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  • OU VA LA FRANCE ?

    OU VA LA FRANCE ?


    Voilà un an et demi que la France vit sous le régime de l’état d’exception » nommé pour la circonstance « état d’urgence sanitaire ». C’est en effet le 12 mars 1956. ; que les « pouvoirs spéciaux » ont été votés à Guy mollet.

    Ouah ! …..

    Serait-il devenu fou Patrick ? Il mélange tout. Nous ferait-il une maladie dégénérative du cerveau ?

    Rassurez-vous chers amis lecteurs, ni démence sénile ni covid, je ne mélange rien. Je maitrise parfaitement. J’ai seulement voulu souligner par cette coquille volontaire, évoquant le début de ce que l’on appelait alors « la crise algérienne », l’incongruité de la situation actuelle.

    Pass sanitaire (Pass est l’abréviation de « PASSeport. Sanitaire ou intérieur c’est pareil).

    Inclusion du dispositif « d’état d’urgence sanitaire » dans le droit commun.

    Election présidentielles de 2022 avec la promesse du scénario d’un duel Macron/ Le Pen.

    Effervescence (pour l’instant) épistolaire de certains milieux militaires.

    Manifestation des policiers revendiquant la subordination de la justice à la police. Avec des airs autour d’eux « d’Union nationale sacrée ».

    La prolongation dont on ne voit plus la fin d’une dictature sanitaire au nom de laquelle le pouvoir a confisqué la quasi-totalité des libertés individuelles et démocratiques, et s’est arrogé des moyens de contrôle et de coercions permanents sur la population augure mal des perspectives politiques ouvertes à la France.

    S’emparent comme d’une aubaine de l’épidémie de covid, nos gouvernants ont instrumentalisé celle-ci pour imposer à sa faveur, à des population terrorisées et tétanisées, des mutations sociaux économiques redoutables, pour la réalisation desquelles 10 ans ou plus leur eut été nécessaire dans un contexte normal. Le pays est encore sous anesthésie et n’a pas véritablement pris encore conscience des terribles maux qui vont s’en suivre : explosion du chômage et de la pauvreté, des faillites et des suicides, du mal-être général et des maladies mentales, etc. Ce n’est pas le leu ici de brosser un tableau ni détaillé ni exhaustifs des calamités qui nous attendent.

    Alors, bien entendu, le mouvement des Gilets-Jaunes avait déjà été une alarme, les gouvernants se doutent bien, qu’un réveil populaire douloureux et brutal est dans ces circonstances inévitable. C’est pourquoi ils se préparent, arsenal juridique, policier et institutionnel, à faire face à cet assaut.

    L’horizon politique de la France s’assombrit. Par un chemin ou l’autre, tout parait promettre à notre pays un avenir politique terrifiant dont les contours sont encore à définir.

    Première voie ouverte.

    Sous l’appellation fallacieuse de « loi relative à la sortie de crise sanitaire », en vérité, l’état d’urgence a été prorogé, par un vote de l’AN le 20 mai, jusqu’au 31 octobre 2021. La ficelle a été un peu allongé mais la France reste en laisse. Masques, distanciations, couvre-feu, autant de justifications pour l’immixtion d’une police omnipotente dans nos vies privées et nos activités publiques. Chacun sait qu’à l’origine l’intention du gouvernement était de le prolonger jusqu’au 31 décembre. Chacun sait aussi qu’au terme de cette période, fin octobre donc, le gouvernement demandera la prolongation de cette loi d’exception jusqu’au printemps 2022. A moins qu’il n’obtienne alors son inclusion immédiate dans le droit commun ce qui en ferait un « Etat d’exception permanent » (Vous captez le non-sens ?) c’est-à-dire une dictature constitutionnelle. Eh oui, il peut y avoir des « dictature constitutionnelles » comme il y a des « monarchies constitutionnelles » qui ne sont rien moins que « des dictatures éternelles ».

    Deuxième voie ouverte.

    Lors de l’élection présidentielle de 2022 nous est pronostiqué, le scénario d’un duel Macron/Le Pen, plus que probable en effet Toute une machinerie médiatique c’est déjà mise en place Pierre qui appelle au loup, les beffrois toutes sirènes hurlantes. Le loup arrive ; « LE DANGER DE LA FRANCE » ce serait madame Le Pen, Comme si Monsieur Macron qui l’a effondré n’était pas lui-même déjà un pire danger. Par ce stratagème éculé, et dès lors bizarre, ils imaginent pouvoir, usurper une fois encore le suffrage populaire afin de proroger la dictature Macronienne.

    Troisième voie ouverte.

    Mais ira-t-on jusque-là ? Les élections présidentielles constitutionnellement programmées pour le printemps 2022 auront-elle jamais lieu ? Plusieurs indices s’accumulent qui donnent à en douter. 1) la perspective bien sûr de la prolongation ou « permanentisation » de l’état d’urgence sanitaire, et le rebond épidémique réel ou exagéré que pourrait connaitre la saison de l’Hiver/Printemps 2022. Comment réaliser une campagne électorale équilibrée et équitable, dans une situation d’interdiction des réunions et rassemblements, avec des candidats masqués, et une censure qui fait feu de tout bois ? L’Etat d’urgence sanitaire ne pourrait-il alors à lui seul justifier le report des élections à « ad vitam-aeternam » et la prorogation indéterminée du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron. ? (Le consulat en quelque sorte), le pied à l’étrier de « la dictature bonapartiste ».

    Mais une autre approche pourrait rendre ce scénario plus crédible encore. L’élection de Madame Le Pen serait selon les caciques du « système » la plus horrible des calamités qui puisse advenir à la France. Les partis et syndicats qui s’autoproclament de « Gauche », sont convaincus de cela. A cette raison ils s’obstinent à se trouver des valeurs communes avec le commis de l’ultra droite la plus agressive que les classes populaires et laborieuses de notre pays n’ait jamais eu à subir, Dans le cas donc où les élections auraient lieu et dans l’hypothèse confirmé d’un duel Macron/Le Pen au second tour, il ne fait aucun doute que ceux-là appelleraient une nouvelle fois, comme un seul homme et sans honte, à « barrer la route au RN », à voter pour Macron.

    Mais toute cette dramatisation préalable autour d’un fort probable duel Macro/Le Pen, ne pourrait-elle pas avoir une autre finalité, qui échappe à ces imbéciles de « Gauche » et dont ils ne seraient que des instruments ?

    Dans le cas en effet où les élections Présidentielles de 2022 se dérouleraient tout de même avec un inévitable duel Macron/Le Pen au second tour, seuls les aveugles qui ne veulent pas voir, peuvent encore croire le contraire, la victoire serait acquise à Marine Le Pen. Les appels « terrorisés » de tous les Pierrots hurlants au loup n’y seraient cette fois d’aucun effet. Il y a d’ores et déjà dans notre pays un nombre considérable de gens plus déterminés, et qui le déclarent ouvertement, à se débarrasser de Macron qu’ils ne sont préoccupés de barrer la route à Le Pen.

    Comment ne pas y songer ? Si véritablement le danger que constituerait l’avènement de Marine Le Pen à la Présidence est à leur sens si terrible, comment ne songeraient-ils pas à l’épargner à la France ? Si donc il s’avérait qu’en cas de duel la victoire de Maine Le Pen est quasi certaine comme nous venons de l’affirmer, comment ne pas envisager alors comme un scénario (crédible) que ceux qui se considèrent comme les « protecteurs » (le mot est fort bien trouvé) de la nation soient tentés de prévenir ce danger. En Algérie en 1991 les islamistes du « FIS » étaient donnés gagnant d’avance. Le pouvoir maintînt tout de même les élections et ce qui était prévu advint. Elu, la légitimité appartenait au « FIS », pourtant, pris de panique le pouvoir résolu, avec les conseils et le soutien de la France, d’annuler après coup et par la force, le résultat des élections (coup d’état). C’était bien entendu le pire scénario qui déboucha comme l’on sait sur une longue et sanglante guerre civile. Mieux ne vaudrait-il donc pas prévenir en annulant purement et simplement la tenue des élections présidentielles de 2022 ? Déclarant le « danger de la nation » le parlement réuni en congrès (A.N./Sénat, prononcerait l’annulation du scrutin et la prorogation du mandat présidentiel de Macron ? (Ce serait le 18 brumaire d’Emmanuel Macron 1er).

    La dictature Macroniste pour prévenir la dictature Lepenniste.

    Mais bien entendu il n’est pas sûr que Madame Le Pen se laisse flouer. Les militaires qui se manifestent et qu’elle soutient pourraient eux-mêmes prévenir le coup d’Etat Macroniste en s’emparant du pouvoir politique. Qu’en feraient-ils ?

    Première possibilité, le garder. La tentation en serait d’autant plus grande que l’instabilité politique serait plus patente et la pression populaire plus forte.

    Deuxième possibilité, remettre le pouvoir à un, ou plutôt « une » civile, ou bien le lui déférer en organisant des élections « équitables sous contrôle impartial de l’armée, comme en Egypte. Et cela nous donnerait Marine en Sissi impérator.

    La récente manifestation des policiers soutenue par tout de staff politique depuis le FN jusqu’au Parti communiste en passant par LR et LREM, à l’exception de LFI, et qui réclame la vassalisation du pouvoir judiciaire au pouvoir policier, ne fait qu’accroitre l’inquiétude légitime des vrais démocrates et des vrais défenseurs de la liberté.

    Dictature bonapartiste, dictature militaire, dictature Le Peniste, mort de l’Etat de droit et avènement de l’Etat policier, comment qu’on tourne, le problème, de noires nuées s’accumulent sur la France à l’Horizon 2922.

    Mais bien entendu rien n’est écrit d’avance. Tous ces scénarios vous l’avez remarqué, s’écrive sans le peuple, contre le peuple, ou malgré le peuple jugulé et masqué. Mais rien n’assure pourtant que le peuple ne se réveillera pas et ne se démasquera pas avant, « dégageant » toute cette racaille et la précipitant dans les poubelles de l’Histoire.

    Une note d’optimisme tout de même.

    Si tous les acteurs de la vie politique institutionnelles conjuguent ainsi leurs efforts pour enfermer la France dans la masse d’un avenir dictatorial, n’est-ce pas précisément parce qu’ils ont très peur du réveil populaire ? N’est-ce pas parce qu’ils sont en possession d’indices les informant que la marmite bout et que le couvercle pourrait bien sauter ?

    Alors oui le ciel s’assombrit à l’horizon politique de la France, mais l’enchantement du printemps nouveau qui vient est-il peut-être seulement (momentanément) occulté par ces nuages.

    Peuple de France debout," dans la nuit la liberté nous écoute ».

    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Lundi 24 mai 2022.

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