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  • LE BILAN AU LIBAN

    LE BILAN AU LIBAN

    Au terme de bientôt dix années de chamboulement et de guerres civiles dans le monde arabo-musulman, inaugurées en 2011 en Tunisie, sous les titres glorieux de « Révolutions » et de « Printemps arabes », est-ce donc au Liban qu’en sera tiré le Bilan ?

    Après les semaines d’agitation sociale de l’automne 2019, qui avait révélé la profonde crise de la société et du système politique libanais, le cataclysme que fut la gigantesque récente explosion du port de Beyrouth parait devoir précipiter le destin politique du Liban.

    Le Président de la République libanaise, Michel Aoun, Chrétien maronite comme le veut la constitution actuelle du Liban confessionnel, vient d’en appeler à une profonde réforme du système politique, à abandonner le système confessionnel pour fonder un Liban Laïc.

    Alors bien entendu on verra certains sous peu se gausser d’êtres les inspirateurs de cette évolution. Y voir une victoire de la démocratie et la justification des ingérences occidentales au Moyen-Orient. La conséquence de l’influence bénéfique de la France.

    Mais en vérité un tel évènement, s’il se confirme, signerait la défaite totale des entreprises de déstabilisation du Moyen-Orient qui voulaient faire éclater les Etats-Nations existants en une multitude d’Etats confessionnels ou ethniques. Il signerait la débandade des diplomaties occidentales.

    Un Liban Laïque conforterait l’Erat laïque Syrien et pourrait inspirer un destin laïc à l’Irak. Sur cette base les revendications sécessionnistes Kurdes ou sunnites perdraient de leur efficience.

    Alors le nouveau Liban Laïque inaugurerait-il peut-être une véritable nouvelle ère pour le monde arabo-musulman, promis cette fois à un véritable printemps fleuri et non sanglant.


    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Lundi 31 août 2020.
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