• UN « GRAND DÉBAT » ? HA ! HA ! QUEL DÉBAT ?

      UN « GRAND DÉBAT » ?
      HA ! HA ! QUEL DÉBAT ?


      C’est le 15 janvier, ai-je bien entendu, que doit s’ouvrir « le grand débat » voulu ( ?) par le Président de la République ?

      Le grand débat ?

      Quel grand débat ?

      Il n’y a pas de débat.

      C’est en « réponse à la crise des Gilets Jaunes » que le Président de la République avait initié l’idée d’un pareil débat, avec tous les acteurs de la vie publique française, et dans les circonstances présentes, cela semblait aller de soi, avec les « incontournables Gilets Jaunes ».

      PRIMO : Mais depuis, Président, Premier ministre, ministère de l’intérieur et de la justice, tout le gouvernement et tous les pouvoirs publics se sont mis en devoir, de faire taire, effacer, disparaitre, « tuer’ le mouvement des gilets jaunes avant même l’ouverture de ce débat. Soit, c’est une politique, toute basée sur la répression et le déni. Mais dans ces conditions, alors même que l’objectif premier de cette politique, évident à tous, est de faire taire l’interlocuteur principal dont l’immixtion sur la scène publique a motivé le « débat », comment peut-on prétendre encore être disposé à celui-ci ?
      Comme toujours, avec Macron et ses acolytes on est dans le pur « foutage de gueule ».

      Macron n’a jamais eu l’intention d’organiser un quelconque débat avec les « Gilets-Jaunes ». Son intention ne fût jamais que de donner « du grain à moudre » à ce qu’il appelle « les acteurs de la vie publique », « les gentils » et de marginaliser de la sorte et finir d’émietter le mouvement des « méchants Gilets-Jaunes » insurgés.

      DEUZIO : Au demeurant, Emmanuel Macron, dans ses vœux haineux et injurieux à la Nation, a réitérée et signé l’assurance qu’il ne changerait rien à sa politique, qu’il mettrait en œuvre quoiqu’il en soit, les terribles réformes de « l’assurance chômage », des retraites etc.. Le mouvement des « Gilets jaunes s’est pourtant dressé vent debout contre les réformes antisociales précédentes et les conséquences désastreuses qu’elles ont déjà eu pour les Français modestes. Or, le président dit qu’il va poursuivre sur sa lancée et en rajouter même une « couche bien épaisse ». Que peut-il bien y avoir à discuter dans ces conditions ?

      Ils veulent tuer avant l’ouverture « du débat » l’interlocuteur essentiel, ils verrouillent toute idée de concession, ou d’évolution des réformes passées, en cours ou avenir. Il n’y a pas de débat. Seule reste une place pour une grande mascarade.

      La question de son salaire faramineux n’est malgré tout qu’anecdotique. Ce constat amer sur le caractère biaisé de ce soi-disant débat ne serait-il pas plutôt la véritable raison du retrait de Chantal Jouanno ?

      Les médias pourris tentent de concentrer l’attention du public sur « la remontée ». La réussite de ce débat selon eux tiendrait surtout à ceci : « qu’en fera le chef de l’État et quelles mesures en déduira-t-il pour le bien-être des Français » ? Mais quelle importance cela peut-il bien avoir de savoir ce que ferait « le dictateur » des conclusions d’un faux débat entièrement tronqué et biaisé, dont l’interlocuteur principal, « le mouvement Gilets-Jaunes » aura en vérité été exclu.

      Étouffé, marginalisé, quasiment privé par la force et la répression d’expression nationale le « mouvement Gilets-Jaunes », sera de fait exclu « du grand débat ». Mais ce mouvement est vaste et très divers. Dans certains endroits les pouvoirs publics trouveront (on a déjà vu çà), des individus qui accepteront de jouer à cette mascarade. Certains même revêtiront, pour la première fois et pour la circonstance un « Gilet-Jaune » comme on se pare d’un costume de scène. Cela pour donner le change, faire croire tout de même que les pouvoirs publics ont discuté avec « les Gilets-Jaunes », qu’ils ont pris en compte « leurs doléances ».

      Pour la survie du mouvement, pour le succès des revendications des gilets-Jaunes, il convient d’administrer un cinglant camouflet à Emmanuel Macron et à ses sbires du gouvernement et de la représentation nationale. Il faut mettre leur « causerie idiote » et inutile en échec total. Il faut boycotter le « Grand débat ».

      D’ailleurs, de quoi pourrions-nous bien débattre avec la brute dont nous ne reconnaissons plus la légitimité à la tête de l’État et dont nous exigeons la destitution immédiate ?



      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Mercredi 9 janvier 2019.
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