• LES VŒUX 2019 DE « LA VOIE DES SANS VOIX »

      LES VŒUX 2019 DE « LA VOIE DES SANS VOIX »

      Chaque année à cette époque je présente mes vœux de nouvel-an à mes amis lecteurs, et bien au-delà, à tous ceux qui espèrent et qui lutte.

      Et bien entendu en cette fin d’année 2018 mes vœux vont en tout premier lieu « aux gilets-jaunes » qui portent l’espoir de tout un peuple. Vœux pour la persévérance de leur combat, vœux d’audace et d’initiative, vœux pour leur victoire finale. Vœux donc de lutte et de combat qui ne seront peut-être pas sans souffrances et difficultés.

      Les vœux de la voie des sans voix » ne sont jamais du genre fielleux et « faux-culs » de ceux que vous présentent certains Présidents de la République qui nous souhaitent bien du bonheur à travailler toujours plus et toujours plus longtemps, dans le temps même où ils vous font les poches. Qui nous engagent à l’effort et aux sacrifices pour résoudre les problèmes de la France, à leur sens « la rentabilité des entreprises » fondée sur la misère d’un troupeau d’esclaves salariés, artisans, et petits commerçants. La voix des sans voix elle vous délivre chaque année, surtout et d’abord un message de lutte et de pugnacité. Car c’est debout et dans la lutte que les peuples sont fiers, dignes et heureux. Le « bonheur » ne se quémande pas, il s’arrache de haute lutte. La révolution dit-on, à bon escient, « c’est la fête des opprimés.

      Oui, elle est là, la fête des opprimés, aux ronds-points ou partout ailleurs ou vous vous retrouvez, dans les liens d’amitiés que vous avez noués, dans les solidarités que vous avez forgées, dans cette immense agora nationale que vous avez inventé, dans le plaisir de vous retrouver dans le partage des mêmes angoisses des mêmes espérances et des mêmes combats.

      Peuple nié, foulé aux pieds, méprisé et insulté, tu t’es réveillé, tu as pris la parole, tu t’es saisi de ton propre destin. Alors maintenant il faut aller au bout. Alors maintenant il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre, il ne faut pas renoncer au projet d’une nouvelle République démocratique et populaire, pour quelques miettes dont tes maitres condescendants consentiraient à te faire l’aumône pour t’assagir et qu’ils reprendraient aussitôt que tu aurais suspendu ta mobilisation et ta vigilance. Il ne faut pas relâcher l’effort avant d’avoir obtenue la victoire car rien n’est plus lourd que la main de la tyrannie qui retombe sur les peuples vaincus.

      Or, des demi-mesures, des voies en impasse, des culs-de sac historiques, des contes à dormir debout, des vessies déguisées en lanternes, une kyrielle d’acteurs, grands » ou petits, du mouvement ou à sa marge, vous en proposent déjà beaucoup. Les uns en appellent à la dictature militaire pour guérir la dictature civile macroniste, d’autres prétendent résoudre tous les problèmes grâce à la baguette magique du RIC, ou celle de l’appropriation des médias, etc.

      Aucun combat ne se gagne sans avoir été mené, aucune victoire ne s’acquiert qui n’ait été arrachée de haute lutte. Il n’y a de formule magique, pas non plus de baguette du même nom,

      Il faut déposer Macron.

      Le Président est la clé de voûte de la cinquième République. Déposer la clé de la voute s’est en préparer l’effondrement à coup sûr.

      Certains se demandent : « mais est-ce bien possible ? Par quel moyen légal ? Certains même en appellent aux Généraux et à l’armée.

      Une telle chose ne relève pas de « la légalité » mais de l’action historique. Chaque République refonde sa propre légalité. Notre cinquième République est la cinquième comme chacun sait. La première née en 1792 fut enfanté par la Révolution Française (1789/1795) donc par la crise la violence et le sang. La deuxième fut elle aussi enfanté par une révolution, celle de 1848. Quant à la troisième (1870/1940) elle fut la conséquence de la chute du deuxième Empire sous le coup de boutoir de la guerre Prussienne et de ‘La Commune de Paris » (la première vraie révolution ouvrière de l’Histoire.). C’est l’invasion allemande, là encore violence et action historique, qui mit fin à la troisième République et ouvrit la voie à « l’État Français » du Maréchal Pétain. La Quatrième République naquit elle de la guerre et de la Résistance, de l’action Historique encore une fois, et d’un « compromis entre des forces contradictoires et non pas d’une légalité hors du temps, suspendue je ne sais où, en haut de la voûte des cieux. Quant à la Cinquième, toujours en place, elle fut dans le contexte de la crise Algérienne le produit du Putsch d’Alger des Généraux le 13 mai 1958, concocté pour ramener le Général De Gaulle au pouvoir.

      Il n’y a pas de moyens légaux de changer de République. Une constitution ne prévoit jamais d’équiper son arsenal juridique de la corde qui devra la pendre. C’est, par la Révolution, la Guerre, le coup d’État ou une crise sociale majeure que l’on y parvient. L’actuelle crise « des gilets-jaunes » est de nature à bousculer la cinquième République et à ouvrir la carrière d’une nouvelle République vraiment populaire et démocratique. Il s’agit là d’une vaste, grande et belle tâche Historique dont « les gilets-jaunes » doivent s’emparer sans vaciller.

      Les choses sont en vérité assez simples. Si la mobilisation de Gilets-jaunes, se poursuit et rebondit même, au-delà des fêtes de fin d’années, le temps de Macron au pouvoir sera compté. C’est le monde politique lui-même, se sont ses pairs qui le débarqueront qui exigeront son départ précipité sitôt qu’ils comprendront qu’il n’y a pas de chance de rétablir « l’ordre et la concorde » avec Macron au pouvoir, que ce dernier est l’obstacle essentiel au retour de la paix civile. Et pour la première fois de son histoire, le Président élus au suffrage universel déposé par la rue, la cinquième République s’effondrera ouvrant de nombreux « possibles ».

      Et ce sera alors à vous, portés par l’ espoir immense d’un véritable changement de l’ordre des choses, de vous mobiliser pour faire prévaloir la solution qui vous agrée d’une véritable République démocratique et populaire, et d’imposer dans le cadre de nouvelles institutions l’adoption du « RIC » comme moyen d’exercice de la démocratie directe et de contrôle des élus.

      VOUS ÊTES LES FORGERONS DE VOTRE PROPRE AVENIR.

      Voilà donc en résumé les vœux que je vous adresse à l’orée de cette nouvelle année : 1) la destitution prochaine de Macron. 2) la naissance d’une nouvelle République démocratique et populaire.


      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 31 décembre 2018.
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