• LE MACRON LE SHAH ET LE SERRURIER. (Ce n’est pas une fable)

      LE MACRON LE SHAH ET LE SERRURIER.

      (Ce n’est pas une fable)


      Le jeune Faquin parvenu par effraction à la Présidence de la République française, est un familier du péché de « présomption ». Il en va souvent ainsi de ces enfants trop flattés, qui finissent par présager trop de leurs lumières et se muent en tyrans de leur propre entourage.

      Emmanuel Macron est convaincu de sa supériorité intellectuelle. Il se tient lui-même en grande estime, sûr de sa « science » et de sa culture. Outre la culture des chiffres, que nous ne lui contesterons pas, qu’il a cultivé dans le tabernacle même du temple de l’argent, il semblerait qu’il puisse se prévaloir aussi d’une certaine culture littéraire. Il a lu Camus, je le sais, c’est lui qui l’a dit, et Flaubert je crois, un jour où il crû nécessaire, peut-être pour le prouver, de l’étaler comme de la confiture. Il faut dire qu’il avait en cette matière un bon « coche », qui n’hésitait pas à donner de sa personne pour « cultiver son jardin. »

      Mais de toute évidence il n’en allait pas de même en « Histoire/géo ». On a tous eut durant nos années de formation ce genre de problème. Un mauvais « prof » ou tout simplement un « prof » que l’on ne peut « pas piffrer », et patatras, nous voilà cancre en telle matière. Peut-être la « prof » d’Histoire/ géo du petit Emmanuel était-elle vraiment trop jeune ? Qu’importe d’ailleurs la cause véritable, attardons nous aux conséquences. Il apparait que les connaissances d’Emmanuel Macron, le présomptueux, souffrent de quelques lacunes graves en ces matières.

      Candidat Président, prétendant à gérer les apanages de la République il était convaincu que la Guadeloupe, la Martinique, Saint Pierre et Miquelon, la Réunion, Mayotte, la Nouvelle Calédonie « et la Guyane » n’étaient rien que des iles. Et non monsieur Macron « outre-mer » ça ne veut pas dire entouré d’eau, ça veut dire « au-delà », par-delà » les mers. Ses récentes déclarations à Versailles où il tente un parallèle historique malencontreux entre Louis XVI et lui font douter à son tour de sa maitrise de l’Histoire.

      Si Louis XVI a été guillotiné « c’est parce qu’il avait renoncé à réformer le pays ». Voilà ce qui ne peut lui arriver à lui, qui martèle une fois encore qu’il va poursuivre ses réformes au pas de charge.

      Mais Macron se plante lamentablement. Ce n’est pas parce que le roi serrurier n’avait pas su réformer le pays qu’il a été guillotiné, mais parce qu’il était l’héritier vivant d’une Monarchie absolue qui avait mille ans durant pressuré, humilié, battu et torturé « ses manants ». Enfin révolté le peuple avait besoin de faire payer l’addition des siècles, et comme il en tenait un, il fallait bien qu’il paye pour les autres. Impossible de guillotiner Charles IX ou Louis XIV, alors tans-pis pour « Louis le XVIème Or, s’il a fallu mille ans à la Monarchie française pour s’attirer l’exécration meurtrière du peuple, il n’en a pas fallu deux à Macron.

      Louis XVI n’a pas pris assez vite toute la mesure de la situation de 1789. Des cahiers de doléances où le peuple des « illettrés », en blouse et sans costard, écrirait si mal des sollicitations dont il ne tiendrait aucun compte, des Etats Généraux « du Royaume » où les trois états, viendraient docilement rendre compte à « leur maitre » de leurs observations, une révolte… « Non Sire une Révolution ». Louis XVI avait des excuses au sens de l’Histoire. Héritier d’une Monarchie qui durait depuis mille ans et oint de l’huile de la « sainte ampoule » qui le persuadait des origines divines de son pouvoir, il était d’une certaine façon fondé à se croire tout puissant et inamovible.

      Pas Macron ! Successeur à la Présidence d’une des République les plus stables de notre Histoire certes, avec la 3ème, mais âgée tout juste de 50 ans à peine, et « oint » si je puis dire de l’huile « de la manipulation et du traquenard ». Emmanuel Macron aurait tort de trop présager de sa force.

      Emmanuel Macron à une vue bien étriqué de l’histoire, peut-être trop scholastique, à moins que ce ne fusse « Wikipédiastique ». Sa comparaison avec Louis XVI et la révolution française ne tient pas la route. S’il est une comparaison, avec un autre évènement historique, mais plus proche de nous, qu’il eut pu faire, si sa culture l’y eut autorisé, c’est avec le Shah d’Iran et la révolution Iranienne de 1979.

      Le Shah d’Iran voulait « occidentaliser » son pays au pas de course. Il voulait lui aussi conduire des réformes au pas de charge et contre les sentiments et l’avis du peuple.
      A bon entendeur …..


      Patrick Seignon. « lavoiedessanzsvoix.fr ». Jeudi 24 janvier 2019.
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