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  • Lettre à Jean-Claude

    Lettre à Jean-Claude

    Tu as un temps, pris part à nos réunions et activités. Nous t’avons accueilli et côtoyé comme un ami de pensée et un frère de lutte. Tu es membre actif du Parti communiste français et de quelques autres associations tel le mouvement de la paix, nous avons respecté tes engagements et avons même parfois apporté notre modeste contribution au succès de certaines de tes initiatives. Puis est venu le temps des élections municipales. Tu as été un des initiateurs essentiel et artisan d’une liste alternative. Elu au conseil municipal nous ne t’avons plus vu parmi nous à nos réunions actions ni dans les manifestations actuelles pour la défense des libertés fondamentales.

    La « crise du covid » il est vrai est passé par là, avec Les mesures dissolvantes de la vie sociale imposé par le gouvernement arc-bouté sur ses conseils scientifique et de défense. Tu as adhéré aux discours de la peur et revêtu le masque de la sidération. Soit, tu n’as pas été le seul à te faire prendre au piège de « la terreur sanitaire ». Mais aujourd’hui quand Macron abat ses cartes, quand il apparait clairement que ces dispositifs prétendument protecteurs, sous couvert de pandémie, avaient pour finalité de confisquer les libertés publiques et de museler le peuple que l’on martyrise, où es-tu Jean-Claude, que deviens-tu ? Crois-tu vraiment que l’action municipale à la marge, les « batailles » électorales sans lendemain, l’électoralisme de pacotille, soient plus importants que la mobilisation pour la défense des libertés démocratiques, publiques et individuelles ?

    Tu es membre du Parti communiste français, je croyais pour ma part que celui-ci était dans notre pays, avec la classe ouvrière dont il se revendique, un acteur incontournable de la défense des libertés. « Viva el comunismo y la libertad ! ». Mais où est-il « le Parti » dans la lutte actuelle contre la dictature sanitaire ? Où es-tu, toi, Jean-Claude ?

    Alors m’objecteras-tu, c’est l’extrême droite » qui est aux avant-postes de la mobilisation actuelle et l’on ne peut se joindre à elle. Soit, bien que ce ne soit pas toute la vérité, loin s’en faut, nul ne peut, et pas moi, nier que ça en soit une partie. Mais doit-on s’en étonner, s’en offusquer, en prendre prétexte pour ne pas rentrer dans la bataille ? L’étonnement véritable, la vraie honte, ce n’est pas que certaines composantes de l’extrême droite défendent les libertés, c’est que le Parti communiste et la « Gauche » ne le fasse pas.

    Alors me diras-tu aussi et tu en fourniras mille preuves, « le parti » n’a pas cessé la lutte, il mobilise contre la réforme des retraites, contre la réforme du chômage, pour la défense des hôpitaux. Mais dis-moi Jean-Claude, comment va-t-il faire le parti » pour défendre ses choses-là quand on ne pourra pas se réunir à plus de dix, quand il est interdit de manifester à plus de 50, quand « le pass sanitaire » donne aux autorités policières et judiciaires un droit de contrôle permanent et d’immixtion dans tous les aspects de la vie publique ?

    Défendre notre système de retraite par répartition, lutter contre l’inique réforme du chômage, défendre notre système de santé, notre enseignement publics, nos services publics, nos emplois, notre droit social, tous menacés par « l’ubérisation » le télétravail, le téléenseignement, la télémédecine, etc., c’est aujourd’hui défendre en priorité nos libertés fondamentales.

    Qui refuse de défendre celle-ci, de stopper net la dérive liberticide du gouvernement, ne défends rien du tout ;

    C’est en ami cher Jean-Claude, que je m’adresse à toi. Tu t’es laissé égaré par la complexité de la situation et par l’ambiance du moment. Le temps est venu pour toi de reprendre ta place, une des premières, je veux le croire, parmi les défenseurs de la liberté.


    Patrick Seignon. Jeudi 5 août 2021 ;
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