter vraiment et efficacement contre la casse sociale, ce qui nous préoccupe bien autant que vous, il faut en tout premier lieu mettre Macron en échec sur le « Passe (sanitaire)...



    10 – Il faut casser le grand casseur

    Alors l'on entend dire ici ou là : « Macron n'est qu'un Pantin, l'exécuteur des ordres de ses chefs les banquiers. Il ne s'agit pas de Macron mais du système ». « Ça n'est pas Macron qu'il faut faire tomber mais le système ». Et cette « vérité » qui parait tout aussi imparable qu'elle est fausse ; « Si on enlève Macron il y en aura un autre tout pareil ».
    On serait tenté de rétorquer au risque de blesser nos interlocuteurs : Qu'est-ce à dire ? Qu'il faut garder Macron ?

    Il suffit de poser la question de la sorte pour que ceux qui avaient posé la précédente, réalisent peut-être toute l'horreur de leurs allégations.

    Macron est un Pantin. Soit ! c'est le commis des banquiers et de la grande finance internationale. Il n'en est pas moins la pièce maîtresse de leur dispositif actuel, politique, institutionnel, de domination et d'asservissement du peuple. Il n'en est pas moins « le chef » politique et la clé de voûte institutionnelle du système qui nous broie.

    Bon, prenons le problème par l'autre bout ce n'est pas Macron qu'il faut faire tomber, mais le système. C'est quoi exactement le « système » et comment le fait-on tomber ? Il faut bien s'y prendre par un bout, par une faille, par un point faible, ou même pourquoi pas un fusible.

    Je sais, des dizaines de théories ou propositions fourmillent actuellement, pour changer le monde, sur le monde d'après. Elles ont un mérite, celui de témoigner du rejet du système actuel et de la soif d'en changer. Elles témoignent de l'ébullition révolutionnaire en cours. Mais qu'est-ce le pouvoir politique ? C'est un outil de domination et de coercition d'un groupe social sur toute la société. Cet outil politique a pour fonction de maintenir l'ordre social existant et de réprimer les tentatives de le subvertir, quelle que soit la forme que prennent ces tentatives. Autrement dit : toutes les idées originales, toutes les projections attrayantes, toutes les propositions ingénieuses, tous les plans de subversions ne sont que doux rêves et utopies si le groupe social majoritaire ne confisque pas le pouvoir politique à ceux qui le détiennent (le système) pour s'en emparer eux-mêmes et en faire un outil au service du nouveau modèle social à promouvoir.

    En peu de mots, il est certes légitime de s'interroger sur le monde que nous voulons, et même pourquoi pas en dessiner les ébauches dans la fange du monde actuel. Mais c'est se vouer à ne le jamais voir naître, que de renoncer à prendre le pouvoir politique

    Et que signifie « prendre le pouvoir politique » ? Non pas habiter les palais de la République, non pas vêtir un personnel nouveau des mêmes nippes institutionnelles, mais faire table rase des institutions de la 5ème République, en créer de nouvelles par le peuple et pour le peuple, se fondant sur des « Assemblées populaires de base » détentrices du véritable pouvoir politique qu'elles délèguent à des représentants, sous mandats impératif et révocable à tous moments.

    Ceux qui disent « si on fait tomber Macron par qui va-t-on le remplacer ? » sont ceux qui désespèrent de la force du peuple, de ses grandes capacités d'initiatives et de son inventivité ? Ils se disent quelquefois « Révolutionnaires ». Mais la Révolution, la vraie, celle du peuple qui enfle et qui gonfle leur fait terriblement peur. Ils ont peur de la vague qui monte, ils ont peur d'être roulés-boulés avec leurs petits scénarios « révolutionnaristes » bien « pré-écrits » et « repassés ». Alors ils choisissent de rester sur la grève, de regarder rouler la vague qu'ils insultent et invectivent, « cette sale vague qui refuse de leur obéir. »

    Or, comme nous le disions, il faut bien commencer par un bout. Faire tomber Macron c'est faire voler en éclat les institutions de la 5ème république, c'est ouvrir une profonde crise institutionnelle et politique et rouvrir ainsi le « champ des possibles ».

    Les révolutionnaires de pacotilles refusent toujours d'attaquer le pouvoir réel au prétexte qu'il n'est que l'expression de quelque chose de plus vaste : « Macron est un Pantin, la révolution en France n'est pas possible c'est à l'Europe qu'il faut s'en prendre, ou mieux l'ennemi n'est pas Macron et pas même l'Europe, c'est le système financier international, etc. ». Mais où est donc le salut ? Il s'agit en vérité de stratagèmes, dont se parent « ces pseudos révolutionnaires » pour justifier leur dérobade parce que comme nous venons de le dire ils ont peur de la révolution qui n'est pas pré-écrite comme un scénario de cinéma.

    Alors oui, nous le disons, il faut commencer par un bout, chaque peuple dans son propre pays. Faire exploser le pouvoir existant, et pour nous Français, cela commence par se débarrasser du président de la République qui est la clé de voûte des institutions de la 5ème République, mettre ainsi à l'ordre du jour la fondation d'une nouvelle République, démocratique et populaire.

    Oui, l'ordre du jour c'est de « dégager Macron, c'est de casser le grand casseur ».

    11 – Réponse à la question précédente : Eh bien oui, SUD a perdu le Nord !

    Il y avait autrefois, et il y a encore, des patrons et des ouvriers. Les choses étaient claires et le chemin tout tracé. Dans les corons, dans les cités ouvrières accolées aux pôles de production, c'était simple de trouver le chemin de la lutte des classes. Mais le capitalisme s'est concentré, des puissances féodales financières sont apparues à l'échelle internationale.

    Les rapports de classe se sont complexifiés.

    Faisons un parallèle Historique. Le système féodal en France a duré mille ans au moins. Mais le régime féodal moyenâgeux du temps de Philippe le Bel ne ressemble en rien à celui du siècle de Louis XIV. La monarchie absolue n'a rien changé aux « rapports féodaux » fondamentaux mais elle s'est fondée sur la vassalité des féodaux amortis et totalement subordonnés, jusqu'au ridicule, jusqu'à l'humiliation, au pouvoir royal. La Monarchie c'est la concentration du pouvoir féodal dans les seules mains du Monarque absolu. Il en va un peu de même de l'évolution du pouvoir politique du capitalisme. Ce fut d'abord un pouvoir collectif de la classe capitaliste. Celle-ci partageait le pouvoir « démocratique. La « DÉMOCRATIE » avec un grand « D » qui au début d'ailleurs on dénommait « la démocratie bourgeoise » était pour la classe capitaliste le bon moyen d'exercer son pouvoir politique collectif.

    Mais ce que l'on appelle la concentration capitaliste a abouti à l'émergence de « Monopoles » et de « holding » que le Parti communiste français dénomma un temps « les grands monopoles », expliquant la 5ème République comme le pouvoir « des grands monopoles ». Les cercles des plus grandes puissances capitalistes devenus bien plus puissants que tout le reste de la classe capitaliste,(certaines sociétés ont des budgets bien supérieurs à ceux des Etats) ne veulent plus partager le pouvoir avec toute leur classe. Ils le veulent pour eux seuls, pour le service de leurs propres solutions afin de défendre au mieux leurs propres intérêts. C'est la réalité dont De Gaulle fit accoucher l'Histoire en fondant la 5ème République qui donnait le pouvoir véritable à cette oligarchie.

    Mais le temps a encore coulé et la concentration capitaliste s'est poursuivie à un rythme effréné. Plus puissante que jamais cette fraction de la classe capitaliste qui travaille sur le marché mondial, sous l'impulsion de Margaret Thatcher et de Donald Reagan a alors imposé au monde entier ce que l'on appelle « La mondialisation » qui a elle-même donné un coup d'accélérateur gigantesque à la concentration capitaliste planétaire.

    Cette fraction, encore plus réduite et infiniment plus puissante veut à son tour prendre le pouvoir politique. Mais non pas au niveau des seules nations, mais celui d'un empire planétaire, dont les anciennes nations deviennent des « lands » ou « des provinces ».

    Faire ce constat, nos syndicalistes de classe de Sud éducation ne le peuvent pas, car abusés par la terreur médiatique, ils refusent de voir cette évolution et traitent de « complotistes » ceux qui l'examinent et la décryptent. Ils ont perdu le fil de l'Histoire. Ils ne peuvent plus se situer dans les rapports sociaux actuels. Ils parlent encore de lutte de classe mais ils ne savent plus ce que cela signifie dans le contexte social-économique et politique actuel.

    C'est pourquoi SUD a perdu ses repères et le NORD !

    Patrick Seignon. 11 septembre 2021



    ANNEXE :


    Communiqué de presse
    Paris, le 16 août 2021
    Pour la vaccination, contre l'extrême-droite.


    SUD éducation porte depuis le début de la crise sanitaire ses revendications pour la santé des personnels et des élèves et notamment la mise en oeuvre rapide d'une campagne de vaccination massive : la communauté scientifique indique unanimement que c'est la seule porte de sortie de la pandémie. Les atermoiements du gouvernement ont retardé la campagne de vaccination. Elle n'a pas été pleinement prise en charge par l'administration, ce qui a renvoyé les personnels à des difficultés diverses pour trouver des créneaux de vaccination.

    À l'approche de la rentrée scolaire et alors que le variant Delta se multiplie, l'enjeu de la vaccination reste énorme. À ce titre, la mise en oeuvre d'une campagne de vaccination dans les établissements scolaires est de bon sens. Elle doit être effectuée par des personnels formés et sans dégrader les conditions de travail des personnels médicaux de l'Éducation nationale. Nous connaissons malheureusement la capacité du gouvernement à faire des annonces qui sont insuffisamment mises en oeuvre sur le terrain : cela a été le cas pour les distributions de masques ou l'organisation de campagnes de tests. Il est indispensable que cette fois-ci, une enveloppe spécifique soit allouée immédiatement pour permettre la mise en oeuvre de cette campagne de vaccination sur site. Enfin, pour développer au mieux la campagne de vaccination, il est indispensable que soit mise en oeuvre au plus vite la levée des brevets des vaccins et le transfert des techniques de production des laboratoires vers les pouvoirs publics au plus vite.

    Le passe sanitaire n'est pas mis en oeuvre dans les écoles et établissements. Le protocole sanitaire publié fin juillet introduit cependant le principe de l'éviction des seul-e-s cas-contact nonvacciné- e-s. Au vu du retard pris par la campagne de vaccination et de la proximité de la rentrée scolaire, il est illusoire de penser que l'ensemble des élèves pourrait être en situation d'être vacciné-e-s à la rentrée. Par ailleurs, ce sont dans les territoires les plus défavorisés que la vaccination est à ce stade la plus faible : cette différenciation entre élèves vacciné-e-s et non-vacciné-e-s reproduirait des inégalités sociales déjà à l'oeuvre. Enfin, même si l'on n'a pas de précision à ce sujet, il ne serait pas acceptable que l'on exige des personnels de l'Éducation nationale de prendre en charge les missions qui seraient liées à cette mesure.

    SUD éducation se prononce pour la vaccination de masse et, avec son union syndicale Solidaires, dénonce fermement la mise en oeuvre du passe sanitaire. En effet, le gouvernement n'a pas été capable d'organiser une vaccination massive de la population et fait payer son incurie aux travailleurs et travailleuses par un dispositif de contrôle, de surveillance et de contrainte généralisés.
    Par ailleurs, il a par ses volte-face successifs, ses mensonges et ses approximations largement sa part de responsabilité dans la montée des thèses complotistes.

    Pour autant, nous ne nous reconnaissons pas dans la mobilisation en cours contre le passe sanitaire.

    En effet, la mobilisation, qui a commencé cet été et que Philippot, président du mouvement d'extrême-droite Les Patriotes, appelle à poursuivre le 4 septembre, mêle revendications antimasques, antivaccination et toutes mesures de prévention à la critique du passe sanitaire au nom des libertés individuelles.

    Cette mobilisation laisse apparaître un discours individualiste et propre à l'extrême-droite alimenté par la peur du progrès, la défense d'un ordre « naturel » dans lequel seuls les plus forts survivent, l'écriture d'une post-vérité fantasmée et nourrie de récits complotistes et obscurantistes, des slogans et des symboles racistes et antisémites intolérables et criminels, des comportements oppressifs et LGBTIphobes, des appels à l'intervention de l'armée.

    Le mécontentement à l'égard du gouvernement est légitime, or l'extrême-droite s'en nourrit et l'utilise pour diffuser son idéologie réactionnaire. Ne la laissons-pas faire ! Dans un contexte de montée de l'extrême-droite (succès électoraux à l'échelle mondiale, violences racistes et antisémites, violences à l'égard des migrant-e-s...), nous avons la responsabilité de nous opposer à leurs manifestations, à leurs mensonges, à leur haine. Nous ne sommes pas dans le même camp, et il faut l'affirmer en refusant de sceller dans la rue des alliances de fait, par opportunisme. Il s'agit maintenant de porter nos propres revendications et perspectives d'action dans le répertoire de classe du mouvement social : contre la politique anti-sociale du gouvernement, pour le progrès social, par la construction d'un mouvement de grève dans l'Éducation nationale et interprofessionnels à partir de septembre.

    En conséquence, SUD éducation appelle les personnels de l'Éducation nationale à ne participer à aucune mobilisation orchestrée par l'extrême-droite ou acquise à ses idées nauséabondes.


    Fédération SUD Éducation
    m 31 rue de la Grange aux Belles,
    75010 Paris
    n 01 58 39 30 12
    efede@sudeducation.org
    uwww.sudeducation.org
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