• DÉGAGER MACRON EST UN IMPÉRATIF

      DÉGAGER MACRON EST UN IMPÉRATIF


      Ils ont osé. Ils ont « dégainé » le LBD parlementaire du 49-3 (Adrien Quatennens), Ils ont craché au visage de Marianne et attenté à la démocratie pourtant déjà bien défigurée.

      Ils sont allé plus loin même dans l’agression et le cynisme, en ricanant comme des imbéciles dans le temps où ils nous infligeaient cette injure, en justifiant l’usage de ce dispositif autoritaire par la soi-disant nécessité de défendre la démocratie. (1) Ils sont allés trop loin !

      Ces gens n’ont pas de limites dans la provocation et l’indécence.

      En faisant usage du 49-3 pour imposer au peuple qui la refuse massivement, une réforme inique, le binôme consulaire « Macron/ Philippe » a fini de démontrer que la question n’était pas seulement sociale et revendicative, mais qu’il s’agissait, bel et bien d’une question politique.

      C’est par la négation de la démocratie, des droits d’un parlement pourtant déjà « croupion » que ce gouvernement de brutes prétends finir la question de la réforme des retraites qui va durement impacter des millions d’existences.

      Au prétexte que par cet acte le gouvernement hausse la barre au niveau politique, devrait-on courber l’échine et accepter l’inacceptable ?

      Il n’y a plus d’autre choix possible que « de relever le gant ». Le temps est venu d’ouvrir une crise politique et institutionnelle profonde qui devra se terminer par la « dépose » d’Emmanuel Macron et l’abrogation de la constitution de la 5ème République.

      « Chasser Macron oui, mais qui mettre à la place ? » Nous le savons, certains hésitent, pire, même, ne veulent pas entendre parler d’un tel scénario au prétexte fallacieux que Marine Le Pen « est en embuscade » Serait-ce à dire qu’il faut accepter l’inacceptable, la défaite populaire, la liquidation des acquis du CNR, l’application de la calamiteuse « retraite à points » afin de ménager Macron ?

      Prétexte fallacieux s’il en est. C’est parce qu’elle s’est senti trahie par les « gauches » et plus généralement par le monde politique et syndical, qu’une partie non négligeable de l’opinion s’est tournée depuis 30 ans vers le vote F.N puis R.N.

      Si d’aventure, le monde politique et syndical refusait d’ouvrir « ici et maintenant » la crise politique et institutionnelle qu’impose les circonstances, au prétexte de ne pas dégager la voie au R.N., il ne ferait en vérité que creuser un peu plus profond le sillon de celui-ci.

      Ce n’est pas tant la crise politique et institutionnelle qui est susceptible d’ouvrir les portes du pouvoir à Marine le Pen. Dans un tel contexte en effet la mobilisation populaire serait de nature au contraire à imposer une vraie solution démocratique et Républicaine.

      Mais à défaut, si on acceptait en quelque sorte de laisser passer le gouvernement en force, l’amertume populaire qui en résulterait serait si grande et les sentiments de trahison et de frustration si puissants, que la victoire électorale prochaine de Marine Le Pen deviendrait le scénario probable de la future échéance Présidentielle.

      De telle sorte que refuser de porter le combat actuel dans sa dimension politique nécessaire serait une pire trahison à l’égard des intérêts du peuple laborieux. Ceux qui s’en seraient rendus coupables porteraient la pire responsabilité devant l’Histoire.



      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 1er mars 2020.

      (1) « Si nos oppositions utilisent la Constitution pour empêcher notre démocratie de fonctionner, qu'ils ne s'offusquent pas que le Gouvernement utilise lui aussi les moyens constitutionnels [...] pour faire vivre la démocratie. » Stanislas Guerini, délégué général de LREM. à l’AFP