• UNE ÉCRASANTE MINORITÉ PRÉSIDENTIELLE

      UNE ÉCRASANTE MINORITÉ PRÉSIDENTIELLE

      Apparemment l’accès au Blog « lavoiedessansvoix.com » a été coupé hier, dimanche 18 juin, zéro visiteurs durant 24 heures, il y en avait-eu, malgré les tracasseries permanentes, 25 000 la veille. Vanité futile des pirates soldés par quelques associations de marcheurs, cela n’a pas empêché le destin de s’accomplir, nos souhaits d’être exaucés et notre pronostic politique de se réalise.r

      Nous souhaitions « une abstention record » et nous formulions le souhait que faisant exception à cette règle les électeurs des vrais candidats d’opposition, se mobilisent au contraire pour faire élire de véritable députés d’opposition.

      Nous avons été comblés.

      La seule vraie mauvaise nouvelle de la soirée fut l’élection de Manuel Valls.

      Certes, nous eussions préféré que toute cette séquence électorale (présidentielle et législative) se passe dans le respect de la démocratie et que Macron, qui n’est que l’avatar de Hollande (empêché de se représenter) soit battu aussi sèchement que son mentor avait été rejeté. Mais l’intrigue et la manipulation ont pris le pas sur le respect du processus démocratique, et dès-lors, les résultats « volés » de ces scrutins relèvent moins de la science politique que de la criminologie.

      Alors, bien entendu, « en marche » obtient une majorité parlementaire « écrasante ». Mais, foin d’être un avantage, cela pourrait bientôt se révéler un handicap car il s’agit rien moins que d’une « majorité Présidentielle en trompe l’œil.
      Il n’y a pas en vérité de « Majorité présidentielle » du tout.

      Rien qu’une minorité famélique à laquelle la loi électorale en vigueur a permis d’usurper la majorité de la représentation parlementaire. Mais cela est si criant, si voyant, que s’en est un crachat au visage de Marianne, une insulte aux électeurs Français, ça devient insoutenable, ça va nécessairement se transformer en un motif de colère populaire.

      La promesse opportune (iste), d’introduction d’une dose de proportionnelle dans la loi électorale, n’est qu’une tentative d’enfumage, car cela n’est de nature à rien changer à la question de la légitimité du Président de la République actuel ni de son assemblée, or ce sont ceux-là, pas les prochains, qui sont en cause et qui prétendent, « forts » de leur légitimité usurpée, porter des attaques inacceptables contre la société civile.

      Or, même vu ainsi, cette « majorité parlementaire » écrasante est au demeurant bien en deçà de ce que les projections avaient donné à subodorer. On leur avait dictée leur conscience, on leur avait tenue la main, on avait, en quelque sorte, à leur place choisit leur bulletin de vote lors de l’élection Présidentielle. Sonnés par les méthodes utilisées dans ce précédent scrutin, emplis d’une sourde colère, les électeurs Français s’étaient massivement abstenus lors du premier tour des élections législatives. Non, ce n’était pas pour « laisser faire » comme veulent le prétendre les représentants du pouvoir et leurs « serviteurs » afin de se rassurer eux-mêmes, ce n’était pas parce qu’ils voulaient donner au président imposé une majorité pour gouverner, qu’ils s’abstenaient, (quand on veut donner on ne s’abstient pas) c’était par colère, dégoût et dépit. Se faisant, la loi électorale aidant, le premier tour de ces législatives en scellait le sors, le mouvement « en marche » se voyait assuré de la perspective d’une majorité parlementaire sans précédent, mais fondée sur une minorité du corps électoral sans précédent aussi. Alors les électeurs effarés ont voulu sans nul doute réécrire la copie du premier tour. C ‘était trop tard, ils ne le pouvaient plus, sinon à la marge, dans des proportions très réduites. Or, malgré cela, malgré l’impossibilité de changer la donne, ils ont trouvé le moyen de s’exprimer clairement. Leur intention est très lisible et manifeste.

      Il n’y avait quasiment que des duels dont beaucoup ne laissaient comme option protestataire que de s’abstenir. Nul doute, s’il y avait eu des « triangulaires » que l’on aurait assistés dans de nombreux cas à des inversions totales de résultats.

      L’abstention, plus de 56, %, amplifie la tendance du premier tour et confirme le manque de crédibilité de l’assemblée élue et du Président de la République. « La vague « en marche » moins forte que prévue titrait « les échos » hier soir. Mais il n’y a pas de vague, les médias seuls font des vagues dans un verre d’eau. Si l’on veut véritablement pour décrire le mouvement électoral du 18 juin, recourir à une métaphore marine, c’est alors plutôt de ressac qu’il faudrait parler. Quand presque 57 % des électeurs boudent les urnes et que les députés sont les élus de 15 % environ seulement du corps électoral, il faut faire preuve d’une grande dose de cynisme et de malhonnêteté intellectuelle pour parler de « vague quelconque ? C’est du ressac de la démocratie élective qu’il s’agit.

      Souvenez-vous ! Entre les deux tours, les journalistes et commentateurs, spécialistes de quelque chose, ont pris un malin plaisir à souligner le décrochage des électeurs du FN, dont plusieurs millions ayant voté au premier tour des Présidentielles pour Marine Le Pen n’allèrent pas voter pour les candidats F.N. au premier tour des législatives. Mais à aucun moment les mêmes ne s’avisèrent de faire le parallèle avec « en marche » qui a connu exactement le même phénomène sur une échelle plus grande encore. Dans l’un et l’autre cas c’était l’abstention massive qui était en cause et dont il fallait analyser le sens, et non un phénomène spécifique au seul F.N. Comment avec un tel ressac avoir la malhonnêteté de parler de « raz de marée ou de « vague » ?

      « La France insoumise » et le « Front National » auxquels les sondages de la semaine d’entre les deux tours promettaient les plus noires perspectives, obtiennent 17 et 8 députés. C’est infime, c’est honteux au regard de la représentativité réelle de ces partis, mais c’était presque inespéré. Le rebond que nous appelions de nos vœux a donc bien eut lieu. Dans un contexte d’abstention massive impactant lourdement le « système » et les partis politiques traditionnels, les seuls électeurs des mouvements d’opposition (de droite et de gauche) se sont mobilisés éclairant crument le sens réel qu’il convient de donner au mouvement électoral du 18 juin.

      Le président de la République élu le 7 mai et l’assemblée nationale élue de 18 juin, qui procèdent d’ailleurs l’un de l’autre, sont illégitimes. Or, forts de leur majorité en trompe l’œil » ils vont vouloir frapper fort et vite, contre le monde salarial. La rue sera le théâtre bientôt de l’affrontement entre la légitimité usurpée et la légitimité populaire. C’est en s’arcboutant sur leur légitimité institutionnelle volée, que l’Elysée et Matignon tenteront de résister à l’assaut de la rue. La rue n’en viendra à bout qu’en contestant cette légitimité. La crise sociale, politique et institutionnelle qui s’annonce sera le chant du Cygne de la 5ème République.


      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Lundi 19 juin 2017.
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