• UNE JOURNÉE DE CHIEN

      UNE JOURNÉE DE CHIEN

      Ça avait mal commencé, en ce jeudi 16 janvier 2020, pour l’ignoble gouvernement de la finance actuellement aux commandes de la France.

      Oh, la météo n’eut aucune part aux désagréments qui l’attendaient. Elle était plutôt belle, un petit matin frais à peine piquant et un beau soleil radieux dans un ciel de Loire.

      1er coup. : L’affront.

      « Le secrétaire d’État aux Transports au Technicentre SNCF, ce vendredi » Avait titré la veille, avec bonhommie et assurance, « La Nouvelle République – du centre ».

      Et de commenter : « Alors que le mouvement de grève des cheminots contre la réforme des retraites semble marquer le pas après plus de 40 jours de mobilisation, le secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique chargé des Transports, poursuit sa tournée des popotes. »

      «Poursuit la tournée des popotes ».Pensez un peu. En quelque sorte la vie normale suit son cours et Monsieur Jean Baptiste Djebbari, à l’instar du président de la République et des autres membres du gouvernement, n’a cure de la grève, et se « colle au coquillard » la protestation des Français.

      Mais le jour « J » de l’évènement officiel attendu : « Le secrétaire d’État aux Transports pas le bienvenu chez les cheminots à Tours » Titrait cette fois la « Nouvelle République ». « Jean-Baptiste Djebbari n'a pas pu visiter comme prévu le Technicentre, le centre de maintenance régional de la SNCF à Saint-Pierre-des-Corps ce vendredi 17 janvier à 11 h 30, comme prévu et programmé. Les cheminots " voulaient arrêter le travail le temps de ma visite, mener une opération ateliers morts ". A-t-il expliqué lui-même.
      « Ateliers morts » pour accueillir l’un des fossoyeurs de la SNCF, pouvait-on trouver une formule plus cocasse ou plus appropriée ?

      2ème coup, la calotte.

      « Intrusion «violente» au siège de la CFDT : que s’est-il réellement passé ?" « Ce vendredi à la mi-journée au siège de la CFDT? Laurent Berger a accusé « quelques dizaines d'individus » de s'être « introduits violemment » au siège de la centrale, dans le XIXème arrondissement de Paris. Une intrusion confirmée par une figure de la lutte contre la réforme des retraites, qui réfute toutefois toute violence. »
      A la manière des gilets-jaunes les « intrus » chantaient « On est là, même si Berger ne veut pas, nous on est là. »

      Cette fois la direction confédérale de la CFDT et Laurent Berger, le complice de Macron, accessoirement secrétaire Général de cette centrale, étaient directement visés.

      En 1995 nous virâmes la « traitresse » Nicole Notat, complice de Juppé et en ce temps elle aussi accessoirement secrétaire Générale de la CFDT, de la manifestation place de la République. Aussi est-ce avec une joie non feinte que nous avons appris cette action salutaire qui prouve que les traditions ouvrières ne se perdent pas. Nous félicitons ceux qui l’ont réalisée.

      Ce qui ne manquera pas de vous étonner c’est la duplicité de la presse aux ordres et du monde politique. Ceux-ci qui s’esclaffaient de joie quand en 1980 les travailleurs des chantiers navals de Gdansk en Pologne, sous la bannière de Solidarnosc et sous la conduite de Lech Walesa mirent à sac les sièges des syndicats officiels, et qui s’indignent ici, aujourd’hui de l’action des travailleurs en lutte contre la vitrine d’une « centrale syndicale traitre » qui agit comme une officine gouvernementale.

      3ème coup, « la gifle ».

      Et pour finir cette journée politiquement maussade pour le gouvernement et ses complices, le soir venu, à l’heure où les « bobos » se rendent au spectacle avant d’aller « diner » à la « Rotonde » ou autre « Fouquets », Manu « l’arrogant » s’enquiert d’aller lui aussi au théâtre comme un quelconque bourgeois de Paris.

      Oui mais !

      « Des manifestants ont tenté, ce vendredi soir, de pénétrer dans le théâtre parisien des Bouffes du Nord, où le président de la République assistait à un spectacle. Emmanuel Macron a finalement été exfiltré par les forces de l’ordre. » (Newsletter La Matinale d’Ouest-France).

      Les « Bouffes du nord » pensez un peu ? Ça ne pouvait pas-être mieux choisit pour administrer à ce petit morveux l’une des nombreuses « mornifles » qu’il mérite tant.

      Ah vraiment ce jeudi 16 janvier fut une journée de chien pour la « Macronnie ». Il n’est pas besoin d’être Jérémie pour prophétiser qu’il y en aura bientôt d’autres et bien pires.


      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 19 janvier 2020.