• UNE MAJORITÉ ? OUI, MAIS DE BLOCAGE POUR MACRON

      UNE MAJORITÉ ?
      OUI, MAIS DE BLOCAGE POUR MACRON


      « La République en marche » ? Mais c’est quoi donc ce machin ? En marche soit mais vers quoi et pourquoi ? Pour le plus grand bonheur des banquiers et des actionnaires. C’est la marche assurée vers la catastrophe, pour le peuple du travail et les petites gens.

      Il faut mettre en échec partout, le plus largement possible, tous les candidats « en marche », « majorité présidentielles », toutes les personnalités traitres du P.S. qui sont passé avec armes et bagages dans le « camp Macron. Mais aussi ceux de la droite « jupéistes » qui ont suivi la même trajectoire, tous ceux qui se disent prêts à collaborer avec la nouvelle mouture de l’ancien pouvoir.

      Il y a des imbéciles qui se battent contre un homme et son programme et qui celui-ci élu lui souhaite bonne chance et de « réussir ». Nous ne sommes pas de » cette engeance. La politique ultra libérale anti-populaire de Macron, est à notre sens une calamité pour les salariés et la totalité des classes laborieuses et populaires de notre pays. Nous n’en souhaitons pas la réussite. Nous voulons au contraire travailler avec toute notre énergie à la mettre en échec.

      Or, l’on entend d’ici, delà, les déclarations irresponsables ou hilarantes de bêtise sectaire des uns et des autres, qui prétendent qu’ils seront, chacun selon « son canon », « LA SEULE » opposition véritable au gouvernement de Macron. Est-ce à dire, que les Français qui seraient majoritairement opposés aux ordonnances anti salariés et anti code du travail promises pour l’été, devraient les subir tout de même au prétexte que certains votent « Front de Gauche » et d’autres « Front National » et qu’à ces titres ils ne sont que deux minorités ? Est-ce à dire que Monsieur Mélenchon et Madame Le Pen seraient assez cyniques et si peu enclins à défendre véritablement les intérêts des français modestes, qu’ils préfèreraient assister impuissants à la victoire de Macron, plutôt que d’unir leurs efforts, conjoncturellement et dans ce seul combat, pour mettre en échec ensemble l’inique projet gouvernemental ? La « droite » et la « gauche » (UMPS) elles, ne s’embarrassent pas de telles précautions, qui unissent leurs forces sous l’égide de Macron pour tordre le coup au code du travail et déréglementer notre société.

      Voilà 30 ans que « Gauches » et droite » coalisées dans l’alternance politique, se passent tour à tour le relais pour faire toujours, mieux et pire, la même politique antisociale. Voilà 30 ans que nous mettons en garde, sur la montée électorale du FN qui en résultera, si une véritable gauche qui défend vraiment les intérêts des salariés ne se manifeste, Or, des décennies durant, indéfectiblement attelée au char de « la gauche de gouvernement » « la gauche sociale » a invariablement capitulée, choisissant toujours « la réussite de la gauche au gouvernement » fussent contre les intérêts des salariés, plutôt que la rupture et la défense d’une politique indépendante. Alors, de trahison en trahison, et à défaut d’un véritable espoir à gauche, des électeurs ouvriers, des salariés, des gens modestes, se sont tournés vers le vote « Front National » qui représentait la seule espérance d’un changement véritable, quand les autres appelaient encore et toujours à voter pour le PS au deuxième tour. Alors oui, je refuse de jeter la pierre à tous mes frères et sœurs, mes amis, mes collègues, mes camarades, qui au fil des ans se sont résolus à voter F.N.

      Je n’ai jamais opté pour un tel vote qui à mon sens serait une négation et ne le ferait jamais. Mais je ne jetterais pas la pierre à ceux qui l’ont fait ou le feront encore.

      Nous avons écrit par exemple le 12 mai 2012, dans une « lettre ouverte » que nous adressions à Jean-Luc Mélenchon : (………) « Alors certes, à la décharge de Jean-Luc Mélenchon et de nos amis du « Front de gauche », il faut bien dire qu’ils ne se sont tout de même pas limités aux insultes en direction des cadres ni à la condescendance, humiliante à l’endroit des électeurs du Front national, pour « ces pauvres types qui se trompent de colère ». Ils ont œuvré, aussi et surtout, à rendre voix à une « gauche radicale », à restaurer un certain discours de classe et la fierté d’appartenir à cet immense peuple qui actionne la forge de l’économie mondiale, qui est à l’origine de la richesse, la vraie.

      C’est dans cette voie qu’il faut persévérer. Ce n’est pas celle des ostracismes, c’est celle de la reconquête. »

      Alors oui, voilà, avec la candidature de Jean-luc Mélenchon, hors primaires, aux dernières présidentielles, et « La France insoumise », c’est chose faite, une « gauche véritable et indépendante » a peut-être fait ses premiers pas. Et c’est pourquoi nous l’appuyons sans partage.

      Oui, mais c’est récent, c’est nouveau, et nul n’est tenu de la reconnaitre tout de suite et surtout d’être certains qu’elle tiendra le cap et sera à la hauteur de ce dont-elle est la promesse. Alors, peut-on faire grief aux salariés aux ouvriers, aux gens modestes qui dans l’attente d’un véritable espoir de subversion politique « à gauche », votent et voteront encore un certain temps pour le F.N. Constatant cette réalité intangible, faut-il les punir eux et le monde du travail tout entier, en les privant de la victoire à laquelle ils peuvent prétendre contre le gouvernement ultra réactionnaire et anti social « de l’UMPS réunit sous l’apparence d’un seul monstre « en marche » ?

      Il ne nous appartient pas de donner des leçons de « morale politique aux français, nos semblables. » Nous ne voulons évaluer la situation objective qu’à l’aune des intérêts des salariés et couches populaires et des moyens de défendre ceux-ci Nous ne nous interrogeons que sur les meilleurs moyens de parvenir à nos fins avec les réalités dont nous disposons et que nous n’avons pas choisies. C’est pourquoi nous disons : « Votez de préférence « POUR LA FRANCE INSOUMISE », c’est notre choix, c’est la mise en perspective d’une véritable « gauche sociale ». Nous disons cela mais nous ne pouvons ignorer que de nombreux électeurs populaires qui ont à cœur eux aussi de défendre le code du travail voterons pour les candidats du F.N. Devrions-nous leur en tenir rigueur, et à ce prétexte frapper d’impuissance notre propre opposition ? ? Qu’importe les voies par lesquelles elles s’expriment, ce qui compte c’est avant tout l’opposition au démantèlement du code du travail et à la politique ultra libérale, anti-salariés de la bande à Macron.

      Ce qui compte c’est de voter, non pas pour donner une majorité à Macron mais au contraire pour l’en priver, mieux même, pour élire une véritable majorité de blocage qui mette en échec son gouvernement et sa Présidence.


      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Mercredi 7 juin 2017.
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