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  • TOUS UNIS...OU TOUS MORTS ? (lettre ouvertes à TOUS les Partisans

    TOUS UNIS...OU TOUS MORTS ?

    (lettre ouvertes à TOUS les Partisans)


    Je publie aujourd'hui ce très bel article de Jean-Luc Peaudecerf, qui vous prendra "aux tripes". "Diviser pour régner" c'est archi connu. C'est dans le moment l'arme qu'utilise Macron avec le renfort d'alliés inattendus, pour maitriser la mobilisation anti passe qui enfle. Merci Jean-Luc.
    P.S.

    "Inévitable" 'fatal" "on le sentait venir"... C'étaient les commentaires qui revenaient en boucle après la manifestation à Tours ce Samedi 21 Août. Et il n'était pas question de violences policières. Il n'y en a pas eu. D'ailleurs, il n'y a pas trop eu de policiers non plus !

    Non, il était question D'AUTRE CHOSE. Je ne vais pas m'appesantir sur les détails : il me suffira de dire "rue de Buffon" et chacun des présents verra ce dont il s'agit.

    J'avais été le premier étonné en voyant des gens si différents défiler ensemble, quoique dans des groupes distincts, il y a quinze jours. Étonné et ravi. Pourtant, il semble que j'avais parlé trop vite. Il aura suffi d'une pause devant la préfecture, d'un changement de tête de cortège, et d'une tentative de modifier le trajet de la manifestation. Et les vieux démons des mouvements populaires, ceux-là mêmes qui ont ruiné le mouvement des Gilets jaunes en 2019, ont refait leur apparition. Plus forts, plus grimaçants que jamais. Chaos, invectives, cris, bousculades. DIVISION. Tout cela sous les yeux attentifs de deux femmes déléguées de la préfecture et des RG, qui n'en demandaient pas tant ! Du petit lait pour Macron et ses amis.

    La suite sera dans la NR : nul doute que le journal local saura choisir le bon "gros titre". Mais on peut toujours se tromper, espérer. Et j'espère... Car une manchette du genre "Manifestation à Tours : des rixes entre factions" aurait un effet ravageur : celui, bien connu, de décourager les citoyens "ordinaires" de revenir. Ceux-là mêmes qui justement n'en peuvent plus de l'hyper-politisation des mouvements et qui se battent désormais juste contre l'apartheid (ou pour sauver leur famille, et accessoirement leur boulot). Ceux-là mêmes dont nous avons besoin...

    Il est parfaitement concevable d'avoir des avis différents sur la façon de vivre la société. La politique. Le travail. La souveraineté et la Nation. Il est même légitime de ne pas aimer son voisin manifestant. "On ne peut pas plaire à tout le monde", n'est-ce-pas ? Car pour le nième et la dernière fois : LA QUESTION N'EST PLUS LÀ !

    Il y a une image que j'aime employer (ceux qui me connaissent vont m'appeler papy radoteur) : durant la 2ème guerre mondiale, il y avait dans les rangs de la Résistance des communistes, des conservateurs, des syndicalistes, des royalistes, des dadaïstes, des anarchistes, des militaristes, des catholiques, des juifs...j'en passe. Et TOUS se battaient côte à côte. Imaginez-vous l'un d'eux, au moment d'activer la charge d'explosifs qui fera sauter une voie ferrée stratégique, demander le "pedigree" de son compagnon de sabotage ? "Je suis communiste moi, tu es quoi toi déjà ? Royaliste ? Va bouffer ta merde, sale réac. Dégage ! Je ne fais rien avec toi !..." (çà marche aussi dans tous les autres sens, bien entendu). Surréaliste ? Certainement. Et pourtant, c'est PRÉCISÉMENT ce qui s'est produit cet après-midi.

    J'étais au premier rang de l'incident. Et je peux en témoigner : le coup de froid, la chape de plomb, la désorientation des témoins de la scène était perceptible. Flagrante. Énorme. Il ne reste plus qu'à espérer que la détermination l'emportera, et que nous aurons perdu le moins de monde possible...

    Si tu as eu le courage de lire ce texte jusqu'ici, il faut bien que tu saches une chose : NOUS N'AVONS PAS DROIT À LA MOINDRE ERREUR. Tous nous ont dans le viseur : Macron et ses RG, les meRdias, et même les trolls des réseaux sociaux. Que nous dérapions, perdions notre cohésion, et c'en est fini de nous. Du mouvement ? Non : DE NOUS. Car cette fois ce n'est plus notre liberté, notre travail, nos droits, notre avenir que nous défendons. Mais notre VIE. Simplement. Car ceux qui croient encore que le SEUL projet de Big pharma et des ses thérapies ARN ( PAS vaccins, merci) est de se faire une montagne de profits n'ont qu'à aller au lit faire de beaux rêves...

    Nous sommes devant un choix : allons-nous (enfin) réaliser l'Union sacrée, ou tous mourir dans notre coin avec nos vieilles pancartes et nos combats d'arrière garde. Notre Ennemi, Macron, ses amis oligarques et les organisations mondiales qui "ont pensé à tout", sont des monstres de l'enfer. Nous ne les y renverrons pas si nous ne nous surpassons pas. Je ne dis pas que c'est facile. Je dis que c'est vital !

    Ce n'est pas notre MOTIVATION qui fait le Valeur de notre combat, mais les SACRIFICES que nous sommes prêts à consentir pour le gagner. Question de vie ou de mort. Question de choix. J'ai fait le mien. Et toi, quel est le tien ?

    JLP

    NB : Allez, on va finir sur une belle note : l'énorme défilé de cet après-midi. Plus nombreux que le 14 ? Difficile à dire. Compte si tu en as le courage. Moi j'ai arrêté à 2000 !!
    NB2 : écoutez bien le petit gag de la 10ème minute : à défaut d'être coopérative, cette dame est désormais ...célèbre !
    0:26 / 24:08

    Jean-Luc Peaudecerf

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