• UN OS

      UN OS

      - Vous voulez défendre les lignes de chemins de fer secondaires et les petites gares ?

      - Vous voulez défendre le service public ferroviaire ?

      - Vous voulez des trains sûrs, non des autobus qui s’enflamment comme des allumettes à la moindre collision ?

      - Vous voulez mettre un coup d’arrêt à la folle politique libérale qui détruit les services publics et les emplois ?

      Alors une seule voie ! Il faut défendre tous ensemble le statut des cheminots.

      1er Objection :
      Cela fait des années que les gouvernements successifs détricotent les services publics ‘de la poste, de l’EDF, des contributions, de l’enseignement, etc.), et rien de vraiment significatif ne s’est produit pour stopper cette folle fuite en avant. Alors, pourquoi tout à coup faudrait-il être solidaire avec des cheminots qui défendent « leur » statuts ?

      Réponse :
      Rien, aucune résistance vraiment significative ne s’est produite jusque-là, et comme moi vous le regrettez bien sûr. Alors justement, si achoppant sur un point « dur » l’offensive libérale peut enfin se fracasser, vous n’allez pas faire la fine bouche.
      Quelle est la différence et pourquoi faut-il se jeter tous ensemble dans la bataille pour défendre le service public ferroviaire et le statut des cheminots ? Parce que jusque-là la résistance propre des secteurs attaqués était insuffisante et que pour cette raison elle ne pouvait pas jouer un rôle ni de détonateur du mécontentement social, ni d’entrainement et de fédération des luttes et revendications sociales de tous les secteurs.

      C’est ce que peut faire la lutte des cheminots. Certes comme toute grève elle entrainera une gêne considérable pour les usagers du rail et par incidence pour ceux de la route aussi. Pourtant la lutte annoncée des cheminots peut-être une aubaine pour la résistance sociale au libéralisme économique débridé. Cette chance il faut la saisir. Cela dépend de vous qui faites « l’opinion publique », cela dépend de vous qui êtes des travailleurs, des salariés, des professions libérales, des agriculteurs, des petits commerçants, tous appauvris par cette politique, et qui avez intérêts à vous joindre, chacun selon ses spécificités à la lutte antilibérale des cheminots.

      2ème objection :
      Les cheminots qui de par leur statut ont la sécurité de l’emploi sont des nantis.

      Réponse :
      Les gens qui travaillent ne sont en aucun cas des nantis. Avoir un emploi sécurisé, un salaire décent, ce n’est pas un privilège. C’est ce qui devrait-être la règle minimale pour tous. Les conditions sont plus ou moins tolérables selon les secteurs d’activités où l’on exerce. Mais l’on n’en reste pas moins des travailleurs asservis. Ça n’est pas la condition des cheminots qui est « trop bonne » et qu’il faudrait détruire pour rabaisser tout le monde au plancher, ou en dessous. Ce sont les conditions faites aux autres travailleurs qui sont mauvaises voire iniques, et qu’il faut améliorer. Ça n’est pas en tirant les cheminots vers le bas que l’on améliorera la condition générale des travailleurs. Mais le contraire se pourrait. En prenant appui sur ce point de résistance que sont les cheminots il se pourrait que l’on renverse la tendance actuelle et que l’on puisse partir à la reconquête des droits et acquis dont ils veulent nous priver tous.

      3ème objection :
      Les cheminots en défendant leur statut ne pensent qu’à eux, ce sont des corporatistes égoïstes.

      Réponse :
      C’est ce que voudrait accréditer l’ignoble propagande officielle. C’est à cette fin que le gouvernement qui dans un premier élan avait annoncé outre la liquidation du statut des cheminots celle de l’entreprise d’Etat SNCF et de 9000 Km de lignes secondaires à fait semblant de reculer, éludant sur le statut de l’entreprise et renvoyant à un débat ultérieur avec les collectivités locales la question épineuse des fermetures de lignes. Cela, afin de centrer l’attention sur le seul statut des cheminots afin précisément de pouvoir prétendre, si ceux-ci se défendaient, qu’ils ne pensaient qu’à « leur peau », afin de tenter de les isoler et de rendre plus difficile la jonction des luttes et la fédération des mécontentements.

      Mais les Français laborieux, les ouvriers, les salariés, les paysans, les petits commerçants artisans et professions libérales ne sont pas si bêtes. Ils ne tomberont pas dans ce piège grossier. Ils manifesteront leur solidarité ou mieux la communauté de toutes les luttes contre le libéralisme économique ravageur

      .


      *

      Oui, camarades ouvriers et salariés, frères et sœurs de condition, amis paysans , commerçants et professions libérale, la France du labeur, les cheminots seront en grève et manifesteront dans quelques jours. Déjà ils ne seront pas seuls, les contrôleurs aériens, les enseignants, la RATP, les fonctionnaires seront mobilisés aussi. Alors, rejoignez les, rejoignez-nous dans la lutte et dans la contestation. Joignons toutes nos forces ensemble.

      Ne se pourrait-il pas que la « résistance fer », l’os sur lequel ils se casseraient les dents, mette fin au festin boulimique des jeunes loups marcheurs du libéralisme fou et de la banque avide.



      Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Lundi 19 mars 2018.
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