• FAUT-IL HAÏR LES MÉDIAS ? (Contradiction d’une citoyenne française)

      FAUT-IL HAÏR LES MÉDIAS ?

      (Contradiction d’une citoyenne française)


      Le Webste « Mes opinions.com », sur lequel j’ai signé une pétition de défense de la gare de Vendôme, m’envoie depuis les autres pétitions qu’il diffuse afin de solliciter ma signature. Or, j’y découvre ce matin une perle rare, que je ne signerai sous aucun prétexte..

      Une « citoyenne Française », comme elle se désigne elle-même, initie une pétition « pour que nos médias ne subissent plus les insultes de nos hommes politiques ».

      Ce concentré de « gentille » bêtises et de naïveté désopilante, me donne, comme un cas d’école, l’occasion de m’appesantir sur ce qu’il convient à mon sens de penser des « médias », de la presse en général et des journalistes qui les servent.

      Je ferai remarquer tout d’abord que cette dame est bien possessive. Les médias et les hommes politique qu’elle désigne par le possessif « nos », lui appartiennent-ils à titre collectif au moins ? Je ne me sens pas concerné. Les médias et la presse propriétés des Magnas et de la banque ne m’appartiennent en aucun cas. Ils sont les propriétés de mes ennemis, dont ceux-ci se servent sans scrupules, non pour tenter d’éclairer l’opinion mais pour « la formater ».

      « C’est, écrit-elle, une situation qui est intolérable ». Ce qui à moi parait intolérable c’est cette situation d’asservissement des médias et de l’information aux puissances de l’argent, et l’usage odieux qu’elles en font, comme l’a récemment démontré « la fabrication » de toute pièce du phénomène Macron.

      Il est vrai que la phrase complète précise, intolérable « pour les citoyens qui respectent nos institutions » …. Madame compte sans nul doute au nombre ceux-ci, pas moi. Je n’ai aucun respect pour ces institutions, pour cette constitution, celle « du coup d’État permanent », de la Monarchie élective constitutionnelle », des ordonnances et de l’article 49-3. Bon, je n’ai pas de respect pour la constitution du « père Debré », mais je ne conteste à personne, pas même à cette dame, le droit de les défendre et de les respecter. Mais remarquons aussitôt que c’est au nom du respect des institutions qu’elle veut interdire que l’on insulte les médias, prétendu « contre-pouvoir » qui ne sont en vérité que le verrou idéologique et culturel de celui-ci, et qu’elle assimile elle-même aux « institutions ».

      Les bons citoyens qui respectent les institutions « et qui savent que les attaques contre les médias fragilisent la démocratie ». Mais comment les attaques contre des médias qui ne sont que les auxiliaires du pouvoir pourraient-elles fragiliser la démocratie ? « La liberté de la presse s’achève à l’avènement d’un régime autoritaire » « Brave » grande naïve la petite madame. Ne nous dit-elle pas là, sans s’en rendre compte, qu’avec l’achat des médias et de la presse par les banques et les magnas, fait acquis depuis belle lurette, nous sommes entrés depuis tout ce temps dans l’ère « d’un régime autoritaire » La prise de contrôle des médias par les puissances de l’argent a confisqué depuis longtemps la démocratie. Il n’y a plus rien à fragiliser.

      Quant aux prisons qui seraient censées être faites « d’abord pour les journalistes », qu’elle se rassure, elles ne sont pas destinées à ces journalistes -là qui ne sont que « les voix de leurs maitres ».

      « En France, nous avons pu lire et entendre ces jours-ci, parmi d’autres choses, « La haine du parti des médias est une haine juste et saine ». Je ne savais pas qui était visé précisément. J’avais de toute évidence raté un épisode. J’ai fait un copié collé de la phrase incriminé et j’ai interrogé le grand sorcier « Net ». Réponse immédiate. C’est Jean-Luc Mélenchon qu’elle a « dans le nez ». Ainsi la défenderesse des institutions, du droit à faire sa petite soupe prétendument démocratique entre « coquin » : (les personnels de pouvoir) et « copains soldés » (leur meute de journalistes serviles), s’en prend à Jean-Luc Mélenchon. Ce sera je le suppute, « un grief de fierté » pour lui d’être ainsi reconnu comme le pourfendeur d’un système inique.

      « La citoyenne française » termine son appel à pétition pour défendre « les médias » contre les insultes, en en référent au Premier ministre, le grand commis lui-même « du parti des médias », (elle est sûre au moins de frapper à la bonne porte), incriminé par Jean-Luc Mélenchon, dont elle souhaite « criminaliser les propos. « Attaquer les journalistes dans le cadre de leurs fonctions est inadmissible et devrait-être considéré comme un délit, »

      Mais patatras, aye! Ça fait mal.

      « La citoyenne Française » a une maitrise insuffisante de sa langue maternelle. Elle vient en lâchant ces mots sur les écrans, de commettre une faute irréparable. Dans le contexte où elle le fait elle eut dut écrire : « dans l’exercice de leur métier » ou « de leur mission », voire « dans l’exercice de leur travail ». Mais en écrivant « dans l’exercice de leurs onctions » (exercice d’une charge, d’un emploi –dictionnaire Larousse), n’avoue-t-elle pas que les journalistes dont-elle parle sont bien ceux que nous avons-nous-mêmes identifiés et qui sont, mercenaires de l’idéologie dominante, en « opération commandées lorsqu’ils travaillent. », loin des préoccupations de libertés et d’indépendance de l’information.

      Alors, quand à ces journalistes serviles et achetés qui ne méritent pas notre considération, s’ils se font insulter par « des hommes politique », ou tout autre, nous dirons qu’ils ne font que récolter le mépris qu’ils méritent.



      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Samedi 10 mars 2018.
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