• CA N’EST PAS AU PEUPLE DE SE COUCHER C’EST A « MANU » DE FICHES LE CAMPS

      CA N’EST PAS AU PEUPLE DE SE COUCHER

      C’EST A « MANU » DE FICHE LE CAMP

      Face à la colère populaire, le jouvenceau qui occupe le fauteuil du Président de la république, n’a eu de cesse de faire croitre les frustrations et la tension. Sarkozy dans ses délires n’hésitait pas à provoquer la « rixe » avec tel contradicteur « allez viens, viens un peu ici ». Ignoble de la part d’un Président de la république, d’autant plus que ça n’est même pas faire preuve de courage ni de chevalerie quand on se sait protéger par un service d’ordre rapproché nombreux et professionnel.

      Or, cette attitude débile et provocatrice, Macron lui, en use à l’égard de tout un peuple. Il faisait face à une contestation « bon enfant » et pacifique, il a réussi le tour de force de la transformer en deux semaines, en un mouvement colérique d’allure insurrectionnelle.

      En cette troisième semaine de mobilisation des « Gilets jaunes » précédant le 4ème acte du Samedi 8 décembre (demain), sous l’impulsion du petit Tyran, les pouvoirs publics se sont employé à faire croitre la peur et agiter les pires menaces : Peut-être « l’état d’urgence », ou pourquoi pas « la loi martiale », "le recours à l'armée" des « chars » dans Paris, « des milliers de casseurs s’appèteraient à monter à Paris avec des armes pour casser et même tuer », « les forces de l’ordre (du désordre plutôt) sont à bout et il risque d’y avoir des dérapages », « nous craignons, disent-ils, qu’il y ait des morts », etc…

      Vous l’avez compris, toutes ces menaces directes ou à demi-mot relèvent d’une stratégie de la terreur avec pour objectif de convaincre les français de renoncer d’eux même au droit sacré de manifester, et l'intention de scinder le mouvement des gilets jaunes entre « radicaux » et « pacifistes » afin de pouvoir réprimer durement les uns ainsi isolés et renvoyer les autres dans leurs foyers.

      Cette stratégie de la peur, ces menaces de mort, c’est déjà une forme de violence, c’est de la violence psychologique dont use le pouvoir sans réserve, avant de se livrer demain à des débordements de violence sans trop de retenue.

      Que doit-on faire face à la violence institutionnelle de l’État ? Doit-on esquiver en restant sur nos lieux de ralliements (rondpoints, péages, ou autres) ou doit-on, malgré les craintes et la peur légitime, relever le gant malgré tout, manifester tout de même ?

      Si la peur nous dissuadait de manifester, la violence psychologique qu’elle constitue aurait donc remporté une victoire.

      On se targuait jusqu’ici d’être un pays « démocratique » un « État de droit ». La liberté de manifestation est un droit constitutionnel et sacré auquel aucun peuple ne doit renoncer jamais. Mais que serait-ce « le droit écrit de manifester » si par crainte ou à cause de la répression on ne peut pas l'exercer ? Un État qui frappe ces citoyens quand ils manifestent leur juste mécontentement est une dictature. Le petit Macron a fait glisser la 5ème République du statut de « Monarchie élective » à celui de « Tyrannie ».

      « Contre nous de la Tyrannie l’étendard sanglant est (à nouveau) levé » Allons-nous nous coucher ? Rentrer dans nos foyer nous tapir sages et tremblants comme des lapins dans nos terriers ? Allons-nous accorder, sans relever le défi, la victoire à la tyrannie « macronniste » ? Allons-nous nous trainer à genoux comme des esclaves consentants, ou bien allons-nous nous dresser fiers et conquérants comme un peuple debout. ?

      Il ne s'agit nullement de choir dans le cercle infernal de la violence. Il ne s’agit nullement d’aller manifester pour casser quoique ce soit ou « du flic », comme le prétendent les pouvoirs publics pour nous en dissuader. Il s’agit tout simplement, malgré les menaces et la peur, d’aller manifester pour défendre bec et ongles notre droit sacré de manifestation.

      Et bien entendu, si nous ne voulons pas de la violence, si nous allons manifester pacifiquement, pour autant nous n’admettrons pas que l’on nous frappe. Nous ne sommes pas « gandistes ». Si l’on nous agresse, si l’on nous brutalise, nous serons fondé à exercer cet autre droit sacré des peuples, celui à l’autodéfense.



      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Vendredi 7 décembre 2018.
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