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  • MACRON NO ! (4 BONNES RAISONS DE NE PAS VOTER MACRON)

    MACRON NO ! (4 BONNES RAISONS DE NE PAS VOTER MACRON)

    Et ce sont toutes, comme nous l’allons voir, du point de vue des travailleurs, des salariés, des classes populaires, des raisons rédhibitoires, c’est-à-dire « des obstacles radicaux ». Une seule raison de cette nature suffirait donc à justifier le refus de voter pour la créature du fric, or nous en avons identifiées quatre. Cela fait beaucoup. Les trois premières nous les avions déjà exposées le 24 mars dans notre article « JE SUIS UN MOUTON JE VOTE MACRON ». Qu’il nous soit permis de nous limiter à les reproduire ici. « 1) Le traitement du chômage. Macrons veut supprimer les cotisations patronales et salariales qui constituent le socle du financement des allocations. Ce qui bien entendu, pour ceux qui ne pensent qu’à eux et se foutent du reste du monde peut dans un premier temps paraitre une mesure séduisante. Mais il faut bien les financer tout de même, alors Macron propose de le faire par l’impôt. Ce qui revient à alléger partiellement les charges des entreprises pour en reporter le poids sur les contribuables et comme ce sont les classes moyennes et les salariés qui payent le plus d’impôts, à faire basculer « sur les ménages » les salariés et couche laborieuses une partie du financement du chômage qui incombait aux entreprises. Il s’agit de « fiscalisation du chômage, comme autrefois Rocard inventa la CSG pour « fiscaliser les revenus de la SS. qui échappait ainsi à sa vocation paritaire. Cette mesure consiste en raccourci à faire payer le chômage encore plus par les salariés eux-mêmes, qui en sont pourtant les victimes à plusieurs titres. 2) Le régime des retraites. Manuel Macron promet « une réforme d’une ampleur qui n’a jamais été faites. Veut-t’ il nous dire par là qu’il a l’intention d’aller plus loin que Juppé en 1995. L’intention, car comme chacun sait Juppé fut stoppé dans son élan. Il veut réaliser la remise à plat de tous les régimes particuliers. Son crédo c’est que les avantages acquis par les travailleurs de tel ou tel métier branche ou corps de l’état, serait une injustice intolérable à l’égard de ceux qui n’ont pas les mêmes avantages. Soit, pourquoi pas dire les choses ainsi s’il s’agit de faire bénéficier tous les travailleurs du meilleurs régime. Mais ce n’est bien sûr pas l’idée de Macron, sa vision de la justice pour les travailleurs est misérabiliste, c’est l’arasement des régimes particuliers et l’alignement par le bas. Il propose aussi la liquidation du régime par répartition qui est pourtant un des piliers du modèle social Français auquel il dit par ailleurs ne pas vouloir s’attaquer, et son remplacement par un système de retraite par points « un point, un euros » c’est son slogan », ce qui veut dire que les travailleurs mieux payés, pourront acquérir d’avantages de points et donc une meilleure retraite. Mais là nous ne sommes plus dans la justice niveleuse par laquelle il a justifié sa charge contre les régimes particuliers. 3) La suppression de 120 000 fonctionnaires. Il est gentil Macron, Fillon lui dit moins cinq cent mille, et Juppé disait moins cent mille La vérité c’est que ce chiffrage n’a aucune espèce d’importance. Ce que feraient réellement dans ce domaine les uns et les autres dépend d’un trop grands nombre de facteurs. C’est à la fin du quinquennat de l’élu que l’on chiffrera vraiment le nombre des emplois détruits dans les fonctions publiques. Non, la seule chose qu’il faut retenir c’est que les uns et les autres veulent ouvrir en grand « ce chantier » de la réduction massive du nombre de fonctionnaires. Mais attention, supprimer des emplois de fonctionnaires cela ne veut pas nécessairement dire supprimer autant d’emplois réels. Cela peut vouloir dire surtout supprimer des emplois au statut pour les remplacer par des emplois d’intervenants extérieurs, de sous-traitants, des CDD et des emplois précaires. Ne garder sous statuts que les emplois des grands commis de l’Etat dont il faut s’assurer la fidélité, et en sortir tous les petits emplois techniques ou de « chatouilles ordinateurs » (version réactualisé du gratte-papier). C’est donc surtout, dans un cas comme dans l’autre, d’une attaque massive contre les statuts des fonctions publiques dont il est question ici. Toutes ces mesures ont un point commun, elles visent à diminuer la part des revenus distribués aux classes laborieuses et populaires et à augmenter ainsi la part du revenu du système financier, des Banques, de la Bourses, des dividendes distribués aux actionnaires. On le voit déjà à ces trois raisons, du point de vue des classes laborieuses, le programme de monsieur Macron est une calamité qui n’a rien à envier à celui de monsieur Fillon. Il n’est pas mieux et surtout pas plus à gauche. Non ! C’est un programme de droite de la pire espèce même plus radical que celui de monsieur Fillon. Or, il y a une quatrième raison de ne pas voter pour cet individu, horrifiante celle-là, peu mise en lumière et pour cause, c’est « la guerre » où il nous conduirait. Ceux qui veulent voter à droite (voter Macron c'est voter à droite) doivent se faire cette réflexion, François Fillon possède un avantage sur Macron, lui au moins prêche pour la détente des relations internationales, la diplomatie, la recherche de solutions négociées, le rééquilibrage de la politique internationale de la France à l’égard de la Russie. Alors que Macron, l’avatar de François Hollande, s’aligne totalement sur la politique internationale belliqueuse de son Mentor, voulant coute que coute, fusse au prix encore des centaines de milliers de morts, détruire l’Etat syrien, et qui fait du rattachement de la Crimée à la Russie un « casus-belli », qui conduit l’humanité droit dans le mur d’une guerre mondiale désastreuse et peut-être même nucléaire. Macron No !

    Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Jeudi 20 avril 2017.
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